Manu le 18/03/2026 à 19:05 |
|
Réalisé par Cy Endfield
Avec Keir Dullea, Senta Berger, Anna Massey, Lilli Palmer, Christiane Krüger. Film allemand, américain Genre : Biopic Durée : 1h 43min. Année de production : 1969 Titre français : Le Divin marquis de Sade
|
|
|
Derniers films ajoutés |
Manu le 18/03/2026 à 07:15 |
Réalisé par Sergio Martino
Avec Maurizio Merli, John Steiner, Sonja Jeannine, Philippe Leroy, Martine Brochard.
Film italien
Genre : Western
Durée : 1h 41min.
Année de production : 1977
Titre français : Mannaja, l'homme à la hache
Avec Maurizio Merli, John Steiner, Sonja Jeannine, Philippe Leroy, Martine Brochard.
Film italien
Genre : Western
Durée : 1h 41min.
Année de production : 1977
Titre français : Mannaja, l'homme à la hache
Dix-septième long métrage cinématographique de Sergio Martino, Mannaja est coécrit par Martino lui-même et le scénariste et réalisateur Sauro Scavolini. Le film marque la seconde réunion à l’écran des acteurs Maurizio Merli et John Steiner après le Roma violenta de Marino Girolami.
Un peu déçu à la révision de ce Mannaja, même si cela reste tout à fait fréquentable au sein de la filmographie de Martino. Le film démarre assez fort, dans une ambiance crépusculaire à la Il Quattro dell’apocalisse / California / Keoma de très bon augure. Sans grande surprise, l'interprétation de Maurizio Merli n'a rien de transcendant, mais comme on lui demande seulement de jouer les justiciers taciturnes, ça passe. Et puis, face à lui, on a cette ordure de John Steiner qui relève tout de suite le niveau.
Mannaja soigne en outre jusqu'au bout son ambiance de désolation, jouant presque autant dans la cour du western que celle du film d'épouvante gothique. Soit un joli travail de mise en scène, avec quelques plans qui claquent bien (celui de la diligence conduite par le mec agonisant sur une zique angoissante des Des Angelis brothers notamment), une belle introduction, qui rappelle la magnifique séquence de meurtre brumeuse de Torso, et un découpage assez percutant par moment (cf. le passage où Martino alterne scène de massacre des occupants de la diligence et représentation du spectacle de cabaret en ville).
Mais une réalisation baroque inspirée à laquelle le scénario ne rend pas tout à justice. A mi-parcours, le film a en effet tendance à s'embourber dans un flot de péripéties souvent séduisantes sur le papier mais, à mon gout, sous-exploitées à l'écran, ne générant jamais la tension espérée. Quant au score "narratif" des frères De Angelis, disons que c'est une proposition audacieuse à défaut d'une franche réussite.
Bref, sans doute pas une grande réussite du genre, mais un Martino stylé, tout de même des plus recommandables.
Manu le 17/03/2026 à 19:49 |
Réalisé par Brad Anderson
Avec Joel Kinnaman, Sandra Mae Frank, Mekhi Phifer, Mark Strong, Michael Eklund.
Film américain, canadien, maltais
Genre : Thriller
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2024
Avec Joel Kinnaman, Sandra Mae Frank, Mekhi Phifer, Mark Strong, Michael Eklund.
Film américain, canadien, maltais
Genre : Thriller
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2024
The Silent hour est le treizième long métrage cinématographique de Brad Anderson. Cette coproduction américano-malto-canadienne tournée à Malte est écrite par le débutant Dan Hall. Elle se situe dans la carrière de l’acteur suédois Joel Kinnaman entre le drame criminel Silent night de John Woo et le thriller Icefall de Stefan Ruzowitzky.
Content de retrouver le Brad Anderson que j'aime après son soigné – assurément une constance chez Anderson – mais scénaristiquement bien relou Blood. The Silent hour est ainsi une œuvre tout aussi formellement travaillée que les précédentes du bonhomme, mais cette fois-ci beaucoup plus satisfaisante au niveau de l’écriture.
Petit film souvent malin, certes pas mal prévisible aussi, par endroit, mais suffisamment dynamique pour que l'on ne s'en formalise pas, The Silent hour fait donc largement le job sans faire de bruit. Avec dedans des petits bouts adroitement dispatchés de ses précédents longs, Session 9 pour le décor, The Call ou Transsiberian pour le côté épuré du concept ou encore Sounds like, son épisode des Masters of horror, qui mettait également en scène un personnage principal touché par des problèmes d'audition.
Bref, rien de sensationnel, mais un bon petit suspense, maitrisé, doublé du plaisir de s'installer confortablement au sein d'un univers familier sans qu'il y ait redite. En revanche, même si je compte bien le tenter, son suivant, Worldbreaker, n'a pas l'air foufou.
Manu le 17/03/2026 à 17:35 |
Réalisé par Luca Guadagnino
Avec Timothée Chalamet, Taylor Russell, Mark Rylance, Michael Stuhlbarg, Anna Cobb.
Film américain, italien, anglais
Genre : Epouvante
Durée : 2h 11min.
Année de production : 2022
Avec Timothée Chalamet, Taylor Russell, Mark Rylance, Michael Stuhlbarg, Anna Cobb.
Film américain, italien, anglais
Genre : Epouvante
Durée : 2h 11min.
Année de production : 2022
Bones and all est le septième long métrage cinématographique du sicilien Luca Guadagnino. Le film adapte le roman homonyne de Camille DeAngelis, publié en 2015. Il marque la troisième collaboration de Guadagnino avec le scénariste David Kajganish après A bigger splash en 2015 et Suspiria en 2018 et se situe dans la carrière de Taylor Russell entre le film de science-fiction Escape room : Tournament of champions d’Adam Robitel et le drame Mother, couch de Niclas Larsson.
Comme très souvent avec Guadagnino, j’avoue être resté plus spectateur qu’acteur devant ce drame romantico-horrifique réservant à l’amateur quelques séquences joyeusement gore. Je veux dire par là que j’ai suivi cet essai de genre et d’auteur à distance, sans beaucoup d’implication mais avec tout de même un constant brin de curiosité.
Curiosité, parce que Guadagnino est un cinéaste doué, un fin gourmet qui connait ses classiques. Ses films ont la classe, et l’on y croise toujours des interprètes de talent impliqués à l’écran. Mais sans implication notable parce que, au-delà du brio dont recèlent ses travaux, les films du bonhomme ne me touche guère, ne me parle pas et me semblent le plus souvent se limiter à n’être que de beaux objets, à l’exception peut-être de A bigger splash (pourtant l’un de ses opus les plus décriés).
Bref, comme sur le précédent Call me by your name, disons que je n’ai pas passé un mauvais moment, qu’il me restera même quelques images en tête de cette expérience - plutôt du genre craspec que romantique, d'ailleurs - mais que je n’en retiens rien de fort ou de pertinent au final.
Manu le 16/03/2026 à 18:57 |
Réalisé par Fabrizio De Angelis
Avec John Ethan Wayne, Henry Silva, Bo Svenson, Ernest Borgnine, Raimund Harmstorf.
Film italien, américain
Genre : Policier
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1984
Avec John Ethan Wayne, Henry Silva, Bo Svenson, Ernest Borgnine, Raimund Harmstorf.
Film italien, américain
Genre : Policier
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1984
Cane arrabbiato est le troisième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Fabrizio De Angelis. Tourné dans l’état de l’Arizona, le film est écrit par De Angelis lui-même et Dardano Sacchetti, sous les pseudonymes de Larry Ludman et David Parker Jr. Il se situe dans la carrière d’Henry Silva entre la comédie westernienne Lust in the dust de Paul Bartel et le drame criminel Code of silence d’Andrew Davis.
Figure assez incontournable de la série B transalpine des années 80, Fabrizio De Angelis me semble aujourd’hui davantage salué comme un producteur avisé que comme un réalisateur inspiré. Loin des cadors de cet univers cinématographique qu’auront été, dans leurs meilleurs jours, Lucio Fulci, Umberto Lenzi ou encore Sergio Martino, De Angelis laisse aujourd’hui derrière lui l’image d’un bien trop sage suiveur de mode, inféodé au cousin cinématographique américain jusqu’à l’effacement total.
Cane arrabbiato se distingue ainsi avant tout par sa volonté à la fois jusqu’au-boutiste et un peu puérile de « faire américain ». Un exercice fétichiste totalement vain dans le fond, mais parfois amusant, qui possède au moins le mérite d’être très soigné, en particulier dans sa photographie, et de nous régaler d’une distribution sévèrement burnée.
En résumé, de l'étrange série B Canada Dry, un peu toc mais loin d’être déplaisante à suivre, laissant seulement deviner son identité partiellement européenne à travers l’absurdité totalement bis de certaines péripéties et, plus étonnamment, son savoureux sous-texte gay.
Manu le 15/03/2026 à 20:34 |
Réalisé par Larry David
Avec Steven Weber, Craig Bierko, Matt Keeslar, Karen Sillas, Viola Harris.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1998
Avec Steven Weber, Craig Bierko, Matt Keeslar, Karen Sillas, Viola Harris.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1998
Sour grapes est à ce jour l’unique réalisation cinématographique de l’acteur, scénariste et producteur Larry David. Ecrit par David seul, le film est produit par son épouse d’alors, Laurie Lennard. Il se situe dans la carrière de Craig Bierko entre la romcom ‘Til there was you de Scott Winant et la comédie dramatique Fear and loathing in Las Vegas de Terry Gilliam.
Expérience apparemment malheureuse pour Larry David, qui ne reviendra plus à la réalisation suite à ce Sour grapes. Et il faut bien reconnaitre que celle-ci n’est pas le point fort de l’œuvre. Après, si l’on ne peut à l’évidence pas accuser David d’en faire trop derrière la caméra, son travail n’a rien non plus de catastrophique. Disons qu’il s’avère juste totalement anonyme, au service exclusif du scénario et des interprètes.
Et, de ce point de vue, même si l’on a connu David plus inspiré, Sour grapes demeure une plaisante expérience humoristique. On retrouve en tout cas bien la patte caustique de son auteur, son univers savoureusement misanthropique regorgeant de bons mots et répliques vachardes. Enfin, côté interprétation, le film a au moins le mérite d’offrir à Steven Weber et Craig Bierko rares rôles vedette, qu’ils défendent très honnêtement.
Bilan loin d’être négatif donc, pour cette piquante petite comédie nineties à redécouvrir.
Manu le 14/03/2026 à 08:45 |
Réalisé par Eric Stoltz
Avec Skyler Gisondo, Olivia Holt, Kristin Chenoweth, Bruce Dern, Peter Maloney.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2017
Avec Skyler Gisondo, Olivia Holt, Kristin Chenoweth, Bruce Dern, Peter Maloney.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2017
Class rank est le second long métrage réalisé par l’acteur Eric Stoltz après My horrible year !, tourné pour le petit écran en 2001. Le film est écrit par Benjamin August, précédemment scénariste du suspense dramatique d’Atom Egoyan, Remember. Il se situe dans la carrière de Bruce Dern entre le western The Hateful eight de Quentin Tarantino et la comédie dramatique The Lears de Carl Bessai.
Une comédie romantique pour ado conforme à l’image souvent renvoyée à l’écran par son ancien acteur. C’est-à-dire sympa et sérieuse. L’ensemble laisse par conséquent plutôt sur une agréable impression, trouvant rapidement ses marques, à travers un ton sério-comique bien tenu jusqu’au bout et une gestion avisée des bons sentiments.
Un travail sans éclat particulier donc, sans doute un peu trop lisse, mais qui force la sympathie et offre de jolis rôles à l’ensemble de ses comédiens, Skyler Gisondo et Bruce Dern en tête.
Manu le 13/03/2026 à 19:02 |
Réalisé par Sylvian Desclous
Avec Gilbert Melki, Pio Marmaï, Sara Giraudeau, Damien Bonnard, Christian Hecq.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2016
Avec Gilbert Melki, Pio Marmaï, Sara Giraudeau, Damien Bonnard, Christian Hecq.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2016
Vendeur est le premier long métrage cinématographique de Sylvain Desclous. Le film est coécrit par Desclous, en collaboration notamment avec Salvatore Lista, coscénariste du subséquent La Voie Royale de Frédéric Mermoud. Il se situe dans la carrière de Pio Marmaï entre la comédie Nos futurs de Rémi Bezançon et le drame de Cédric Klapish, Ce qui nous lie.
Nouvelle vision de l’univers impitoyable des VRP, une quinzaine d’années après Les Portes de la gloire de Christian Merret-Palmair. Mais dans une approche plus axée tragédie que comédie. Le (sou)rire laisse ainsi place à la sinistrose ici. Celle associée à une profession ingrate, ainsi qu’à des décors de zones commerciales et hôtels premiers vous filant directement le cafard.
La limite de ce Vendeur, c’est qu’il ne nous apprend pas grand-chose que l’on ne sache déjà, ou du moins devine sans difficulté sur cette noble profession. Mais après, c’est aussi un film qui sait à l’évidence de quoi il parle, porté par une écriture juste et une interprétation ne manquant ni de piquant, ni de charme.
Bref, rien d’exceptionnel au final, mais du solide cinéma de qualité made in France, qui fait les choses bien à défaut de renverser la table.
Manu le 12/03/2026 à 12:25 |
Réalisé par Richard T. Hefffron
Avec Armand Assante, Barbara Carrera, Paul Sorvino, Alan King, Laurene Landon.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 51min.
Année de production : 1982
Titre français : J'aurais ta peau
Avec Armand Assante, Barbara Carrera, Paul Sorvino, Alan King, Laurene Landon.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 51min.
Année de production : 1982
Titre français : J'aurais ta peau
I, the jury est le septième long métrage cinématographique de Richard T. Heffron. Le film adapte, en l’actualisant, le roman homonyme de Mickey Spillane, publié en 1947, qui marque les débuts sur papier du détective privé Mike Hammer. Il est écrit par le cinéaste bis culte Larry Cohen et se situe dans la carrière d’Armand Assante entre le drame romantique Love & money de James Toback et le suspenser de Buzz Kulik, Rage of angels.
Révision de ce néo-noir tardivement repris en main par Heffron, suite au limogeage de Larry Cohen. Le film n'a rien perdu de sa saveur eighties assez peu politiquement correcte, avec du sexe et de la macho attitude décomplexée à gogo.
I, the jury carbure ainsi à la décontraction joyeusement provocatrice, entre Hammer a la gâchette plus que facile sans que cela ne lui cause trop d'ennui, des séquences étonnamment salaces pour film de studio comme celui-ci, et d’autres relevant presque de la comédie, quitte dans glisser dans le n'importe quoi par moment (la séquence sur le tournage du vieux film de gangsters ou celle dans le restaurant asiatique).
Quant à Assante, avec sa belle gueule pas foncièrement rassurante, il se révèle parfait dans ce rôle de privé séducteur railleur aux mauvaises manières (sans juger ici de la fidélité au personnage des romans policiers). Le film fait en outre le plein de figures marquantes autour de lui, et Heffron emballe le tout avec énergie, sans esbroufe, dans le même style dégraissé que ces précédents travaux du même registre. Bref, très agréable, à défaut d'être de très bon goût.
Manu le 12/03/2026 à 08:29 |
Réalisé par Philip Kaufman
Avec Ashley Judd, Samuel L. Jackson, Andy Garcia, David Strathairn, Russell Wong.
Film américain, allemand
Genre : Thriller
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1982
Titre français : Instincts meurtriers
Avec Ashley Judd, Samuel L. Jackson, Andy Garcia, David Strathairn, Russell Wong.
Film américain, allemand
Genre : Thriller
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1982
Titre français : Instincts meurtriers
Twisted est le douzième long métrage cinématographique de Philip Kaufman. Cet ultime film produit par Arnold Kopelson (Platoon, Out for justice, The Fugitive, Se7en) est écrit par Sarah Thorp, scénariste du subséquent The Bounty hunter d’Andy Tennant avec Jennifer Aniston. Il se situe dans la carrière de Samuel L. Jackson entre le drame historique Country of my skull de John Boorman et le film d’action Kill Bill: Vol. 2.
Révision de ce probable dernier long pour le grand écran de Kaufman, qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable à sa découverte. Twisted m'a un peu fait penser au Jade de William Friedkin, également tourné à San Francisco. Il y a du talent à revendre à de nombreux postes, à commencer par la mise en scène, qui se fait à l'évidence plaisir dans l'exploitation de son cinégénique cadre urbain. La photographie de Peter Deming est top, Mark Isham retrouve l'inspiration des grands jours sur certains morceaux et la distribution envoie tout de même du très solide - pour l'époque en tout cas.
Mais ce bel écrin ne masque pas les grosses faiblesses d'un scénario truffé de poncifs, au développement assez improbable et personnages quasi unanimement déplaisants, dont certaines actions / réactions laissent aujourd’hui plus que dubitatifs, quand bien même celles-ci ne visent qu’à servir au mieux le suspense et rallonger la liste des suspects.
Bref, un tout petit Kaufman, qui se rattrapera fort heureusement sur sa réalisation suivante, le nettement plus ambitieux Hemingway & Gellhorn.
Manu le 11/03/2026 à 08:27 |
Réalisé par Károly Makk
Avec Helmut Berger, Mel Ferrer, Barbara Sukowa, Karin Baal, Gisela Hahn.
Film allemand
Genre : Drame
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1982
Titre français : Deadly game
Avec Helmut Berger, Mel Ferrer, Barbara Sukowa, Karin Baal, Gisela Hahn.
Film allemand
Genre : Drame
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1982
Titre français : Deadly game
Cette production allemande est le second film signé par le hongrois Károly Makk sorti au cours de l’année 1982, aux côtés du biopic Egymásra nézve, présenté en compétition à Cannes à la même époque. Il est coécrit par Makk et se situe dans la carrière de l’américain Mel Ferrer entre le thriller politico-financier Mille milliards de dollars d’Henri Verneuil.
Avec ce Deadly game (titre international), l’habituellement moins porté sur le cinéma de genre Makk semble vouloir s’essayer au drame criminel chabrolien. Avec, ambiance germanique eighties oblige, avec un petit côté Derrick dans l'ambiance et le rythme.
Pourquoi pas ? Sauf que le jeu étrangement apathique des comédiens comme le désintérêt total de Makk pour tout forme de suspense ou tension, couplés à des choix de mise en scène discutables (les flash-back bien ringards sur la mort du premier mari de l'héroïne) et une musiquette romantique un peu à la ramasse en guise d’enrobage sonore laissent le spectateur constamment sur le borde de la route.
Difficile en effet de saisir avec exactitude le but ici recherché par le cinéaste. En tout cas, si jamais il s'agit bien d'une critique de la grande bourgeoisie, vivant sans sa bulle, indifférente à tout, comme je me risque à l’imaginer, on a connu nettement plus percutant que cet exercice timoré et amorphe, terriblement daté.
Manu le 10/03/2026 à 17:10 |
Réalisé par Jim Wynorski
Avec Linda Blair, Edward Albert, Julie Strain, Michael Parks, Larry Poindexter.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1995
Avec Linda Blair, Edward Albert, Julie Strain, Michael Parks, Larry Poindexter.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1995
Sorceress est la première des six réalisations signées par Jim Wynorski sur la seule année 1995. Le film est écrit par Mark Thomas McGee, précédemment scénariste de plusieurs titres signés Fred Olen Ray, l’alter-aego de Wynorski, Bad girls from Mars, Inner sanctum ou encore Mind twister. Il se situe dans la carrière d’Edward Albert entre le film d’action Red sun rising de Francis Megahy et le space opera Space marines de John Weidner.
Thriller satanique certes, mais surtout prétexte à rinçage d’œil pour le spectateur, à travers moult séquences gratuites dévoilant les généreux attributs mammaires de la presque entière distribution féminine du film. Sorceress n’affiche donc que de modestes ambitions, à caractère essentiellement salace. Mais, à moins de ne rien savoir de « l’œuvre » de ce coquinou de Jim Wynorski, on ne peut pas vraiment dire qu’il y ait tromperie sur la marchandise.
Après, si l’on sait à quoi s’attendre, on ne peut s’avouer déçu. Wynorski filme avec passion ce qu’il aime et joue ouvertement la dilettante sur les séquences plus explicatives de son récit. Il laisse ses interprètes les plus chevronnés animer l’affaire, en leur garantissant un temps de présence et des efforts limités au sein de l’œuvre (Edward Albert, ici opportunément cloué sur un fauteuil roulant, Michael Parks, de passage en coup de vent pour une petite leçon de cabotinage).
Un pur produit d’exploitation nineties, fauché, peu exaltant dans la forme mais généreux et honnête à sa façon. Et, pour le cinéphile, le plaisir un peu pervers de voir quelques vedettes des décennies précédentes tenter de gagner leur croûte en attendant des jours meilleurs (qui ne tarderont pas à venir du côté de Parks, grâce à Tarantino, mais se feront désirer jusqu’au bout pour Albert).
Manu le 06/03/2026 à 07:49 |
Réalisé par Sophie Letourneur
Avec Philippe Katerine, Sophie Letourneur, Guillemette Coutellier, Arnaud Delord, Mathias Gavarry.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2023
Avec Philippe Katerine, Sophie Letourneur, Guillemette Coutellier, Arnaud Delord, Mathias Gavarry.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2023
Voyage en Italie est le septième long métrage cinématographique de l’actrice, scénariste et réalisatrice Sophie Letourneur. Tourné entre Paris et la Sicile, le film est coécrit par Letourneur et Laetitia Goffi, croisée à l’écran dans le précédent Gaby baby doll de Letourneur. Il se situe dans la carrière de Philippe Katerine entre la romcom La Plus belle pour aller danser de Sophie Bedos et la comédie Astérix & Obélix : L’empire du milieu de et avec Guillaume Canet.
Spécimen de comédie à la française bien à part, que ce Voyage en Italie. Rarement l’auto-dérision aura été maniée de façon aussi jusqu’au-boutiste, Letourneur n’hésitant pas à se mettre à nue, au propre comme au figuré, pour un résultat brouillant malicieusement les cartes derrière son amusante radiographie de la vie de couple. La cinéaste est-elle ce beau spécimen de bobo parisienne de Sophie qu’elle interprète, dans une sorte d’auto-analyse sur grand écran, ou se moque-elle des trips nombrilistes mettant en scène ce type de personnages ?
Voyage en Italie joue ainsi en permanence de cette ambiguïté. Borderline en ce sens qu’elle amuse autant qu’elle agace, et parfois presque déprime, l’œuvre me semble en tout cas tenir joliment son pari sur les 2 tiers de sa durée. Dommage qu’elle finisse ensuite par s’essouffler et lasser dans sa dernière demi-heure, heureusement rehaussée d’une amusante conclusion, venant brouiller un peu plus les cartes de cette comédie de mœurs façon « poupées russes ».
Manu le 05/03/2026 à 19:33 |
Réalisé par Joe Carnahan
Avec Matt Damon, Ben Affleck, Steven Yeun, Catalina Sandino Moreno, Scott Adkins.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 53min.
Année de production : 2026
Avec Matt Damon, Ben Affleck, Steven Yeun, Catalina Sandino Moreno, Scott Adkins.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 53min.
Année de production : 2026
The Rip est le onzième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur Joe Carnahan. Coproduit par ses 2 interprètes principaux, Ben Affleck et Matt Damon, le film est écrit par Carnahan seul. Il se situe dans la carrière Matt Damon entre la comédie policière The Instigators de Doug Liman et le film d’aventures de Christopher Nolan The Odyssey.
Bonne nouvelle pour ceux qui, comme moi, appréciait ce sympathique représentant de la série B de luxe américaine : Joe Carnahan en a encore un peu sous le pied et remonte sensiblement la pente après son catastrophique Shadow Force et un Not without hope très moyennement emballant.
Certes, The Rip ne déborde pas d'originalité comme de nuance, mais, contrairement à Not without hope, ici pas de relâchement niveau rythme sur les presque 2 heures de métrage. Le job est fait consciencieusement jusqu'au bout, en mode roulage de mécaniques premier degré assumé.
Et puis, à côté de la réunion des vieux camarades Affleck & Damon, j’avoue n’avoir point boudé mon plaisir à croiser ici Carbonnell, Moreno, Adkins et Chandler. Soit le genre de distribution un peu relevée, lorgnant sur le bis, qui me met d'emblée dans de bonnes dispositions, et me pousse à pardonner les facilités et le manque d’audace de l’ensemble, en particulier au niveau de l’écriture.
Manu le 05/03/2026 à 07:36 |
Réalisé par Roel René
Avec Aaron Eckhart, Tim Roth, Abigail Breslin, Myles Clohessy, Kim DeLonghi.
Film américain, bulgare
Genre : Espionnage
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2024
Titre français : The Spy code
Avec Aaron Eckhart, Tim Roth, Abigail Breslin, Myles Clohessy, Kim DeLonghi.
Film américain, bulgare
Genre : Espionnage
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2024
Titre français : The Spy code
Classified est le vingt-sixième long métrage du néerlandais Roel René. Cette coproduction américano-bulgare tournée sur l’île de Malte est écrite par Bob DeRosa, précédemment coscénariste du The Air I breathe de Jieho Lee et Killers de Robert Luketic. Elle se situe dans la carrière de Tim Roth entre le suspense romantique Poison de Désirée Nosbusch et le thriller Tornado de John McLean.
Mes retrouvailles avec Roel René, que j’avais quitté sur le médiocre Dead again in Tombstone, sorti 7 ans auparavant. Je n’en espérais évidemment pas monts et merveilles, René n’ayant jamais atteint de hautes cimes jusqu’à présent. Mais je ne m’attendais pas non plus à un tel naufrage de sa part.
Classified s’illustre en effet dans la seule catégorie du DTV ni fait, ni à faire, transpirant la déconvenue, la lassitude et le renoncement à peine masqué d’un bout à l’autre. Pire encore : dans certains cas comme celui-ci, le spectateur trouve souvent matière à s’amuser de l’invraisemblance et des maladresses de de la chose. Mais rien de tout cela ici. Seulement de l’ennui ferme et de la gêne pour les interprètes, Abigail Breslin, qui tente en vain d’injecter un peu de légèreté au récit, et Tim Roth, dans son habituel rôle de fourbe décontracte, en particulier.
Bref, navrant dans son récit d’espionnage, ridicule dans ses scènes d’action, mais jamais suffisamment nul pour en devenir divertissant, un titre recommandable à... personne, vraiment pas loin de relever de l’insulte au spectateur à travers son je-m’en-foutisme total.
Plus d'articles
Dernières critiques ciné

Dernières critiques livres

Derniers commentaires




























