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ANNIVERSARY (2025)

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Manu  le 15/02/2026 à 17:52
Réalisé par Jan Komasa
Avec Diane Lane, Kyle Chandler, Madeline Brewer, Zoey Deutch, Dylan O'Brien.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 51min.
Année de production : 2025

Critique cinema  Critique film de Manu


Anniversary est le septième long métrage cinématographique du polonais Jan Komasa. Cette production américaine filmée à Dublin, en Ireland, est écrite par la nouvelle venue Lauri Rosene-Gambino. Elle se situe dans la carrière de Kyle Chandler entre la comédie policière Back in action de Seth Gordon et le film d’action The Rip de Joe Carnahan.

La dérive totalitaire d’un pays - Les Etats-Unis en l’occurrence - analysée à travers la désagrégation d’une famille bourgeoise. Sujet de dystopie pertinent mais traitement à l’engin de chantier, surexplicatif et lourdement prévisible dans son cheminement. Ou comment amoindrir considérablement l’impact de que l’on entend dénoncer en prenant le spectateur par la main comme un enfant, à travers des personnages et situations ne laissant pas la moindre place au trouble et à l’ambiguïté.

Après, j’excuse un peu la balourdise réductrice de l’ensemble, parce que le film a bon fond, et que Diane Lane et Kyle Chandler ont définitivement la classe. Mais je préfère largement lorsque c’est PTA qui extrapole sur la situation socio-politique actuelle de l’Amérique.

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THE LADIES CLUB (1986)

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Manu  le 15/02/2026 à 10:53
Réalisé par Janet Greek
Avec Karen Austin, Diana Scarwid, Christine Belford, Bruce Davison, Arliss Howard.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1986
Titre français : Violences

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The Ladies club est le premier long métrage cinématographique de Janet Greek, précédemment coscénariste du téléfilm Passions de Sandor Stern avec Joanne Woodward et réalisatrice de 3 épisodes de la série médicale St. Elsewhere. Le film adapte le roman homonyme de Casey Bishop et Betty Black. Il est coécrit et coproduit par l’homme de télévision Paul Mason et se situe dans la carrière de Bruce Davison entre la comédie Spies like us de John Landis et l’épisode Boo ! de la série Amazing stories, signé Joe Dante. Projet poussant à la curiosité que ce rape and revenge inversé, mâtiné de considérations féministes, qui plus est signé par une femme. Car à partir d’un tel sujet, ici, tout était permis en quelque sorte, de l’approche la plus sérieuse ou débordements bis les plus extrêmes, voire problématiques. Et le plus grand tort de The Ladies club est peut-être de ne pas avoir su se décider sur ce qu’il entendait être. Trop schématique et extravagant dans ses péripéties pour être vraiment pris au sérieux, mais suffisamment sulfureux dans sa thématique pour sortir du tout-venant, le film évolue ainsi à la marge de toute classification sans pour autant jamais donner satisfaction. Une bizarrerie plus qu’imparfaite donc, mais méritant tout de même le coup d’œil, à la fois pour sa distribution vintage pleine de petites surprises et son statut de proposition cinématographique féministe pas tout à fait comme les autres.

THE NEW KIDS (1985)

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Manu  le 15/02/2026 à 07:33
Réalisé par Sean S. Cunningham
Avec Shannon Presby, Lori Loughlin, James Spader, John Philbin, Eddie Jones.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 29min.
Année de production : 1985
Titre français : Représailles

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The New kids est le neuvième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Sean S. Cunningham. Le film est écrit par le futur cinéaste Stephen Gyllenhaal. Il se situe dans la carrière de James Spader entre le drame adolescent Tuff turf de Fritz Kiersch et le téléfilm fantastique Starcrossed de Jeffrey Bloom. Curieux mélange de vigilante movie et dramédie teenagers sur le papier, The New kids fonctionne finalement mieux qu’attendu. Du moins, l’œuvre remplit pleinement son contrat si l’on s’arrête à sa seule efficacité immédiate. A cet égard, il convient de saluer l’adresse très cormanienne de Cunningham à jouer avec les attentes du spectateur, en proposant ici un spectacle sur mesure pour le grignoteur de pop-corn des années 80. Ensuite, on retrouve également les grosses limites du cinéma de Cunningham, davantage producteur avisé que réalisateur inspiré. La mise en image de ces New kids colle en effet à des standards plus télévisuels d'alors que cinématographiques, malgré l’apport de quelques techniciens / artistes de renom (Steven Poster à la photo, Lalo Schifrin à la partition musicale). Elle laisse sans doute un peu trop carte blanche à ses jeunes interprètes et loupe un peu le rendez-vous des séquences d’action, jamais totalement à la hauteur niveau tension. Reste néanmoins quelques petites idées et flambées de violence respectant l’esprit originellement bis de l’affaire, une saveur définitivement eighties qu’appréciera l’amateur et, côté interprétation, un James Spader faisant plutôt forte impression dans son rôle d’ordure de première. Ce qui est déjà pas mal du tout pour un film signé Cunningham.

THE PHYNX (1970)

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Manu  le 13/02/2026 à 07:38
Réalisé par Lee H. Katzin
Avec Michael A. Miller, Ray Chippeway, Dennis Larden, Lonny Stevens, Mike Kellin.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1970

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The Phynx est le troisième long métrage cinématographique de Lee H. Katzin. Le film marque l’unique crédit scénaristique de Carl Cornyn, alors l’un des figures dirigeantes de la branche musicale de la firme Warner. Il se situe dans la carrière de Mike Kellin entre le suspense A clear and present danger de James Goldstone et le drame familial The People next door de David Greene. The Phynx ou la contre-culture américaine passée à la moulinette hollywoodienne. Bien que très rarement concluants, j'avoue être assez friand de ce type d’expériences cinématographiques. La roublardise maladroite teintée d’incompréhension avec laquelle les représentants des gros studios tentaient alors de capter l’air du temps se révèle bien souvent un spectacle extrêmement savoureux au second degré. Et le film de Lee H. Katzin s’avère justement un très beau spécimen du genre, truffé de musique groovy frelatée et de gags gênants, sexistes, voire racistes, le tout sous couvert de coolitude et délire généralisé. Bref, un mauvais film certes, mais un mauvais film jamais ennuyeux, souvent amusant, situé quelque part entre le Head de Bob Rafelson et le Top Secret des ZAZ. Et une petite gâterie pour cinéphiles, qui se délecteront des apparitions surprises de Johnny Weissmuller, James Brown, Richard Pryor, Maureen O’Sullivan ou encore Clint Walker, en sergent instructeur sautant malencontreusement sur une mine au bout de 3 répliques - séquence évidemment clin d‘œil à The Dirty dozen (dont Katzin réalisera d’ailleurs 2 suites télé dans les années 80). Et puis, personnellement, Mike Kellin dans un rôle quasi vedette, c’est d’emblée incontournable pour moi.

UN DETECTIVE (1969)

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Manu  le 12/02/2026 à 19:07
Réalisé par Romolo Guerrieri
Avec Franco Nero, Florinda Bolkan, Adolfo Celi, Delia Boccardo, Renzo Palmer.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1969
Titre français : Exécutions

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Un detective est le sixième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Romolo Guerrieri. Le film adapte le roman de Ludovico Dentice « Macchie di belletto ». Il est coécrit par franco Verucci, coscénariste notamment du Tony Arzenta (Big guns) de Duccio Tessari, et se situe dans la carrière de Florinda Bolkan entre le drame de Nadine Trintignant, Le Voleur de crime, et le classique de Luchino Visconti, La Caduta degli Dei. Revu à l'occasion d’une diffusion sur Arte, cet exercice noir à l'américaine ne déroge pas à l’impression globale laissée à ce jour par l’œuvre de Guerrieri. Soit un titre agréable à suivre, sans génie dans sa confection, mais solidement réalisé, ici à la distribution féminine particulièrement attrayante - Bolkan, Boccardo, Antonelli, Dioniso : l’amateur de star(lette)s italiennes ou assimilées est à la noce ici. On pourra ensuite trouver l’intrigue policière complexe, mais celle-ci reste clairement exposée. Après, comme très souvent chez ce cinéaste, l'ensemble manque à mon goût juste un peu de caractère, d'audace, pour vraiment satisfaire. A l'image du traitement timoré réservé au personnage principal, qui est tout de même un flic peu fréquentable, cogneur, manipulateur et ripoux, et aurait clairement mérité, à lui seul, un film beaucoup plus noir ou corrosif.

CHILLY SCENES OF WINTER (1979)

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Manu  le 10/02/2026 à 17:11
Réalisé par Joan Micklin Silver
Avec John Heard, Mary Beth Hurt, Peter Riegert, Kenneth McMillan, Gloria Grahame.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1979

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Chilly scenes of winter, initialement sorti en salles dans son pays d’origine sous le titre Head over heels, est le troisième long métrage cinématographique de la scénariste et réalisatrice Joan Micklin Silver. Le film adapte le roman homonyme d’Ann Beattie, publié en 1976. Il est écrit par Micklin Silver elle-même et se situe dans la carrière de Mary Beth Hurt entre le drame Interiors de Woody Allen et la comédie romantique A change of season de Richard Lang. Difficile ici de ne pas faire le lien avec le cinéma de Woody Allen, dont Mary Beth Hurt sortait alors tout juste. Chilly scenes of winter se distingue en effet de la même façon par sa qualité d’écriture et de direction d’acteurs, offrant comme rarement à l’ensemble de ses comédiens de très belles occasions de briller, dans les premiers comme seconds rôles. On saluera à cet égard la prestation de Gloria Grahame, qui n’a que peu de scènes mais compose en un temps record un personnage marquant de mère psychologiquement fragile. Plus largement, Micklin Silver signe avec ce Chilly scenes of winter une étonnante dramédie romantique, sorte de version féministe d'Annie Hall un brin plus dépressive, que la personnalité borderline de son protagoniste principal rend à la fois curieusement malaisante et beaucoup plus riche qu’attendu. Bref, une chronique des amours perdus à la tonalité originale, à la fois tristouille et ambiguë, ainsi que le film de Joan Micklin Silver m’ayant le plus séduit à ce jour (quoi qu’il faudrait que je revois son Crossing Delancey, dont le plutôt bon souvenir date d'une bonne trentaine d'années).

SHAG (1988)

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Manu  le 10/02/2026 à 09:22
Réalisé par Zelda Barron
Avec Phoebe Cates, Scott Coffey, Bridget Fonda, Annabeth Gish, Page Hannah.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1988

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Shag est le troisième et dernier long métrage cinématographique de la productrice et réalisatrice britannique Zelda Barron, mère du cinéaste Steve Barron. Cette production anglo-américaine filmée en Caroline du Sud est coécrite par Robin Swicord, future scénariste des Little women de Gillian Armstrong et Memoirs of a geisha de Rob Marshall. Elle se situe dans la carrière de Bridget Fonda entre la comédie romantique You can’t hurry love de Richard Martini et le drame Scandal de Michael Caton-Jones. Sorte d’American graffiti au féminin, Shag mérite certainement mieux que son oubli relatif actuel. Certes l’ensemble manque d’un petit quelque chose dans l’écriture et la mise en scène - un chouia plus de relief dans le traitement de personnages ou l’analyse des mœurs de l’époque, peut-être - pour en faire une authentique petite pépite. Néanmoins Barron signe tout de même une jolie chronique, inventive, sincère et dynamique. Une œuvre derrière laquelle on devine sans difficulté, de la part de sa scénariste, native de Caroline de Sud, un caractère partiellement autobiographique. Shag se distingue en outre de la plupart des titres célébrant la jeunesse américaine sixties par sa ferme orientation féministe, à travers des questionnements et portraits plutôt inhabituels dans le ce type de divertissements. Autre atout non négligeable de film : la qualité de ses séquences musicales, très enlevées, indéniablement marquées par l’expérience de sa réalisatrice dans le domaine du vidéo-clip. Un aspect de l’œuvre n’ayant notamment rien à envier à celui de son contemporain et plus célébré Dirty dancing. Enfin, Shag marque incontestablement quelques points supplémentaires du côté de son interprétation, pétillante, séduisante - difficile de ne pas craquer pour Bridget Fonda ici – et totalement raccord avec l’atmosphère à la fois légère et pas conne de l’ensemble.

PRISON FOR CHILDREN (TV) (1987)

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Manu  le 08/02/2026 à 20:44
Réalisé par Larry Peerce
Avec Raphael Sbarge, Kenneth Ransom, Jonathan Chapin, Josh Brolin, John Ritter.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1987

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Prison for children est le dix-huitième long métrage du réalisateur new Yorkais Larry Peerce. Cette production télévisée s’inspire de l’ouvrage d’investigations de E. Kent Hayes et Alex Lazzarino, « Find a safe place ». Elle est écrite par Christopher Knopf, précédemment scénariste des supérieurs Emperor of the north de Robert Aldrich et A cold night’s death de Jerrold Freedman Le large spectre du drame sociétal me semble constituer le fond de commerce du cinéma de Larry Peerce. Ainsi, De One potato, two potato à ce Prison for children en passant par The Incident ou A separate peace, le télé/cinéaste observe souvent des personnages en butte aux préjugés, lâchetés et autres défaillances du système. De bonnes intentions qui débouchent cependant rarement sur de franches réussites. A l’image de ce Prison for children. Initialement fort de son édifiant sujet, Prison for children pêche ainsi à tous les niveaux du côté de l’exécution. L’ensemble manque à la fois d’audace, de finesse et de personnalité dans son écriture comme sa réalisation, sans proposer une interprétation capable de compenser ce traitement routinier. Bref, instructif et incontestablement salutaire dans sa dénonciation, mais également trop mélo et scolaire pour constituer une œuvre télévisuelle marquante, voire même une modeste réussite.

MISTER JERICO (1970)

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Manu  le 07/02/2026 à 22:14
Réalisé par Sidney Hayers
Avec Patrick Macnee, Connie Stevens, Herbert Lom, Marty Allen, Bruce Boa.
Film anglais
Genre : Policier
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1970

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Production britannique ITC, sortie en salles dans quelques pays du vieux continent mais diffusée directement à la télévision, sur la chaîne ABC, aux Etats-Unis, Mr. Jerico est le douzième long métrage cinématographique de Sidney Hayers. Tourné sur l’île de Malte, le film est écrit par Philip Levene, avec lequel Hayers avait collaboré sur plusieurs épisodes de la série The Avengers, et qu’il retrouvera l’année suivante sur le suspense The Firechasers. Petite déception que cette très estivale comédie policière tentant de capitaliser sur la renommée post-Avengers de Patrick Macnee. Hayers nous avait en effet habitué à des divertissements d’une autre volée tout au long des années 60. Ici seuls le dépaysant cadre maltais et la savoureuse prestation d’Herbert Lom, en vilain plus suave que jamais, viennent donner un peu de couleurs à cette affaire par trop routinière, qui, quelque part, annonce la nettement plus inégale décennie 70 du cinéaste. Bref, pas infréquentable donc, mais manquant trop d’éclat, d’énergie et d’idées pour se hisser au niveau la charmante sucrerie pop british plus ou moins promise sur le papier (et par ailleurs, lorsqu’on y réfléchit, peu en phase avec les plus belles réussites du cinéaste, plus sombres dans le ton).

THE FLYING DUTCHMAN (2001)

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Manu  le 07/02/2026 à 18:14
Réalisé par Robin P. Murray
Avec Eric Roberts, Rod Steiger, Catherine Oxenberg, Scott Plank, Ellina McCormick.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2001
Titre alternatif : Frozen in fear

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The Flying dutchman est le troisième long métrage cinématographique du producteur et réalisateur Robin P. Murray. Tourné dans l’état du Montana, le film est écrit par l’écossais Mick Davis, auteur complet du subséquent biopic Modigliani avec Andy Garcia et coscénariste du Wake of death de Philippe Martinez. Il se situe dans la pantagruélique carrière d’Eric Roberts entre les tout aussi obscurs Mercy Streets de Jon Gunn et Strange frequency de Mary Lambert et Bryan Spicer. L'une des dernières apparitions à l'écran de Rod Steiger. Et un DTV qui aurait presque pu être correct s'il ne se prenait pas tant au sérieux. Malheureusement, The Flying dutchman, écrit par le réalisateur du biopic Modigliani avec Andy Garcia, envisage clairement les choses en grand. Ainsi, en inquiétante figure patriarcale d'une communauté reculée portant en elle un lourd secret, Rod n'a que quelques scènes. Mais il sort néanmoins le grand jeu, et le reste du casting, incluant sa femme Joan, lui emboite tout aussi maladroitement le pas. De son côté, la réalisation tente d'instaurer une ambiance romantico-horrifique trouble et sensuelle mais s'égare dans les effets de fumée artificiels et la coquinerie gratuite. Richard Wagner envahit l'espace sonore pour rajouter une inutile couche de gravité opératique à l'ensemble. Enfin - erreur impardonnable de la part des auteurs de ce Flying dutchman - Eric Roberts se voit réduit au silence, tristement privé de cabotinage dans son rôle d'artiste torturé, devenu muet suite à traumatisme remontant à l'enfance. Bref, l’envie d’impressionner s'avère assurément là, mais le talent, les idées et la modestie font clairement défaut à ce titre tout à fait dispensable.

LADYBUGS (1992)

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Manu  le 07/02/2026 à 11:41
Réalisé par Sidney J. Furie
Avec Rodney Dangerfield, Jackée Harry, Jonathan Brandis, Ilene Graff, Vinessa Shaw.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1992

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Ladybugs est le vingt-septième long métrage cinématographique du canadien Sidney J. Furie. Tourné dans l’état du Colorado, le film est écrit par Curtis Burch, précédemment scénariste du film fantastique The Return et de la comédie Joysticks, tous les 2 signés Greydon Clark. Elle se situe dans la carrière de Vinessa Shaw entre le drame Long road home de John Korty et la comédie fantastique Hocus pocus de Kenny Ortega. La première des 2 comédies tournées par Rodney Dangerfield sous la direction de Sidney J. Furie. Comédien de stand-up réputé outre-Atlantique, Dangerfield ne m'a jamais convaincu sur grand écran. Et ce n’est malheureusement ce Ladybugs qui va me faire changer d’avis. En effet, pas plus dans ses quelques succès critiques et publiques (Caddyshack, Easy money, Back to school) que dans ce flop financier, où, plutôt que de travailler son personnage, il me semble une fois encore se contenter d'aligner les punchlines, parfois amusantes, parfois pas très avisées. Il va ainsi sans dire que celle sur la pédophilie surprend un peu aujourd'hui, dans le cadre d'une comédie familiale comme ce Ladybugs… Après, on reste tout de même sur du regardable avec cette resucée de The Bad news bears pimentée d'une pincée de Tootsie, production soignée et sans temps mort, bénéficiant de l’assise financière de la Paramount. Soit un Furie en mode anonyme, sans saveur, prévisible dans son déroulement, mais qualitativement loin des métrages globalement embarrassants de sa fin de carrière.

SISTER SISTER (1987)

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Manu  le 07/02/2026 à 08:36
Réalisé par Bill Condon
Avec Eric Stoltz, Jennifer Jason Leigh, Judith Ivey, Dennis Lipscomb, Anne Pitoniak.
Film américain
Genre : Epouvante
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1987

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Sister sister est le premier long métrage du scénariste, producteur et réalisateur Bill Condon. Tourné en Louisiane, le film est notamment écrit par Condon lui-même et Joel Cohen, futur coscénariste du premier Toy story et de la comédie policière Money talk de Brett Ratner. Il se situe dans la carrière de Jennifer Jason Leigh entre le drame choral The Men’s club de Peter Medak et le néo-noir Under cover de John Stockwell. Galop d’essai un peu oublié de Bill Condon, qui nous projette déjà au cœur de l’univers de prédilection de ce cinéaste amoureux d’un fantastique à l’ancienne, proche du conte horrifique. Sister sister annonce ainsi dans sa filmographie les futurs Candyman: Farewell to the flesh, Gods and monsters et autres version live de Beauty and the beast, tout en se démarquant sensiblement du tout-venant au sein de l’épouvante eighties à budget moyen, souvent plus gore et rigolarde. Et Condon de se donner ainsi à fond dans son entreprise d’hommage modernisé au cinéma d’épouvante de type « southern gothic ». Au risque d’ailleurs de charger un peu trop la barque, ici débordante de références. Et cela d’autant plus que, côté intrigue, l’œuvre parait à l’opposé un peu légère. Les personnages manquent de chair et l’on devine vite les tenants comme ses aboutissants du suspense concocté par le film. Au final, l’œuvre se relève plus estimable que franchement réussie, constamment stimulante dans la forme comme les intentions mais jamais totalement convaincante dans le détail. Soit quelque peu à l’image de la prestation de Jennifer Jason Leigh, audacieuse dans le fond mais sonnant par moment légèrement factice. Reste enfin un point sur lequel Sister sister me semble difficilement attaquable : celui de son enrobage musical, nous régalant d’une partition orchestrale outrageusement romantique signée Richard Einhorn, compositeur à la carrière pour le cinéma tristement éclair.

GUNNER (2024)

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Manu  le 04/02/2026 à 20:15
Réalisé par Dimitri Logothetis
Avec Luke Hemsworth, Morgan Freeman, Mykel Shannon Jenkins, Sean Rogers, John D. Hickman.
Film américain
Genre : Action
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2024

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Gunner est le onzième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur Dimitri Logothetis. Le film est coécrit par Gary Scott Thompson, créateur de la série Las Vegas et scénariste du 88 minutes de Jon Avnet notamment. Il se situe dans la carrière de Morgan Freeman entre la comédie dramatique My dead friend Zoe de Kyle Hausmann-Stokes et le suspense Now you see me: Now you don’t de Ruben Fleischer. Clairement une petite perle dans son genre, qui dépasse de quelques têtes ce que j'ai l'habitude de rencontrer en terme de laisser aller scénaristique sur ce type de production habituellement destinée au marché des chaînes câblées et autres plates-formes de diffusion. Là où la concurrence ne franchit généralement le seuil du ridicule que ponctuellement, il n'y a en effet dans ce Gunner pratiquement pas une seule scène qui ne prête pas à sourire. Ici, conscient ou non, on est sur du foutage de gueule intégral et permanent. Aucun sens, aucune cohérence, des énormités à la pelle et, côté interprétation, un Morgan Freeman davantage perdu que stoïque, qui n'est à ma connaissance jamais tombé aussi bas (et pourtant Vanquish et The Ritual killer, c'était déjà bien la honte pour lui). Bref, amusant si l’on est d’humeur pour un mauvais film avec un grand M. Et j'ai par ailleurs du mal à croire que cette pure escroquerie ait pu gagner un quelconque prix dans un festival. Alors 46, comme l’indique actuellement IMDB…

MAGIC IN THE MOONLIGHT (2014)

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Manu  le 03/02/2026 à 19:42
Réalisé par Woody Allen
Avec Colin Firth, Emma Stone, Eileen Atkins, Marcia Gay Harden, Hamish Linklater.
Film américain, français
Genre : Romance
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2014

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Magic in the moonlight se situe dans la carrière de Woody Allen entre le multi-récompensé blue Jasmine et la dramédie criminelle Irrational man. Cette coproduction américano-française, presque intégralement tournée en France, est écrite par Allen seul. Elle se situe dans la carrière de Colin Firth entre le drame criminel Devil’s knot d’Atom Egoyan et le thriller Before I go to sleep de Rowan Joffe. Quelques effluves de l’incontournable A midsummer night’s sex comedy émanent de ce délicieusement piquant et romanesque Magic in the moonlight. Soit un Woody mineur 4 étoiles comme tant d’autres, formellement à tomber, d’une finesse et intelligence rare dans l’écriture, vous donnant presque instantanément envie de revoir chaque séquence, de réécouter chez ligne de dialogue, de savourer à nouveau le jeu de chaque comédien. Léger et grave, drôle et tragique tout en formant un ensemble homogène et limpide, Magic in the moonlight vient une fois encore nous rappeler tranquillement la place essentielle qu’occupe Allen dans le cinéma américain depuis plus de 4 décennies. Rien de moins que ça.

FLAT TOP (1952)

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Manu  le 02/02/2026 à 07:33
Réalisé par Lesley Selander
Avec Sterling Hayden, Richard Carlson, William Phipps, Keith Larsen, William Schallert.
Film américain
Genre : Guerre
Durée : 1h 23min.
Année de production : 1952
Titre français : L'escadrille de l'enfer

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Année 1952 particulièrement productive pour Lesley Selander, dont pas moins de 7 longs métrages sont sortis sur le sol américain au cours de cette période. Celui-ci marque sa troisième collaboration avec le producteur Walter Mirisch. Il est écrit par Steve Fisher, scénariste que le cinéaste retrouvera sur ses 2 dernières réalisations, Fort Utah et Arizona bushwhackers. Rare escapade de Selander hors du genre western, ce Flat Top nous narre, en flash-back, la préparation et les débuts au combat d'une équipe de pilotes novices, dans le Pacifique, en plein cœur de la seconde guerre mondiale. Un schéma scénaristique éprouvé collant quelque part idéalement à l’absence de personnalité de son réalisateur, simple mais compétent illustrateur de scripts à ambition limitée pour le grand écran. Peu de profondeur donc, dans ce portrait de groupe mené par un Sterling Hayden bien à sa place en instructeur / commandant sévère mais juste. En revanche, Flat Top s’avère très correctement mené, avec des séquences de combat bien agencées dans leur utilisation d'authentiques images de combats aériens, et un tournage à bord d'un porte-avion conférant là-encore un relief quasi documentaire à l'ensemble. Bref, sans doute avant tout une affaire de montage et d'interprétation, ce mineur mais tout à fait recommandable Flat Top., mais un titre pas moins sympathique de plus dans la riche filmographie de Lesley Selander.

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