se connecter

MY 5 WIVES (2000)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 21/06/2026 à 18:01
Réalisé par Sidney J. Furie
Avec Rodney Dangerfield, Andrew Dice Clay, John Byner, Molly Shannon, John Pinette.
Film américain, canadien
Genre : Comédie
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2000

Critique cinema  Critique film de Manu


Trente-quatrième long métrage cinématographique du canadien Sidney J. Furie, My 5 wives est coécrit par Harry Basil, futur réalisateur de la comédie sportive Cloud 9 avec Burt Reynolds et Paul Rodriguez. Il se situe dans la carrière de Rodney Dangerfield entre la parodie mafieuse The Godson de Bob Hoge et la comédie fantastique Little Nicky de Steven Brill.

My 5 wives marque la seconde et dernière association entre Furie et Dangerfield. Si la première, Ladybugs, était un divertissement encore assez fréquentable, avec ce My 5 wives, on commence à vraiment racler le fond qualitatif de comédie américaine. Autrefois technicien habile à défaut de cinéaste à la personnalité affirmée, Furie avait déjà traversé les années 90 non sans difficulté. Mais là, avec cette réalisation bâclée, toute moche, le renoncement assumé (ou la grosse fatigue) ne semble plus très loin. Une impression que ne feront d’ailleurs que confirmer ses travaux des années 2000 et 2010 (m’en reste toutefois encore 3 ou 4 à voir sur cette période).

De son côté, Dangerfield, à la fois coproducteur et coscénariste, traverse nonchalamment le film en enquillant les vannes à caractère sexuel, dont une bonne moitié sur ses performances au lit et la taille de son pénis. Ne lui manque qu’un micro dans la main.

Quant à la vision offerte par les auteurs sur l’émancipation de la femme - passant ici de bigote ignorante et dévouée à bimbo - comme sur le mouvement féministe en général, incarné par la folle furieuse Molly Shannon, disons qu’elle ne manquera pas de diviser le (courageux) spectateur contemporain.

Critique cinema Derniers films ajoutés
Critique cinema
2.6
3
3
4
3.5
3.1
2.8
4.1
2.6
2.4
4.1
4.1
critique cinema

THE KILLER INSIDE: THE RUTH FINLEY STORY (TV) (2024)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 21/06/2026 à 09:20
Réalisé par Greg Beeman
Avec Teri Hatcher, Tahmoh Penikett, Eduard Witzke, Eric Breker, James Ralph.
Téléfilm américain
Genre : Policier
Durée : 1h 26min.
Année de production : 2024
Titre français : Un tueur parmi nous : L'histoire vraie de Ruth Finley

Critique cinema   Critique film de Manu

The Killer inside: The Ruth Finley story est l’un des deux longs métrages signés au cours de l’année 2024 par Greg Beeman pour le petit écran. Originellement diffusé sur la chaîne Lifetime, ce téléfilm est écrit par Katie Gruel, précédemment scénariste d’une douzaine d’épisodes de la série criminelle Perception, avec Eric McCormack et Rachael Leigh Cook. J’avais un peu perdu de vue Greg Beeman depuis le début des années 2000, le bonhomme s’étant dans l’intervalle exclusivement consacré à la confection d’épisodes de séries télé. Et ce retour au long format s’avère à ma grande satisfaction un retour plutôt gagnant. The Killer inside: The Ruth Finley tient en effet de la bonne petite expérience télévisuelle, forte d’au moins 3 atouts : Une intrigue au développement étonnant dans le cadre des habituelles histoires de traque de serial-killers, une tout aussi inattendue prestation de la sympathique Teri Hatcher, ici loin de ses rôles de vamps des années 90-2000, et une réalisation de Beeman qui parvient à joliment nous mener en bateau quasiment jusqu’au bout - ou tout du moins à mener en bateau ceux qui ne connaissent pas cette authentique histoire. Rien d’exceptionnel - comme de coutume avec Greg Beeman - mais une affaire bien troussée, relevant de la bonne petite surprise dans l’ensemble.

BORGO (2023)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 19/06/2026 à 11:16
Réalisé par Stéphane Demoustier
Avec Hafsia Herzi, Moussa Mansaly, Louis Memmi, Michael Fau, Florence Loiret Caille.
Film français
Genre : Policier
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2023

Critique cinema   Critique film de Manu

Borgo est le quatrième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Stéphane Demoustier. Librement inspiré de l’affaire Cathy Sénéchal, le film est écrit par Demoustier lui-même, en collaboration avec l’avocat corse Parscal Garbarini. Il se situe dans la carrière d’Hafsia Herzi entre le suspense criminel Le Ravissement d’Iris Kaltenbäck et le drame Les Gens d’en face d’André Téchiné. Succès critique largement mérité pour ce drame criminel, offrant bien plus qu’une simple transposition à l’écran d’un fait divers. Borgo, c’est en effet avant tout une plongée passionnante dans un petit monde à part : l’univers du banditisme à la Corse. Une approche naturaliste, débarrassée de son folklore un peu clichetoneux, comme rarement le cinéma français nous en su nous en proposer. Un remarquable travail d’écriture qui permet à Borgo de se frotter au meilleur du polar à la française, marchant dans le sillon du cinéma à la fois rigoureux et absorbant des Jacques Audiard, Alain Corneau et, au-delà, Melville, avec sa galerie de personnages, principaux comme secondaires, particulièrement bien campée et son récit à la mécanique implacable. Et puis, évidemment, au centre de cette réussite, il y a - une nouvelle fois - la présence unique d’Herzi, investissant un personnage complexe, ambigu, comme elle les aime, avec toujours ce jeu d’un naturel et d’une économie d’effets confondants. Un vrai bonheur que de la voir jouer (terme presque inadéquate d’ailleurs, la concernant). Grand polar donc, et grande prestation d’Hafsia Herzi, de la part de celui qui n’est clairement pas que le frère d’Anaïs.

KANSAS (1988)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 18/06/2026 à 19:39
Réalisé par David Stevens
Avec Matt Dillon, Andrew McCarthy, Leslie Hope, Andy Romano, Brent Jennings.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 50min.
Année de production : 1988

Critique cinema   Critique film de Manu

Kansas est le troisième et dernier long métrage cinématographique de l’australien David Stevens, précédemment coscénariste du Breaker Morant de Bruce Beresford et futur auteur de la pièce à succès « The Sum of us ». Il est écrit par Spencer Eastman, décédé quelques mois avant la sortie du film en salles, et se situe dans la carrière d’Andrew McCarthy entre la chronique criminelle Less than zero de Marek Kanievska et le drame romantique Fresh horses de David Anspaugh. Plutôt loupé, ce Kansas, mais pas inintéressant pour autant. Tourné en 1988, le film était discrètement sorti chez nous au cours de l'été 1990, à la faveur du retour sur le devant de la scène de Matt Dillon, quelques mois plus tôt, dans le Drugstore Cowboy de Van Sant. L’accueil critique ne fut pas fameux dans mon souvenir, et cela se comprend. Kansas n’est pourtant pas dépourvu d’ambition. On est ici quelque part entre le film noir, avec 2, 3 petites références à Hitchcock (la rencontre des 2 personnages principaux dans le train, leurs retrouvailles à la fête foraine), le drame romantique sur fond de lutte des classes, et, plus largement, la peinture timidement critique de l’Amérique rurale des années Reagan. Un riche programme, incontestablement, que celui proposé par ce Kansas. Mais un film qui part rapidement un peu dans tous les sens, en plus d’être rarement crédible. Matt Dillon en fait ici 2 fois trop (au point de s’avérer plus rigolo qu'inquiétant par moment), Andrew McCarthy est à l'inverse transparent, et le film n’a finalement rien de très pertinent à raconter sur cette Amérique WASP des grands espaces agricoles. Et pourtant, ça se laisse bien suivre. Déjà parce que le film est très élégamment photographié par David Eggby (le premier Mad Max, Quigley down under), parce que le score de Pino Donaggio, plutôt détonnant dans ce paysage, ajoute une pincée d’étrangeté à l’affaire. Enfin, ce qui est plutôt positif chez moi, parce que l’on se demande constamment comment tout ça va se terminer.

GLORIA (1999)

Critique cinema
( 2 ) critiques ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 17/06/2026 à 08:42
Réalisé par Sidney Lumet
Avec Sharon Stone, Jean-Luke Figueroa, Jeremy Northam, Cathy Moriarty, George C. Scott.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1999

Critique cinema   Critique film de Manu

Gloria est l’antépénultième long métrage signé pour le grand écran par Sidney Lumet. Remake du film de 1980, écrit et réalisé par John Cassavetes, il repose cette fois sur un script de Steve Antin, acteur précédemment croisé dans The Goonies de Richard Donner et The Accused de Jonathan Kaplan et scénariste et réalisateur du subséquent drame musical Burlesque avec Cher. La meilleure séquence de ce remake du classique de John Cassavetes, c’est, pour moi, l’excellente poursuite automobile dans les rues de New York, à la fois sans fioriture et spectaculaire tout en demeurant réaliste, finalement très seventies dans l’esprit. Malheureusement le responsable de celle-ci n’est probablement pas Lumet, mais plus sûrement son réalisateur de seconde équipe, Jack Gill. Là se trouve d’ailleurs le principal problème de Gloria : Lumet y semble absent. Ou du moins peu concerné par ce qu’il met en scène, comme s’il n’y croyait qu’à moitié. La tête un peu ailleurs, Lumet laisse donc Sharon Stone se dépatouiller seule ici. Et si l’actrice est un régal pour les yeux, on a, pour cette même raison peut-être, un brin de mal à croire à son personnage de femme cabossée par la vie s’entichant en un week-end de ce petit orphelin, au point de se rêver bientôt mère de substitution. Trop classe, trop désinvolte également, l’actrice se donne mais ne convainc pas, et fait encore moins oublier la Gena Rowlands du film originel. Maintenant ce n’est pas non plus irregardable (comme ne l’étaient déjà pas The Morning after, A Stranger among us et Guilty as sin dans l’inégale carrière de leur réalisateur). Sidney Lumet sait filmer New-York et sa Gloria, à défaut de générer tension et / ou émotion, fonctionne comme une jolie ballade au cœur de la grosse pomme. L’implication est en partie absente mais l’œil et le métier demeurent. Enfin, on peut également souligner la richesse du score hispanisant d’Howard Shore, au croisement de son travail sur The Game, avec prédominance du piano au sein de la composition, et celui à venir sur The Departed, via une couleur latino très prononcée, notamment mise en avant par quelques chouettes morceaux pour guitare. Voilà, c’est un tout petit Lumet, une œuvre globalement pas très utile mais qui ne mérite pas non plus sa vilaine réputation.

MURDER IN MY MIND (TV) (1997)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 16/06/2026 à 19:11
Réalisé par Robert Iscove
Avec Nicollette Sheridan, Stacy Keach, Peter Outerbridge, Peter Coyote, Ian Tracey.
Téléfilm américain
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 27min.
Année de production : 1997
Titre français : La Peau d'une victime

Critique cinema   Critique film de Manu

Murder in my mind se situe dans la filmographie du chorégraphe, réalisateur et producteur canadien Robert Iscove entre le thriller Dark Angel, interprété par Eric Roberts, et la comédie musicale Cinderella. Cette production destinée au petit écran, initialement diffusée sur CBS le 19 février 1997, est écrit par Tom Swale, précédemment coscénariste du drame The Man in the attic de Graeme Campbell avec Anne Archer. Et un (télé)film de serial-killer de plus. Avec cette fois un petit argument science-fictionnel pour faire la différence, puisque notre enquêtrice vedette se fait ici greffer une partie de la mémoire d’une des victimes du tueur, laissée pour morte par ce dernier, clouée sur un lit d’hôpital dans le coma. Soit un pitch finalement pas si éloigné que ça de celui du Unforgettable de John Dahl, sorti 1 an auparavant et dans lequel apparaissait déjà Peter Coyote. Et le Robert Iscove de ne finalement pas s’en sortir si mal que cela face au film de Dahl. Avec évidemment un peu moins de panache dans la réalisation et une écriture plus sage, surfant gentiment sur les codes narratifs instaurés par le Se7en de Fincher. Mais en pouvant se prévaloir d’une prestation pas déshonorante de la belle Nicollette Sheridan, secondée ici par les impeccables en toutes circonstances Stacy Keach et Peter Coyote, et d’un récit constamment divertissant, à défaut d’afficher un niveau de sérieux / crédibilité très élevé. Clairement pas une pépite télévisuelle donc - ce dont semble s’être aperçu Michael Colombier, qui nous sert ici le strict minimum en matière de musique à suspense - mais un honnête, voire même amusant, produit télévisuel grand public.

BALLS UP (2026)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 15/06/2026 à 20:53
Réalisé par Peter Farrelly
Avec Mark Wahlberg, Paul Walter Hauser, Sacha Baron Cohen, Benjamin Bratt, Daniela Melchior.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2026

Critique cinema   Critique film de Manu

Balls up est le seizième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Peter Farrelly. Notamment produit par ses 2 scénaristes, Rhett Reese et Paul Wernick, et l’également réalisateur J.B. Rogers, vieux complice du cinéaste, le film se situe dans la carrière de Mark Walhberg entre la comédie d’action The Family plan 2 de Simon Cellan Jones et le drame criminel By any means de Elegance Bratton. Mark Walhberg faisant l’andouille chez l'un des frères Farrelly, j'avoue que ça m’inspirait un peu plus que les dernières incursions de l'acteur dans le registre de la comédie (les Dadddy’s home et autre Family plan). Malheureusement, Balls Up, c’est du Farrelly en toute petite forme. Avec certes un rythme encore suffisamment soutenu pour que l'on ne lâche pas complètement l'affaire, et bien une ou deux occasions de sourire (l’épisode avec Sacha Baron Cohen en parrain de cartel notamment, le gag du traducteur prenant la voix de Larry David). Mais rien non plus qui ne vienne altérer cette grosse sensation de paresse laissée par le film, de redite par rapport aux Dumb and dumber, à Kingpin et Hall Pass d'antan. Après, je suis bien conscient qu’il ne fallait pas que j’espère trop du binôme Rhett Reese & Paul Wernick, précédemment scénaristes de cette mauvaise blague de Spiderhead (ainsi que de la série des Deadpool, que je ne suis pas pressé de découvrir).

VIE PRIVEE (2025)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 14/06/2026 à 19:33
Réalisé par Rebecca Zlotowski
Avec Jodie Foster, Daniel Auteuil, Virginie Efira, Mathieu Amalric, Vincent Lacoste.
Film français
Genre : Thriller
Durée : 1h 47min.
Année de production : 2025

Critique cinema   Critique film de Manu

Vie privée est le sixième long métrage cinématographique de la scénariste et réalisatrice Rebecca Zlotowski. Présenté en compétition à Cannes en 2025, le film est notamment écrit par Zlotowski elle-même et Anne Berest, scénariste et actrice ayant précédemment participé à l’écriture de L’évènement d’Audrey Diwan. Il se situe dans la carrière de Daniel Auteuil entre le drame judiciaire Le Fil, réalisé par Auteuil lui-même, et la comédie dramatique L’objet du délit de et avec Agnès Jaoui. De cette Vie privée, je veux bien retenir les 3 excellentes prestations de Jodie Foster, toujours bluffante lorsqu’elle s’exprime en français, Daniel Auteuil, dans un beau rôle romantique, et Vincent Lacoste, délicieusement caustique. Mais c'est bien grâce à eux que j'ai réussi à tenir devant ce vague suspense psychanalytique hitchcockien. Et encore, j'ai dû décrocher un petit moment car je n'ai pas vu passer Irène Jacob ! Sinon, le gros souci ici, c’est que cette Vie privée part dans tous les sens pour ne pas raconter grand-chose au final. Je vois passer ici une flopée de thèmes, d’influences, allant de Woody Allen à Hitchcock donc, en passant par le Polanski du Locataire (l'immeuble, Foster qui passe pour une parano, l'antisémitisme), mais aucune de ces piste n’est vraiment creusée et n’apporte quelque chose de solide au récit, au final. La conclusion de tout ça me semblant juste être que Foster a désormais balancé son carnet et appris à être à l'écoute de ses proches et ses patients. C'est léger, je trouve, par rapport à tout ce qui précède. Par ailleurs, j’avoue n’avoir pas trop adhéré non plus à cet humour grinçant, qui en met constamment plein la gueule à son personnage principal. Bref, j'avais vraiment envie de l'aimer, ce film. Pour ses acteurs, pour ce qu'avait fait récemment Zlotowski (Les Enfants des autres, sa participation à l'incomprise Emmanuelle de Diwan), mais c'est malheureusement vraiment trop poussif, trop flou dans les intentions comme le résultat.

THE UNFORGIVEN (1960)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 14/06/2026 à 16:54
Réalisé par John Huston
Avec Burt Lancaster, Audrey Hepburn, Audie Murphy, John Saxon, Charles Bickford.
Film américain
Genre : Western
Durée : 2h 05min.
Année de production : 1960
Titre français : Le vent de la plaine

Critique cinema   Critique film de Manu

The Unforgiven est le seizième long métrage cinématographique de John Huston. Tourné en extérieurs l’état de Durango, au Mexique, le film adapte le roman homonyme d’Alan Le May publié en 1957. Il marque la seconde collaboration de Huston avec le scénariste Ben Maddow après The Asphalt jungle, 10 ans plus tôt, et se situe dans la carrière de Burt Lancaster entre la tragi-comédie historique The Devil’s disciple de Guy Hamilton et le drame Elmer Gantry de Richard Brooks. Tournage et post-production compliqués pour ce second western signé John Huston. Des aléas qui malheureusement se font quelque peu ressentir dans le résultat final, traversé de belles fulgurances mais d’une intensité dramatique inégale. The Unforgiven réserve ainsi quelques scènes très fortes, dans lesquelles on retrouve pleinement le Huston que l’on aime, à la fois âpre évocateur des passions et faiblesses humaines et technicien affuté sachant conférer une force peu commune à ses cadres. Le premier tiers de l’œuvre s’avère ainsi particulièrement brillant, tirant notamment remarquablement parti du spectaculaire cadre sauvage mexicain de l’intrigue. Il va par ailleurs sans dire que l’interprétation participe beaucoup à la force dramatique des meilleurs moments offerts par cet Unforgiven. Avec notamment, aux côtés du charismatique en diable Lancaster, un inattendu Audie Murphy, en frère de lait de l’héroïne, rongé par le doute et les préjugés. Au final, un western peut-être en deçà de ce que son riche sujet laissait espérer, mais tout de même remarquable dans l’ensemble, pouvant aisément être classé au rayon des belles réussites de son réalisateur.

WE BURY THE DEAD (2024)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 13/06/2026 à 18:10
Réalisé par Zak Hilditch
Avec Daisy Ridley, Brenton Thwaites, Mark Coles Smith, Matt Whelan, Chloe Hurst.
Film américain, australien
Genre : Epouvante
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2024

Critique cinema   Critique film de Manu

We bury the dead est le sixième long métrage cinématographique de l’australien Zak Hilditch. Cette coproduction américano-australienne est écrite par Hilditch lui-même. Elle se situe dans la filmographie de l’actrice britannique Daisy Ridley entre le biopic Young woman and the sea de Joachim Rønning et le film d’action Cleaner de Martin Campbell. Comme un petit parfum d’ozploitation traverse ce We bury the dead, essai au croisement du film de zombies, du suspense catastrophe et, dans son ambiance de désolation au grand air, de l’œuvre post-apocalyptique. Avec au centre de son intrigue une prometteuse réflexion sur le difficile travail de deuil chez « ceux qui restent ». Indicateurs plutôt au vert donc, au départ. Avec un premier tiers original, qui fonctionne bien, au moins jusqu’à l’arrivée du personnage de Riley. Ensuite, malheureusement, on commence à réaliser qu’Hilditch a oublié qu’une bonne idée ne fait pas un bon film, qu’il faut ensuite se pencher dessus et la travailler pour espérer transformer l’essai. Avec pour conséquence un film malheureusement uniquement fait de promesses non tenues, qui ne fait plus que se chercher dans sa seconde partie, perdant toute force et crédibilité à hésiter entre épouvante classique et quelque chose de plus réflectif et plus intéressant. Bref, un bon point pour la tentative d’offrir du neuf et de l’ambitieux au sein d’un sous-genre surexploité ces 2 derniers décennies… et un mauvais pour avoir bâclé le résultat du côté de l’écriture.

MR. SCORSESE (TV) (2025)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 13/06/2026 à 12:12
Réalisé par Rebecca Miller
Avec Martin Scorsese, Jay Cocks, Thelma Schoonmaker, Paul Schrader, Robert De Niro.
Mini-série américaine en 5 épisodes
Genre : Documentaire
Durée : 4h 45min. environ
Année de production : 2025

Critique cinema   Critique film de Manu

Mr. Scorsese est une mini-série documentaire en 5 parties réalisée par Rebecca Miller, fille de l’écrivain Arthur Miller et épouse de l’acteur Daniel Day Lewis. Originellement diffusée sur la plateforme Apple TV+, celle-ci devait au départ revêtir la forme d’un unique long métrage, avant que l’importance de la matière recueillie ne pousse sa réalisatrice à opter pour un découpage en plusieurs épisodes. Probablement à ce jour ce qu’il convient d’appeler l’œuvre documentaire de référence sur cette figure incontournable du septième art de ces 50 dernières années. De référence car la plus complète qui soit, à travers une flopée d’intervenants de premier choix, aussi bien artistes, amis que ou membres de la famille du cinéaste, comme de documents précieux, plus ou moins récents, parfois inédits. De référence également car elle ne fait pas que célébrer le talent de Scorsese. Mr. Scorsese s’intéresse avant tout à l’homme, avec sa part d’ombre, dans ses regrets et échecs. Autant de failles qui viennent évidemment expliquer son œuvre, en décrypter le sens et l’orientation. Bref, un régal, quasi incontournable pour s’intéresse au cinéma de Scorsese. Mais pas seulement, Miller racontant avant tout l’histoire d’une vie riche et tumultueuse, construite autour de l’amour du septième art et, en plus d’une occasion, sauvée par celui-ci.

WEB OF DECEPTION (TV) (1994)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 13/06/2026 à 11:11
Réalisé par Richard A. Colla
Avec Powers Boothe, Pam Dawber, Lisa Collins, Rosalind Chao, Bradley Whitford.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 32min.
Année de production : 1994
Titre français : L'héritage de la vengeance

Critique cinema   Critique film de Manu

Web of deception est le vingt-deuxième des 32 longs métrages signés, essentiellement pour la télévision, par Richard A. Colla entre 1969 et 2000. Originellement diffusé sur la chaîne NBC le 25 avril 1994, il est écrit par Nevin Schreiner, précédemment scénariste du The China Lake murder d’Alan Metzger. Il se situe dans la carrière de Powers Boothe entre le western Tombstone de George Pan Cosmatos et le drame romantique Blue sky de Tony Richardson. Après Zig Zag et Fuzz pour le grand écran ou Blind witness pour le petit, Richard A. Colla se montre une nouvelle fois un représentant des plus fréquentables du genre policier. Reprenant le concept, alors à la mode, de l’homme piégé par une tentatrice zélée (et suicidaire, dans le cas présent), il signe avec Web of deception un bel exemple de produit télévisuel grand public de qualité. Certes rien ne sort franchement de l’attendu ici. Mais l’opération s’avère indéniablement bien menée, travaillée avec un professionnalisme des plus appréciables, tant dans l’écriture, via un récit qui divertit son spectateur d’un bout à l’autre, que du côté de la réalisation, attentive à ne jamais lasser le spectateur. Qu’il s’agisse de la composition des cadres, des éclairages ou des mouvements d’appareil : Colla joue ainsi la carte du petit plus qui fait la différence. Avec sans doute moins de zèle que dans ses travaux de la décennie seventies mais néanmoins suffisamment d’ardeur comme de savoir-faire pour laisser téléspectateur sur l’impression tout à fait positive d’un divertissement à la fois efficace et soigné.

DIGGSTOWN (1992)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 12/06/2026 à 18:51
Réalisé par Michael Ritchie
Avec James Woods, Louis Gossett Jr., Bruce Dern, Oliver Platt, Heather Graham.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1992
Titre français : La Nuit du défi

Critique cinema   Critique film de Manu

Seizième des 20 longs métrages cinématographiques tournés par Michael Ritchie, Diggstown adapte le roman de Leonard Wise « The Diggstown ringers », publié en 1978. Le film est écrit par Steven McKay, précédemment scénariste du Hard to kill de Bruce Malmuth avec Steven Seagal. Il se situe dans la carrière de Bruce Dern entre le drame criminel Carolina skeletons de John Herman et le thriller it’s nothing personal de Bradford May. Dernier film de Richie sorti en salles dans l’hexagone, ainsi sans doute que son plus largement diffusé de la période 90. Soit un bon petit divertissement made in Hollywood, avec un James Woods qui pète la forme, dans un rôle moins sombre que ceux ayant fait sa réputation, et pas mal de trombines que l'on a plaisir à retrouver autour de lui, dont le toujours savoureux Bruce Dern parfait en crapule un peu bas du front. Après, pour m'être refait une petite partie de la filmographie de Ritchie ces derniers mois, je dois tout de même admettre que cette variante sportive du The Sting de Roy Hill est peut-être ce que le réalisateur a fait de plus impersonnel sur la période. J'ai en tout cas eu du mal à retrouver cet humour satirique un rien vachard faisant habituellement le sel de ses comédies dans ces péripéties certes alertement menées mais sans grande surprise ni réel mordant finalement. En résumé, un petit Ritchie éminemment sympathique, mais éminemment récréatif également, qui doit finalement beaucoup à ses interprètes, plus qu’à son écriture ou sa réalisation.

LE DERNIER SOUFFLE (2024)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 12/06/2026 à 17:50
Réalisé par Costa-Gavras
Avec Denis Podalydès, Kad Merad, Marilyne Canto, Fabrice Scott, Angela Molina.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2024

Critique cinema   Critique film de Manu

Le Dernier souffle est le vingtième long métrage cinématographique de Costa-Gavras. Le film adapte l’ouvrage de Régis Debray et Claude Grange « Le Dernier souffle. Accompagner la fin de vie », publié en 2023. Il est écrit par Costa-Gavras lui-même et se situe dans la carrière sur grand écran de Denis Podalydès entre les comédies La Petite vadrouille de et avec Bruno Podalydès et Le Répondeur de Fabienne Godet. Film assez étonnant, me concernant. J’en perçois en effet les (énormes) ficelles mélodramatiques d’un bout à l’autre tout en reconnaissant volontiers avoir marché à fond dedans. Plus concrètement, j’ai rarement vu une écriture aussi didactique, aussi outrageusement pédagogique que celle de ce Dernier souffle. La forme, que l’on qualifiera pudiquement de très sage, n’a pas grand-chose pour me plaire et Kad Merad dans un rôle sérieux, cela me met d’emblée sur la défensive. Soit tout de même beaucoup d’éléments jouant en défaveur d’une adhésion ne serait-ce que minimale au film. Et pourtant, contre tout attente, j’avoue avoir marché à fond à ce Dernier souffle. La sincérité, la générosité et le sentiment d’authenticité l’emporte sur le caractère scolaire de l’œuvre, sur son côté parfois « trop beau pour être vrai ». Et le film d’aligner les séquences émotionnellement puissantes, en plus d’offrir des pistes de réflexion passionnantes sur un sujet fondamental. Bref, pas tout à fait le même cinéma que celui d’Un homme de trop dans la filmo de Costa-Gavras mais, quelque part, le même cocktail d’efficacité narrative, d’humanité et d’émotions fortes.

MONSTER SUMMER (2024)

Critique cinema
( 1 ) critique ( 0 ) commentaire
Critique cinema
Critique cinema
Critique cinema
Manu  le 10/06/2026 à 15:46
Réalisé par David Henrie
Avec Mason Thames, Mel Gibson, Julian Lerner, Nora Zehetner, Lorraine Bracco.
Film américain
Genre : Fantastique
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2024

Critique cinema   Critique film de Manu

Monster summer est le second long métrage réalisé par l’acteur David Henrie. Le film est écrit par le binôme Cornelius Uliano et Bryan Schulz, précédemment coscénaristes du dessin animé The Peanuts movie de Steve Martino. Il se situe dans la carrière de Mel Gibson entre le drame criminel Cemitério de Asif Akbar et le film d’action Hunting season de RJ Collins. Hommage appuyé aux Spielberg / Dante des années 80-90 au programme de ce film d'épouvante pour la jeunesse. Un titre par trop programmatique, qui se contente de faire "à la façon de" et aurait sans doute nécessité un peu plus de réflexion du côté de l'écriture - tous ces enfants transformés en zombies sur pattes, j'ai notamment trouvé curieux que cela n'affole pas davantage de monde sur cette petite île - mais qui ne relève pas non plus de l’objet honteux pour Mel Gibson, comme pouvait l'être par exemple un Hot seat. Déjà parce que l'acteur ne fait pas que passer prendre l'oseille. Il est ici co-vedette et semble plutôt s'amuser à incarner ce policier retraité au passé trouble, aidant, non sans scepticisme, le jeune héros dans son enquête. Ensuite parce que Monster summer s'avère tout de même un produit soigné pas trop mal mené, transpirant l'amour d'un cinéma désormais old school à défaut donc de se distinguer par sa forte personnalité.

critique cinema

Plus d'articles



critique cinema
critique cinema
critique cinema

Rechercher avec google



Recherche par nom

Titre :
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Artiste :
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Dernières critiques ciné





Dernières critiques livres





Derniers commentaires














Liens   |   Flux RSS   |   Page exécutée en 0.5532 secondes   |   contactez-nous   |   Nanar production © 2009