Manu le 01/05/2026 à 12:19 |
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Réalisé par Jack Haley Jr.
Avec John Phillip Law, Dyan Cannon, Robert Ryan, Jackie Cooper, David Hemmings. Film américain Genre : Drame Durée : 1h 48min. Année de production : 1971 Titre français : Love machine
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Derniers films ajoutés |
Manu le 01/05/2026 à 09:47 |
Réalisé par Pascal Bonitzer
Avec Alex Lutz, Léa Drucker, Nora Hamzawi, Louise Chevillotte, Olivier Rabourdin.
Film français
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2024
Avec Alex Lutz, Léa Drucker, Nora Hamzawi, Louise Chevillotte, Olivier Rabourdin.
Film français
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 31min.
Année de production : 2024
Le Tableau volé est le neuvième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Pascal Bonitzer, collaborateur d’André Téchiné, Jacques Rivette, Jacques Deray ou encore Anne Fontaine. Dédié à sa femme, Sophie Fillières, le film est coécrit par Bonitzer lui-même. Il se situe dans la carrière de Léa Drucker entre la mini-série Sous contrôle d’Erwan Le Duc et le drame criminel Un homme en fuite de Baptiste Debraux.
Mon premier Bonitzer. Et une trés bonne surprise que cette imprévisible tragi-comédie aux personnages riches, à l’écriture pleine d’esprit et à la mise en scène en dentelle, discrète et élégante. Une partition que l’on savoure avec un plaisir au moins égal à celui que semblent prendre les interprètes à l’écran, Alex Lutz et Léa Drucker en tête.
Bref, c’est vif, voire tranchant, à la fois drôle et émouvant - marquante dernière séquence à ce titre, point d’orgue remarquablement bien amené de ce récit - et cela m’a clairement donné envie de m’intéresser d’un peu plus près au travail de Bonitzer derrière la caméra, ne connaissant jusqu’alors de lui que ses excellentes collaborations avec Téchiné sur la période 80-90.
Manu le 30/04/2026 à 19:54 |
Réalisé par Francis Ford Coppola
Avec Adam Driver, Giancarlo Esposito, Nathalie Emmanuel, Aubrey Plaza, Shia LaBeouf.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 2h 18min.
Année de production : 2024
Titre français : Megalopolis
Avec Adam Driver, Giancarlo Esposito, Nathalie Emmanuel, Aubrey Plaza, Shia LaBeouf.
Film américain
Genre : Science-fiction
Durée : 2h 18min.
Année de production : 2024
Titre français : Megalopolis
Megalopolis marque le retour de Francis Ford Coppola à la réalisation, 13 ans après le drame horrifique Twixt. Ce projet vieux de 30 ans pour le cinéaste est écrit par Coppola lui-même. Filmé à New York et Atlanta, dans l’état de Géorgie, le film marque la seconde collaboration du réalisateur avec l’acteur jon Voight, ainsi que les brèves retrouvailles à l’écran de Voight et Dustin Hoffman, quelques 55 ans après le Midnight Cowboy de John Schlesinger.
Dubitatif, mais pas vraiment surpris de l'être, n'ayant jamais été emballé, du moins à leur première vision, par tout ce que j'ai vu de Coppola, à l'exception notable de The Conversation et The Godfather Part II.
Un film qui n’arrive jamais à convaincre tout en restant constamment stimulant. Dans son esthétique, aussi ambitieuse qu’inégale d’inspiration, entrelacement d’idées visuelles tantôt brillantes, tantôt juste kitsch. Comme dans son écriture, là-encore audacieuse dans ses nombreuses références à la situation socio-politique de l’Amérique contemporaine mais drastiquement bancale dans sa progression dramatique. Avec, de mon côté, un arc narratif consacré au trio Jon Voight / Shia LaBeouf / Aubrey Plaza qui m’a rapidement davantage intéressé que tout ce qui concerne le couple Adam Driver / Nathalie Emmanuel.
Au final, ce Megalopolis m'a curieusement rappelé le plus modeste CQ de Roman Coppola, autre film à la fois inventif et brouillon, développant un même univers rétro-futuriste tout en appelant assez naturellement à la revoyure. Bref, de façon un peu provocatrice, un Coppola presque conforme à ce que j’en attendais.
Manu le 30/04/2026 à 07:34 |
Réalisé par Guillaume Senez
Avec Romain Duris, Judith Chemla, Mei Cirne-Masuki, Tsuyu Shimizu, Shungiku Uchida.
Film français, belge, japonais, américain
Genre : Drame
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2024
Avec Romain Duris, Judith Chemla, Mei Cirne-Masuki, Tsuyu Shimizu, Shungiku Uchida.
Film français, belge, japonais, américain
Genre : Drame
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2024
Une part manquante est le troisième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur belge Guillaume Senez. Le film est écrit par Senez lui-même et Jean Denizot, précédemment auteur du drame romantique Le Belle vie avec Jean-Philippe Ecoffey et Maya Sansa. Il se situe dans la carrière de Romain Duris entre le thriller La Nuit se traîne de Michiel Blanchart et le drame historique Furcy, né libre de Abd Al Malik.
6 ans après le très réussi Nos bataille, Senez revient avec cette Part manquante dans la continuité thématique de son précédent long. Soit les répercussions de l’éclatement du couple sur leur progéniture et l’analyse du difficile statut de parent isolé, ici qui plus dans un pays étranger, aux codes, us et coutumes très différents de ceux de nous autres, occidentaux européens.
Un sujet qui, de prime abord, pourrait sembler un brin pointu, mais qui convoque finalement des sentiments communs à tous. Sentiments que Senez travaille une nouvelle fois avec beaucoup de pudeur et d’intelligence, aidé d’un Romain Duris non seulement impressionnant dans sa maitrise de la langue japonaise, mais surtout extrêmement touchant en père meurtri cherchant à reconnecter avec sa fille.
Très beau film, évoquant en parallèle à sa trame principale, toujours avec la même délicatesse, le clash des cultures occidentales / asiatiques et la fascination de l’étranger pour le Japon, ses rites et mœurs. Et le sentiment derrière tout ça de deviner à travers Senez une valeur sûre capable de proposer un cinéma à la fois populaire et ambitieux, romanesque et réflexif.
Manu le 28/04/2026 à 19:44 |
Réalisé par Jean Pellerin
Avec Ted McGinley, Roy Scheider, Ken Olandt, Adam Wylie, Ursula Brooks.
Film américain
Genre : Catastrophe
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2000
Titre français : Daybreak, le métro de la mort
Avec Ted McGinley, Roy Scheider, Ken Olandt, Adam Wylie, Ursula Brooks.
Film américain
Genre : Catastrophe
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2000
Titre français : Daybreak, le métro de la mort
Daybreak est le cinquième et à ce jour dernier long métrage de Jean Pellerin. Le film marque sa seconde collaboration avec le producteur Phillip J. Roth après le drame maritime Under pressure, sorti quelques mois plus tôt. Il se situe dans la carrière de Roy Scheider entre le film d‘épouvante The Doorway de Michael B. Druxman et le thriller Time lapse de David Worth.
Un Roy Scheider dernière période, qui fait purement acte de présence en supérieur bienveillant du personnage principal. Après, je ne me plains pas non plus car, pour une fois sur cette période professionnelle difficile pour lui, son temps de présence à l'écran justifierait presque le positionnement de son nom tout en haut de l'affiche. En revanche, niveau motivation, ça ne crève donc pas trop l’écran.
Quant au film, il lorgne méchamment du côté du pas désagréable Daylight de Rob Cohen. Même trame générale, les moyens adéquates et interprètes à peu près connus en moins, le tout assorti d’effets numériques qui vous défrisent aujourd’hui violemment la moustache. Maintenant, peut-être que le caractère excessivement cliché des personnages et péripéties parviendra à divertir, voire à sporadiquement amuser, l’amateur (vraiment) peu regardant de suspenses catastrophe directement sortis du moule des productions Irwin Allen d’antan.
Bref, un DTV sans grande envergure ni ambition, difficilement regardable à l’époque de sa sortie, se parant aujourd’hui d’un modeste charme vintage, dans lequel Roy Scheider fait le job sans enthousiasme, mais sans trop se défiler non plus.
Manu le 25/04/2026 à 08:02 |
Réalisé par Carlo Lizzani
Avec Terence Hill, Don Backy, Frank Wolff, Gabriele Tinti, Tano Cimarosa.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1969
Avec Terence Hill, Don Backy, Frank Wolff, Gabriele Tinti, Tano Cimarosa.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1969
Barbagia (La societa del malessere) se situe dans la filmographie de Carlo Lizzani entre sa participation au film à sketchs Amore e rabbia et la comédie satirique choral Roma bene. Le film adapte l’ouvrage « La Società del malessere » du journaliste et homme politique sarde Giuseppe Fiori, publié en 1968. Il est notamment écrit par Lizzani lui-même, Dino Maiuri et Massimo De Rita. Soit le même trio de scénaristes que sur le précédent Banditi a Milano de Lizzani. Il s’agit par ailleurs de la troisième et dernière collaboration entre le cinéaste et l’acteur américain Frank Wolff.
A la fois polar à l'italienne et drame social, retraçant le parcours criminel du bandit sarde Graziano Cassitta (en réalité Graziano Messina, décédé en avril 2025, à 83 ans, au terme d'une vie jusqu'au bout tumultueuse), Barbagia (La società del malessere) est à rapprocher des précédents Svegliati e uccidi et Banditi a Milano comme du subséquent Crazy Joe dans l’œuvre de Lizzani. Des films aux budgets que j'imagine relativement confortables (3 d'entre eux sont produits par Dino De Laurentiis) offrant du spectaculaire dans un style brut, façon reportage, sans non plus délaisser le fond.
En effet, à travers l’évocation jamais complaisante des agissements criminels de Graziano, le film se veut avant tout le portrait d’une société malade, gangrénée par la pauvreté et la corruption, ne profitant qu’aux spéculateurs terriens et truands en col blanc, poussant les paysans à se tourner vers des activités illégales, parfois sous le contrôle des susnommés.
Lizzani ajoute ainsi, avec ce Bargagia, un opus revêche supplémentaire à son CV, héritier direct du néo-réalisme d’après-guerre dans l’esprit et la forme comme précurseur du cinéma militant de Ken Loach. Opus malheureusement tombé dans l’oubli, comme bien d’autres titres de ce cinéaste, et cela malgré la présence, dans un étonnant contre-emploi, de Terence Hill, acteur alors en passe de devenir une superstar du cinéma transalpin.
Manu le 23/04/2026 à 19:21 |
Réalisé par Paul Greengrass
Avec Tom Hanks, Helena Zengel, Ray McKinnon, Mare Winningham, Bill Camp.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2020
Titre français : La Mission
Avec Tom Hanks, Helena Zengel, Ray McKinnon, Mare Winningham, Bill Camp.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2020
Titre français : La Mission
News of the world est le quinzième long métrage du scénariste, producteur et réalisateur Paul Greengrass. Le film adapte le roman homonyme de l’américaine Paulette Jiles, publié en 2016. Il est coécrit par Greengrass lui-même et Luke Davies, précédemment coscénariste de la mini-série Catch-22 de George Clooney, Grant Heslov et Ellen Kuras, et se situe dans la carrière de Tom Hanks entre la comédie Borat subsequent moviefilm… de Jason Woliner et le film de science-fiction Finch de Miguel Sapochnick.
Essai westernien transformé pour Paul Greengrass, qui retrouve ici Tom Hanks, 8 ans après le solide Captain Phillips. Certes l’on ne peut pas dire que le cinéaste britannique réinvente le genre. Mais il s’y montre tout à fait l’aise. Les séquences d’action comme de tension fonctionnent à plein régime, bénéficiant ainsi de sa grande expertise en ce domaine, les extérieurs sont bien exploités, les personnages principaux très vite attachants et le film n’oublie pas non plus de coller à son époque, via, dans les conflits qu’il décrit, comme une vision miroir des déchirures de l’Amérique contemporaine.
Soit au final un chouette cocktail d’émotions contrastées, fondamentalement sans aucune surprise dans ses péripéties comme sa conclusion, et qui ne marquera sans doute pas le genre autant qu’un True Grit, mais s’en approche tout de même par moment. Ainsi, dans le quelques figures amochées émouvantes et / ou inquiétantes qu’il dépeint comme sa vision démystifiée de l’Ouest, News of the world devrait a minima séduire l’amateur de westerns désenchantés post-sixties à défaut de le surprendre.
Manu le 22/04/2026 à 10:50 |
Réalisé par John Badham
Avec Roy Scheider, Warren Oates, Candy Clark, Daniel Stern, Malcolm McDowell.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 49min.
Année de production : 1983
Titre français : Tonnerre de feu
Avec Roy Scheider, Warren Oates, Candy Clark, Daniel Stern, Malcolm McDowell.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 49min.
Année de production : 1983
Titre français : Tonnerre de feu
Blue Thunder est le cinquième long métrage cinématographique du producteur et réalisateur John Badham. Le film est écrit par le binôme Dan O’Bannon et Don Jakoby, qui se reformera 2 ans plus tard à l’occasion du Lifeforce de Tobe Hooper, ainsi que sur l’Invaders from Mars du même Hooper. Il se situe dans la carrière de Roy Scheider entre le thriller Still of the night de Robert Benton et le drame politique de Linda Yellen, Jacob Timerman: Prisoner without a name, cell without a number.
Plus de 30 ans que je ne l'avais pas revu. Et je me suis régalé. Certes on a là un produit ouvertement hybride, avec un pied dans les années 70 et l'autre dans les 80, mais sacrément bien fichu également. La grosse première partie offre ainsi un récit du type suspense paranoïaque dense et sombre (cf. le destin réservé à certains personnages), tandis que le dernier tiers se lâche intégralement dans l'action spectaculaire, un peu simpliste et pas très responsable.
Blue Thunder est donc clairement du genre bancal, laissant un peu en plan un beau sujet d’anticipation s’interrogeant sur les méthodes de surveillance modernes, la manipulation des opinions et l’atteinte à la vie privée dans nos sociétés informatisées. Petite frustration donc, même si, au final, ce que l’on retient, c'est surtout la qualité des séquences aériennes du film, impressionnantes, splendides, pratiquement sans effet visuel, à quelques discrètes petites transparences près, la photo canon de John A. Alonzo - entre Chinatown et ce titre, Los Angeles aura été bien servi par lui (je ne souviens plus de ce que valait son travail sur le Farewell, my lovely de Dick Richards, par contre) - et la coolitude ravageuse de ses interprètes principaux.
Par ailleurs, c’était la première fois que je voyais le film en VO, et petite excitation au moment de découvrir l'équivalent originel du "Toi, j't'aurais" de McDowell.
Manu le 22/04/2026 à 07:42 |
Réalisé par Antonio Pietrangeli
Avec Claudia Cardinale, Ugo Tognazzi, Bernard Blier, Michèle Girardon, Paul Guers.
Film italien, français
Genre : Comédie
Durée : 2h 04min.
Année de production : 1964
Titre français : Le Cocu magnifique
Avec Claudia Cardinale, Ugo Tognazzi, Bernard Blier, Michèle Girardon, Paul Guers.
Film italien, français
Genre : Comédie
Durée : 2h 04min.
Année de production : 1964
Titre français : Le Cocu magnifique
Il Magnifico Cornuto est le neuvième des onze longs métrages cinématographiques signés par le scénariste et réalisateur Antonio Pietrangeli entre 1950 et 1969. Le film adapte la pièce de théâtre du français Fernand Crommelynck, « Le Cocu magnifique », originellement créée à Paris en 1921. Il marque la septième et avant-dernière collaboration entre Pietrangeli et le binôme de scénaristes Ruggero Maccari et Ettore Scola.
Précédant d’une année ce sommet du cinéma italien des années 60 qu’est Io la conoscevo bene, Il Magnifico cornuto se présente en quelque sorte comme l’ultime marche avant celui-ci. Soit un titre qui évolue déjà dans la cour des très grandes comédies à l’italienne, combinant l’humour le plus ravageur, dans son portrait d’une bourgeoisie de province obsédée par le paraitre, à l’analyse socio-politique la plus pertinente, à travers sa vision en creux de l’éclatement de la société du boom d’après-guerre.
Un pur régal d’écriture, de mise en scène et d’interprétation, d’une puissance comique dénonciatrice exceptionnelle, qui vient également ajouter à l’œuvre de Pietrangeli un nouveau passionnant portrait de femme s’émancipant de la tutelle dominatrice de l’homme. Une marche forcée qui ne verse par ailleurs jamais dans l’angélisme, le final nous la montrant juste désormais égale à son mari en terme de duplicité.
Après Catherine Spaak dans La Parmigiana et avant Stefania Sandrelli dans Io la conoscevo bene, Il Magnifico cornuto peut ainsi s’apprécier comme une nouvelle célébration d’actrice : Claudia Cardinale, à tomber dans son rôle d’épouse-vitrine, initialement naïve, dont le premier tort est d’être trop belle.
Bref, pour toutes ces raisons, un titre assurément immanquable pour tout amoureux du cinéma transalpin de cette époque et étonnamment encore peu édité / diffusé compte tenu de sa valeur au sein des carrières de Pietrangeli comme de Claudia Cardinale.
Manu le 21/04/2026 à 16:55 |
Réalisé par Keith Gordon
Avec John Glover, Ilan Mitchell-Smith, Wally Ward, Doug Hutchison, Adam Baldwin.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 44min.
Année de production : 1988
Avec John Glover, Ilan Mitchell-Smith, Wally Ward, Doug Hutchison, Adam Baldwin.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 44min.
Année de production : 1988
The Chocolate war est le premier long métrage cinématographique signé par le jusqu’alors acteur Keith Gordon. Tourné dans l’état de Washington, le film est écrit par Gordon lui-même, qui adapte ici le roman homonyme de Robert Cormier originellement publié en 1974. Il se situe dans la carrière de John Glover entre la comédie fantastique Scrooged de Richard Donner et la mini-série Pursuit de Ian Sharp.
Enfin vu, ce Chocolate war, qui m'intriguait depuis très longtemps. Et, malgré le risque de déception inhérent à ce type de longue attente, positivement séduit par le résultat, dont je m’étonne qu’il n’ait pas gagné davantage en notoriété au fil des décennies.
Dans son créneau, au carrefour du drame adolescent et de l’étude de mœurs, voilà en effet une œuvre brillamment exécutée. Une réussite aussi satisfaisante dans la forme, percutante, sans artifice, que passionnante dans le fond, à la fois riche, savoureux et… glaçant. Côté interprétation, là-aussi un sans faute général, marqué par un grand numéro de John Glover, en prêtre enseignant aux abois, un brin sadique. Toutes les scènes où il intervient sont proprement jubilatoires.
Après, s’il me fallait émettre un petit bémol, il toucherait sans soute au caractère un peu trop cynique et clinique de l’ensemble, à mon goût. Mais je mentirais si je ne reconnaissais pas que je m'y attendais, le cinéma de Keith Gordon ne se définissant pas vraiment par son aspect extrêmement chaleureux.
Manu le 21/04/2026 à 11:49 |
Réalisé par Rick King
Avec Lorenzo Lamas, Chris Sarandon, Peter Coyote, Kari Wuhrer, Barry Flatman.
Film canadien
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1996
Titre français : Police future
Avec Lorenzo Lamas, Chris Sarandon, Peter Coyote, Kari Wuhrer, Barry Flatman.
Film canadien
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1996
Titre français : Police future
Terminal justice est le dixième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Rick King. Cette production canadienne tournée à Toronto marque la seconde collaboration de King avec le scénariste Frederick Bailey après le néo-noir Quick, sorti 3 ans auparavant, ainsi que seconde des 3 associations entre le cinéaste et l’acteur Chris Sarandon.
Retour au thriller d’anticipation pour Rick King après le plus cossu Prayer of the Rollerballs. Avec des sujets alors bien dans l’air du temps, sur la réalité virtuelle et le clonage, qui rapproche notamment ce titre du Strange days de Kathryn Bigelow.
Et, comme souvent avec King, il y a de l’idée dans cette modeste bande, une ambition supérieure à celles de la plupart des DTV du même créneau budgétaire. L’univers imaginé par le film n’est ainsi pas sans trouvaille originale et / ou amusante, anticipant même pour certaines de réelles avancées technologiques. L’œuvre se pare en outre d’une bonne dose d’humour dans ses dialogues, venant judicieusement désamorcer ses péripéties les plus clichées.
Après, on retrouve malheureusement à peu près les mêmes limites que sur les précédents travaux du cinéaste. Avec déjà des moyens trop limités pour créer un univers pleinement satisfaisant, mais aussi quelques situations n’échappant au ridicule et surtout une réalisation manquant terriblement d’imagination. Les scènes d’action sont ternes, celles dévolues à l’avancée du récit comme aux rapports entre les personnages sans plus de cachet. Et puis il va sans dire que Terminal justice se trimballe un handicap de taille avec Lorenzo Lamas comme acteur principal, qui plus est dans un rôle l’invitant à exprimer davantage d’émotions que d’habitude.
En résumé, un parfait représentant du cinéma de Rick King, dans ce qu’il possède de plus sympathique comme de plus regrettable.
Manu le 20/04/2026 à 08:39 |
Réalisé par Roger Spottiswoode
Avec Alan Rickman, Amanda Ooms, Donal Donnelly, Simon McBurney, Jan Rubes.
Film autrichien, canadien, anglais, allemand
Genre : Biopic
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1994
Avec Alan Rickman, Amanda Ooms, Donal Donnelly, Simon McBurney, Jan Rubes.
Film autrichien, canadien, anglais, allemand
Genre : Biopic
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1994
Coproduction anglo-germano-canado-autrichienne tournée entre l’Autriche et la Hongrie, Mesmer est le treizième long métrage de fiction du canadien Roger Spottiswoode. Le film est écrit par Dennis Potter, précédemment scénariste des mini-séries Pennies from heaven de Piers Haggard et The Singing detective de Jon Amiel. Il se situe dans la carrière sur grand écran d’Alan Rickman entre la comédie satirique Bob Roberts de et avec Tim Robbins et le drame romantique An awfully big adventure de Mike Newell.
Toubib avant-gardiste ou charlatan illuminé, ce Franz Anton Mesmer ? En tout cas biopic quelque part hors du commun que le film que lui a consacré l’imprévisible Spottiswoode. Dans le sens où l’on n’en sait pas plus sur le Mesmer en question avant qu’après l’avoir vu. Un petit exploit en soi, probable fruit d’une absence totale de point de vue convergent entre la réalisation, l’écriture et l’interprétation.
D’un côté, on a donc la patte scénaristique excentrique de Potter bien présente tout du long, débouchant notamment sur des séquences hystériques que n’auraient sans doute pas renié un Ken Russell ou un Nicholas Roeg. Et, de l’autre, une réalisation qui prend son sujet très au sérieux, livrant dans l’exécution ce que le grand écran peut proposer de plus conventionnel en matière de film biographique. Ajoutant à cette confusion générale, l’interprétation d’Alan Rickman semble osciller entre ces 2 visions, tantôt malicieuse et un rien décalée, tantôt au strict premier degré dans son incarnation du personnage-titre.
Enfin, n’arrangeant point ses affaires, ce ne sont pas Michael Nyman, en rare petite forme, et la reconstitution d’époque proposée, beaucoup trop « pays de l’Est » dans l’ambiance, qui aident à tirer vers le haut ce portrait plus que brouillon d’un, disons… gourou éclairé du dix-huitième siècle ?
Manu le 19/04/2026 à 19:43 |
Réalisé par Liliana Cavani
Avec Chiara Caselli, Gaetano Carotenuto, Anna Bonaiuto, Valeria D'Obici, Carla Cassola.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 53min.
Année de production : 1993
Titre français : Sans pouvoir le dire
Avec Chiara Caselli, Gaetano Carotenuto, Anna Bonaiuto, Valeria D'Obici, Carla Cassola.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 53min.
Année de production : 1993
Titre français : Sans pouvoir le dire
Dove siete ? Io sono qui est le onzième long métrage cinématographique de l’ancienne documentariste Liliana Cavani. Le film est écrit par Cavani elle-même et Italo Moscati, scénariste avec lequel la cinéaste avait déjà collaboré à plusieurs reprises, notamment sur son Il Portiere di notte. Il se situe dans la carrière de Chiara Caselli entre le drame Fiorile des frères Paolo et Vittorio Taviani et la comédie romantique OcchioPinocchio de Francesco Nuti.
Onze ans après Oltre la porta, Cavani se replonge dans l’Italie contemporaine à l’occasion de ce drame sociétal abordant les thèmes de l’incommunicabilité et de la gestion du handicap au quotidien. Une riche matière que la cinéaste aborde malheureusement avec son habituelle absence totale de délicatesse. Tout ce qui aurait nécessité de la nuance et pudeur dans ce récit se voit ainsi lourdement souligné par la réalisation et l’écriture associées. Avec pour effet immédiat de vider totalement l’œuvre de la force émotionnelle que son sujet laisser entrevoir.
Bref, me concernant, encore une déconvenue de la part de Cavani, que j’espérais plus adroite que d’habitude sur un sujet moins sulfureux tel que celui-ci. Avec ici pour seules bouées de secours permettant de tenir jusqu’au bout l’intéressant score électro-orchestral de Pino Donaggio, ouvertement sous l’influence d’Arvo Pärt, et la présence de la ravissante Chiara Caselli, tentant d’injecter un brin d’émotion dans cet océan de lourdeurs.
Manu le 19/04/2026 à 09:53 |
Réalisé par Louis Morneau
Avec Brad Dourif, David Ledingham, Maria Ford, Isaac Hayes, Karen Black.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1992
Avec Brad Dourif, David Ledingham, Maria Ford, Isaac Hayes, Karen Black.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1992
Final judgement est le second long métrage cinématographique de Louis Morneau. Le film est écrit par le journaliste et critique ciné Kirk Honeycutt. Il se situe dans la carrière de Brad Dourif entre la comédie dramatique London kills me d’Hanif Kureishi et le film d’épouvante Critters 4 de Rupert Harvey.
Des moyens évidemment riquiqui pour cette production Concorde- New Horizons de chez Corman, qui freinent un peu l’action comme l’instauration d’une véritable ambiance de néo-noir, un script qui ne finalise pas ses quelques bonnes idées et un taux élevé de nudité gratuite venant régulièrement nous rappeler que l’on est bien dans une œuvre de pure exploitation. Bref, de quoi s’imaginer que l’oubli dans lequel a sombré ce Final judgement n’est pas totalement immérité.
Et pourtant le film mérite mieux que ce jugement lapidaire. Car, derrière toutes ces contraintes et limites, l’envie de bien faire les choses se fait tout de même sentir, tant niveau écriture que réalisation.
Final judgement se débrouille ainsi pour nous offrir des personnages présentant un chouia de consistance tandis que Morneau soigne sa petite ambiance californienne nocturne. Et puis le film bénéficie de la toujours forte présence de Brad Dourif, en prêtre enquêteur, qui a parfois l’air aussi illuminé que le tueur qu’il poursuit, soit-dit en passant.
Voilà, ce n’est peut-être pas grand-chose au final, mais j’invite quand même l’amateur de polar des années 90 à donner sa chance à ce Hardcore à la sauce « Hollywood Night ».
Manu le 18/04/2026 à 18:09 |
Réalisé par Claude D'Anna
Avec Max Von Sydow, Laure Deschanel, Micheline Presle, François Arnal, Claire Wauthion.
Film belge, français
Genre : Fantastique
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1975
Avec Max Von Sydow, Laure Deschanel, Micheline Presle, François Arnal, Claire Wauthion.
Film belge, français
Genre : Fantastique
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1975
Production franco-belge tournée en Belgique, Trompe l’œil est le troisième long métrage cinématographique de Claude D’Anna. Le film est écrit par D’Anna lui-même et sa compagne, Marie-France Bonin, également actrice principale ici (sous le pseudonyme de Laure Deschanel). Il se situe dans la carrière de Max Von Sydow entre la comédie Ägget är löst! En hårdkokt saga de et avec Hans Alfredson et le thriller Three days of the Condor de Sydney Pollack.
L’ombre de Polanski plane sur ce suspense psychanalyto-fantastique, également caractéristique d’un certain cinéma d’auteur « de genre » belge de son époque. Volontiers austère mais fort de quelques trouvailles visuelles marquantes et, plus généralement, d’une ambiance malaisante aux p’tits oignons, Trompe l’œil navigue ainsi entre le lassant et le fascinant.
Exigeant, le résultat tient donc avant tout de l’objet conceptuel. Il intrigue plus qu’il ne touche, force le respect dans son ambition, formellement tenue, et offre indéniablement un rôle sur mesure au ténébreux Max Von Sydow face à la troublante Laure Deschanel. De quoi donner envie de se pencher d’un peu plus près sur les films suivants de son auteur, par ailleurs plus ou moins tombés dans le même oubli.
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