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LES RAYONS ET LES OMBRES (2026)

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Manu  le 23/03/2026 à 17:47
Réalisé par Xavier Giannoli
Avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diehl, Olivier Chantreau, André Marcon.
Film français
Genre : Biopic
Durée : 3h 15min.
Année de production : 2026

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Les Rayons et les ombres est le neuvième long métrage du scénariste et réalisateur Xiavier Giannoli. Le film est notamment écrit par Giannoli lui-même et Jacques Fieschi, qui avait déjà collaboré à l’écriture de 3 des précédentes réalisations du cinéaste : Une aventure en 2005, L’apparition en 2018 et Illusions perdues en 2021. Il se situe dans la carrière de Jean Dujardin entre le suspense fantastique L’homme qui rétrécit de Jan Kounen et le drame Montagnes russes de Cyril Gelblat.

Ambitieux projet - un de plus - pour Giannoli que ce biopic sur Jean Luchaire et sa fille Corinne, tristes figures majeures de la collaboration franco-allemande. Une histoire vraie que le cinéaste s’approprie sans difficulté tant celle-ci vient naturellement enrichir toutes les interrogations hantant son univers cinématographique.

Peuplé de personnages à la pensée et aux comportements contradictoires, manipulateurs manipulés pas si innocents que cela, mais pas si coupables non plus, le récit fleuve de cette fresque à la fois voluptueuse et glaciale vient ainsi enrichir une passionnant réflexion sur le mensonge (aux autres comme à soi-même) et les faux-semblants, entamée par son auteur depuis, au moins, Quand j’étais chanteur, en 2006.
Pour autant, pas de sentiment de redite ici. Car, au risque de frustrer le spectateur espérant retrouver ici la virulence comico-noire scorsesienne d’Illusions perdues ou de la mini-série D’argent et de sang, Giannoli choisit une approche plus posée, un peu plus pesante également.

Tout en relevant haut la main son pari d’œuvre-fleuve de plus de 3 heures fonctionnant sans temps mort, il construit Les Rayons et les ombres comme une lente plongée en eaux troubles, dont les effets se font ressentir bien au-delà de la vision du film. Soit une proposition au final nettement moins évidente qu’attendue, très intelligemment perverse, qui nous renverrait davantage, dans l’œuvre de Giannoli, au quelque peu sous-estimé L’apparition, dans son fonctionnement « à retardement ».

Passionnante et exigeante, flamboyante et malaisante, nécessaire également, une réussite qui s’impose dans la nuance et le malaise, et révèle au passage une actrice épatante, que je veux croire promise à une très belle carrière.

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ROCAMBOLE (1963)

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Manu  le 23/03/2026 à 11:41
Réalisé par Bernard Borderie
Avec Channing Pollock, Edy Vessel, Nadia Gray, Alberto Lupo, Guy Delorme.
Film italien, français
Genre : Aventures
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1963
Titre français : Rocambole contre services secrets

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Coproduction franco-italienne tournée sur les 2 territoires, Rocambole est le dix-huitième long métrage cinématographique de Bernard Borderie. Le film adapte l’œuvre de Pierre-Alexis Ponson du Terrail, créateur du personnage de Rocambole en 1857. Il est coécrit par le futur réalisateur Ugo Liberatore et marque l’ultime apparition à l’écran de l’actrice italienne Edy vessel. Après plusieurs déconvenues, voilà enfin un Borderie que je peux considérer comme « pas si mal ». Alors certes son Rocambole ne déborde pas d'inventivité du côté de la mise en scène, avec des séquences d’action plus que sagement filmées, et les prestations centrales n’offrent rien de mémorable. Mais, au moins, le film assume pleinement son titre. Il offre ainsi de la péripétie rocambolesque à foison et nous régale d’un totalement improbable personnage central, gentleman cambrioleur espion, à la fois James Bond et Arsène Lupin, affrontant fort opportunément des adversaires tous plus imbéciles et bornés les uns que les autres. Bref, au regard de ses pas possibles Sept hommes et une garce et autre A la guerre comme à la guerre, un titre qui fait presque figure de petite réussite pour Borderie.

WINTERHAWK (1975)

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Manu  le 23/03/2026 à 09:01
Réalisé par Charles B. Pierce
Avec Leif Erickson, Woody Strode, Denver Pyle, L.Q. Jones, Arthur Hunnicutt.
Film américain
Genre : Western
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1975
Titre français : Le Faucon blanc

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Winterhawk est le troisième long métrage cinématographique de l’également acteur, producteur et scénariste Charles B. Pierce. Le film est écrit par Pierce lui-même, en collaboration avec Earl E. Smith, déjà scénariste de ses 2 précédentes réalisations. Il se situe dans la carrière sur grand écran de L.Q. Jones entre le thriller White line fever de Jonathan Kaplan et la comédie Mother, jugs & speed de Peter Yates. Le premier des 6 westerns tournés par Charles B. Pierce entre 1975 et 1998. Familier de l’univers de ce sympathique cinéaste indépendant, je n'ai pas été trop surpris par la naïveté maladroite de l'ensemble. Entre sa voix-off ampoulée, le jeu un peu raide de certains interprètes, son rythme et sa tonalité erratique, Winterhawk est loin de n’offrir que du tout bon à l’amateur. Néanmoins, la sincérité, l’amour du genre transpire de ce modeste projet, dont l’authenticité se voit dopée aux magnifiques extérieurs du Montana, toujours bien mis en valeur par Pierce et son directeur de la photographie. Bref, au final un opus westernien par bien des aspects peu satisfaisant, mais avec du cœur et un petit brin de caractère (et l'impayable trombine d'Elisha Cook Jr. en bonus).

THE KILLER (2023)

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Manu  le 22/03/2026 à 08:53
Réalisé par David Fincher
Avec Michael Fassbender, Tilda Swinton, Charles Parnell, Arliss Howard, Kerry O'Malley.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 58min.
Année de production : 2023

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Douzième long métrage cinématographique de David Fincher, The Killer tire son inspiration de la série de bandes dessinées de Matz et Luc Jacamon en 13 volumes, publiée chez Casterman entre 1998 et 2014. Le film marque la troisième collaboration entre Fincher et le scénariste Andrew Kevin Walker après Se7en en 1995 et l’épisode Bad Travelling de la série Netflix Love, death & robots en 2022. Il se situe dans la carrière de Michael Fassbender entre le film fantastique X-Men: Dark Phoenix de Simon Kinberg et la comédie sportive Next goal wins de Taika Waititi. Sans doute pas le film le plus surprenant de Fincher - son précédent, Mank, offrait un contenu un peu plus inattendu - mais, comme souvent lorsque ce cinéaste la joue sans risque (cf. Panic room), une œuvre se distinguant par son imparable efficacité. Sur un canevas familier - un tueur à gage en indélicatesse avec sa hiérarchie, obligé de « faire le ménage » pour sauver sa peau - The Killer réussit ainsi le tour de force de captiver d’un bout à l’autre, et parfois même surprendre. A cet égard, on appréciera tout particulièrement le virage plus réflexif, plus ironique également, que prend, dans sa dernière partie, ce complément moderne du Point blank de John Boorman. Une conclusion qui élève discrètement le débat, un rien sibylline comme souvent chez Fincher, mais qui rend un peu plus réjouissant encore ce titre maitrisé à plus de 200%, ainsi que subitement beaucoup plus personnel.

DE SADE (1969)

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Manu  le 18/03/2026 à 19:05
Réalisé par Cy Endfield
Avec Keir Dullea, Senta Berger, Anna Massey, Lilli Palmer, Christiane Krüger.
Film allemand, américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1969
Titre français : Le Divin marquis de Sade

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De Sade est l’avant-dernier long-métrage de l’américain Cy Endfield. Cette production AIP (American International Pictures) tournée en Allemagne est coécrite par le scénariste et romancier Richard Matheson. Elle se situe dans la carrière de Lilli Palmer entre le thriller psychologique Hard contract de S. Lee Pogostin et le film fantastique La Residencia de Narciso Ibáñez Serrador Sur le papier, cette association entre le réalisateur de Sands of the Kalahari et le scénariste / romancier Richard Matheson paraissait plutôt prometteuse. Sauf que Endfield a apparemment abandonné l'affaire en cours de tournage et que Corman, qui en a repris les rênes, nous a fait un peu n'importe quoi. Alors certes le film le mérite de s'éloigner des codes narratifs classiques du genre biopic avec sa temporalité fractionnée, son De Sade rejouant par moment sa vie sur une scène de théâtre, son ambiance onirique semi-fantastique et ses scènes d'orgie psychédéliques façon The Trip. Malheureusement, s'il y a de l'idée, la proposition finale ne constitue qu'un brouillon de film générant davantage lassitude et incompréhension que réflexion ou stimulation des sens. Bref, moins qu’un film malade, un triste ratage, au regard des nombreux talents impliqués dans sa confection.

MANNAJA (1977)

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Manu  le 18/03/2026 à 07:15
Réalisé par Sergio Martino
Avec Maurizio Merli, John Steiner, Sonja Jeannine, Philippe Leroy, Martine Brochard.
Film italien
Genre : Western
Durée : 1h 41min.
Année de production : 1977
Titre français : Mannaja, l'homme à la hache

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Dix-septième long métrage cinématographique de Sergio Martino, Mannaja est coécrit par Martino lui-même et le scénariste et réalisateur Sauro Scavolini. Le film marque la seconde réunion à l’écran des acteurs Maurizio Merli et John Steiner après le Roma violenta de Marino Girolami. Un peu déçu à la révision de ce Mannaja, même si cela reste tout à fait fréquentable au sein de la filmographie de Martino. Le film démarre assez fort, dans une ambiance crépusculaire à la Il Quattro dell’apocalisse / California / Keoma de très bon augure. Sans grande surprise, l'interprétation de Maurizio Merli n'a rien de transcendant, mais comme on lui demande seulement de jouer les justiciers taciturnes, ça passe. Et puis, face à lui, on a cette ordure de John Steiner qui relève tout de suite le niveau. Mannaja soigne en outre jusqu'au bout son ambiance de désolation, jouant presque autant dans la cour du western que celle du film d'épouvante gothique. Soit un joli travail de mise en scène, avec quelques plans qui claquent bien (celui de la diligence conduite par le mec agonisant sur une zique angoissante des Des Angelis brothers notamment), une belle introduction, qui rappelle la magnifique séquence de meurtre brumeuse de Torso, et un découpage assez percutant par moment (cf. le passage où Martino alterne scène de massacre des occupants de la diligence et représentation du spectacle de cabaret en ville). Mais une réalisation baroque inspirée à laquelle le scénario ne rend pas tout à justice. A mi-parcours, le film a en effet tendance à s'embourber dans un flot de péripéties souvent séduisantes sur le papier mais, à mon gout, sous-exploitées à l'écran, ne générant jamais la tension espérée. Quant au score "narratif" des frères De Angelis, disons que c'est une proposition audacieuse à défaut d'une franche réussite. Bref, sans doute pas une grande réussite du genre, mais un Martino stylé, tout de même des plus recommandables.

THE SILENT HOUR (2024)

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Manu  le 17/03/2026 à 19:49
Réalisé par Brad Anderson
Avec Joel Kinnaman, Sandra Mae Frank, Mekhi Phifer, Mark Strong, Michael Eklund.
Film américain, canadien, maltais
Genre : Thriller
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2024

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The Silent hour est le treizième long métrage cinématographique de Brad Anderson. Cette coproduction américano-malto-canadienne tournée à Malte est écrite par le débutant Dan Hall. Elle se situe dans la carrière de l’acteur suédois Joel Kinnaman entre le drame criminel Silent night de John Woo et le thriller Icefall de Stefan Ruzowitzky. Content de retrouver le Brad Anderson que j'aime après son soigné – assurément une constance chez Anderson – mais scénaristiquement bien relou Blood. The Silent hour est ainsi une œuvre tout aussi formellement travaillée que les précédentes du bonhomme, mais cette fois-ci beaucoup plus satisfaisante au niveau de l’écriture. Petit film souvent malin, certes pas mal prévisible aussi, par endroit, mais suffisamment dynamique pour que l'on ne s'en formalise pas, The Silent hour fait donc largement le job sans faire de bruit. Avec dedans des petits bouts adroitement dispatchés de ses précédents longs, Session 9 pour le décor, The Call ou Transsiberian pour le côté épuré du concept ou encore Sounds like, son épisode des Masters of horror, qui mettait également en scène un personnage principal touché par des problèmes d'audition. Bref, rien de sensationnel, mais un bon petit suspense, maitrisé, doublé du plaisir de s'installer confortablement au sein d'un univers familier sans qu'il y ait redite. En revanche, même si je compte bien le tenter, son suivant, Worldbreaker, n'a pas l'air foufou.

BONES AND ALL (2022)

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Manu  le 17/03/2026 à 17:35
Réalisé par Luca Guadagnino
Avec Timothée Chalamet, Taylor Russell, Mark Rylance, Michael Stuhlbarg, Anna Cobb.
Film américain, italien, anglais
Genre : Epouvante
Durée : 2h 11min.
Année de production : 2022

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Bones and all est le septième long métrage cinématographique du sicilien Luca Guadagnino. Le film adapte le roman homonyne de Camille DeAngelis, publié en 2015. Il marque la troisième collaboration de Guadagnino avec le scénariste David Kajganish après A bigger splash en 2015 et Suspiria en 2018 et se situe dans la carrière de Taylor Russell entre le film de science-fiction Escape room : Tournament of champions d’Adam Robitel et le drame Mother, couch de Niclas Larsson. Comme très souvent avec Guadagnino, j’avoue être resté plus spectateur qu’acteur devant ce drame romantico-horrifique réservant à l’amateur quelques séquences joyeusement gore. Je veux dire par là que j’ai suivi cet essai de genre et d’auteur à distance, sans beaucoup d’implication mais avec tout de même un constant brin de curiosité. Curiosité, parce que Guadagnino est un cinéaste doué, un fin gourmet qui connait ses classiques. Ses films ont la classe, et l’on y croise toujours des interprètes de talent impliqués à l’écran. Mais sans implication notable parce que, au-delà du brio dont recèlent ses travaux, les films du bonhomme ne me touche guère, ne me parle pas et me semblent le plus souvent se limiter à n’être que de beaux objets, à l’exception peut-être de A bigger splash (pourtant l’un de ses opus les plus décriés). Bref, comme sur le précédent Call me by your name, disons que je n’ai pas passé un mauvais moment, qu’il me restera même quelques images en tête de cette expérience - plutôt du genre craspec que romantique, d'ailleurs - mais que je n’en retiens rien de fort ou de pertinent au final.

CANE ARRABBIATO (1984)

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Manu  le 16/03/2026 à 18:57
Réalisé par Fabrizio De Angelis
Avec John Ethan Wayne, Henry Silva, Bo Svenson, Ernest Borgnine, Raimund Harmstorf.
Film italien, américain
Genre : Policier
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1984

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Cane arrabbiato est le troisième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Fabrizio De Angelis. Tourné dans l’état de l’Arizona, le film est écrit par De Angelis lui-même et Dardano Sacchetti, sous les pseudonymes de Larry Ludman et David Parker Jr. Il se situe dans la carrière d’Henry Silva entre la comédie westernienne Lust in the dust de Paul Bartel et le drame criminel Code of silence d’Andrew Davis. Figure assez incontournable de la série B transalpine des années 80, Fabrizio De Angelis me semble aujourd’hui davantage salué comme un producteur avisé que comme un réalisateur inspiré. Loin des cadors de cet univers cinématographique qu’auront été, dans leurs meilleurs jours, Lucio Fulci, Umberto Lenzi ou encore Sergio Martino, De Angelis laisse aujourd’hui derrière lui l’image d’un bien trop sage suiveur de mode, inféodé au cousin cinématographique américain jusqu’à l’effacement total. Cane arrabbiato se distingue ainsi avant tout par sa volonté à la fois jusqu’au-boutiste et un peu puérile de « faire américain ». Un exercice fétichiste totalement vain dans le fond, mais parfois amusant, qui possède au moins le mérite d’être très soigné, en particulier dans sa photographie, et de nous régaler d’une distribution sévèrement burnée. En résumé, de l'étrange série B Canada Dry, un peu toc mais loin d’être déplaisante à suivre, laissant seulement deviner son identité partiellement européenne à travers l’absurdité totalement bis de certaines péripéties et, plus étonnamment, son savoureux sous-texte gay.

SOUR GRAPES (1998)

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Manu  le 15/03/2026 à 20:34
Réalisé par Larry David
Avec Steven Weber, Craig Bierko, Matt Keeslar, Karen Sillas, Viola Harris.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1998

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Sour grapes est à ce jour l’unique réalisation cinématographique de l’acteur, scénariste et producteur Larry David. Ecrit par David seul, le film est produit par son épouse d’alors, Laurie Lennard. Il se situe dans la carrière de Craig Bierko entre la romcom ‘Til there was you de Scott Winant et la comédie dramatique Fear and loathing in Las Vegas de Terry Gilliam. Expérience apparemment malheureuse pour Larry David, qui ne reviendra plus à la réalisation suite à ce Sour grapes. Et il faut bien reconnaitre que celle-ci n’est pas le point fort de l’œuvre. Après, si l’on ne peut à l’évidence pas accuser David d’en faire trop derrière la caméra, son travail n’a rien non plus de catastrophique. Disons qu’il s’avère juste totalement anonyme, au service exclusif du scénario et des interprètes. Et, de ce point de vue, même si l’on a connu David plus inspiré, Sour grapes demeure une plaisante expérience humoristique. On retrouve en tout cas bien la patte caustique de son auteur, son univers savoureusement misanthropique regorgeant de bons mots et répliques vachardes. Enfin, côté interprétation, le film a au moins le mérite d’offrir à Steven Weber et Craig Bierko rares rôles vedette, qu’ils défendent très honnêtement. Bilan loin d’être négatif donc, pour cette piquante petite comédie nineties à redécouvrir.

CLASS RANK (2017)

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Manu  le 14/03/2026 à 08:45
Réalisé par Eric Stoltz
Avec Skyler Gisondo, Olivia Holt, Kristin Chenoweth, Bruce Dern, Peter Maloney.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2017

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Class rank est le second long métrage réalisé par l’acteur Eric Stoltz après My horrible year !, tourné pour le petit écran en 2001. Le film est écrit par Benjamin August, précédemment scénariste du suspense dramatique d’Atom Egoyan, Remember. Il se situe dans la carrière de Bruce Dern entre le western The Hateful eight de Quentin Tarantino et la comédie dramatique The Lears de Carl Bessai. Une comédie romantique pour ado conforme à l’image souvent renvoyée à l’écran par son ancien acteur. C’est-à-dire sympa et sérieuse. L’ensemble laisse par conséquent plutôt sur une agréable impression, trouvant rapidement ses marques, à travers un ton sério-comique bien tenu jusqu’au bout et une gestion avisée des bons sentiments. Un travail sans éclat particulier donc, sans doute un peu trop lisse, mais qui force la sympathie et offre de jolis rôles à l’ensemble de ses comédiens, Skyler Gisondo et Bruce Dern en tête.

VENDEUR (2016)

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Manu  le 13/03/2026 à 19:02
Réalisé par Sylvian Desclous
Avec Gilbert Melki, Pio Marmaï, Sara Giraudeau, Damien Bonnard, Christian Hecq.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2016

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Vendeur est le premier long métrage cinématographique de Sylvain Desclous. Le film est coécrit par Desclous, en collaboration notamment avec Salvatore Lista, coscénariste du subséquent La Voie Royale de Frédéric Mermoud. Il se situe dans la carrière de Pio Marmaï entre la comédie Nos futurs de Rémi Bezançon et le drame de Cédric Klapish, Ce qui nous lie. Nouvelle vision de l’univers impitoyable des VRP, une quinzaine d’années après Les Portes de la gloire de Christian Merret-Palmair. Mais dans une approche plus axée tragédie que comédie. Le (sou)rire laisse ainsi place à la sinistrose ici. Celle associée à une profession ingrate, ainsi qu’à des décors de zones commerciales et hôtels premiers vous filant directement le cafard. La limite de ce Vendeur, c’est qu’il ne nous apprend pas grand-chose que l’on ne sache déjà, ou du moins devine sans difficulté sur cette noble profession. Mais après, c’est aussi un film qui sait à l’évidence de quoi il parle, porté par une écriture juste et une interprétation ne manquant ni de piquant, ni de charme. Bref, rien d’exceptionnel au final, mais du solide cinéma de qualité made in France, qui fait les choses bien à défaut de renverser la table.

I, THE JURY (1982)

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Manu  le 12/03/2026 à 12:25
Réalisé par Richard T. Hefffron
Avec Armand Assante, Barbara Carrera, Paul Sorvino, Alan King, Laurene Landon.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 51min.
Année de production : 1982
Titre français : J'aurais ta peau

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I, the jury est le septième long métrage cinématographique de Richard T. Heffron. Le film adapte, en l’actualisant, le roman homonyme de Mickey Spillane, publié en 1947, qui marque les débuts sur papier du détective privé Mike Hammer. Il est écrit par le cinéaste bis culte Larry Cohen et se situe dans la carrière d’Armand Assante entre le drame romantique Love & money de James Toback et le suspenser de Buzz Kulik, Rage of angels. Révision de ce néo-noir tardivement repris en main par Heffron, suite au limogeage de Larry Cohen. Le film n'a rien perdu de sa saveur eighties assez peu politiquement correcte, avec du sexe et de la macho attitude décomplexée à gogo. I, the jury carbure ainsi à la décontraction joyeusement provocatrice, entre Hammer a la gâchette plus que facile sans que cela ne lui cause trop d'ennui, des séquences étonnamment salaces pour film de studio comme celui-ci, et d’autres relevant presque de la comédie, quitte dans glisser dans le n'importe quoi par moment (la séquence sur le tournage du vieux film de gangsters ou celle dans le restaurant asiatique). Quant à Assante, avec sa belle gueule pas foncièrement rassurante, il se révèle parfait dans ce rôle de privé séducteur railleur aux mauvaises manières (sans juger ici de la fidélité au personnage des romans policiers). Le film fait en outre le plein de figures marquantes autour de lui, et Heffron emballe le tout avec énergie, sans esbroufe, dans le même style dégraissé que ces précédents travaux du même registre. Bref, très agréable, à défaut d'être de très bon goût.

TWISTED (2004)

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Manu  le 12/03/2026 à 08:29
Réalisé par Philip Kaufman
Avec Ashley Judd, Samuel L. Jackson, Andy Garcia, David Strathairn, Russell Wong.
Film américain, allemand
Genre : Thriller
Durée : 1h 31min.
Année de production : 1982
Titre français : Instincts meurtriers

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Twisted est le douzième long métrage cinématographique de Philip Kaufman. Cet ultime film produit par Arnold Kopelson (Platoon, Out for justice, The Fugitive, Se7en) est écrit par Sarah Thorp, scénariste du subséquent The Bounty hunter d’Andy Tennant avec Jennifer Aniston. Il se situe dans la carrière de Samuel L. Jackson entre le drame historique Country of my skull de John Boorman et le film d’action Kill Bill: Vol. 2. Révision de ce probable dernier long pour le grand écran de Kaufman, qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable à sa découverte. Twisted m'a un peu fait penser au Jade de William Friedkin, également tourné à San Francisco. Il y a du talent à revendre à de nombreux postes, à commencer par la mise en scène, qui se fait à l'évidence plaisir dans l'exploitation de son cinégénique cadre urbain. La photographie de Peter Deming est top, Mark Isham retrouve l'inspiration des grands jours sur certains morceaux et la distribution envoie tout de même du très solide - pour l'époque en tout cas. Mais ce bel écrin ne masque pas les grosses faiblesses d'un scénario truffé de poncifs, au développement assez improbable et personnages quasi unanimement déplaisants, dont certaines actions / réactions laissent aujourd’hui plus que dubitatifs, quand bien même celles-ci ne visent qu’à servir au mieux le suspense et rallonger la liste des suspects. Bref, un tout petit Kaufman, qui se rattrapera fort heureusement sur sa réalisation suivante, le nettement plus ambitieux Hemingway & Gellhorn.

DIE JAGER (1982)

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Manu  le 11/03/2026 à 08:27
Réalisé par Károly Makk
Avec Helmut Berger, Mel Ferrer, Barbara Sukowa, Karin Baal, Gisela Hahn.
Film allemand
Genre : Drame
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1982
Titre français : Deadly game

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Cette production allemande est le second film signé par le hongrois Károly Makk sorti au cours de l’année 1982, aux côtés du biopic Egymásra nézve, présenté en compétition à Cannes à la même époque. Il est coécrit par Makk et se situe dans la carrière de l’américain Mel Ferrer entre le thriller politico-financier Mille milliards de dollars d’Henri Verneuil. Avec ce Deadly game (titre international), l’habituellement moins porté sur le cinéma de genre Makk semble vouloir s’essayer au drame criminel chabrolien. Avec, ambiance germanique eighties oblige, avec un petit côté Derrick dans l'ambiance et le rythme. Pourquoi pas ? Sauf que le jeu étrangement apathique des comédiens comme le désintérêt total de Makk pour tout forme de suspense ou tension, couplés à des choix de mise en scène discutables (les flash-back bien ringards sur la mort du premier mari de l'héroïne) et une musiquette romantique un peu à la ramasse en guise d’enrobage sonore laissent le spectateur constamment sur le borde de la route. Difficile en effet de saisir avec exactitude le but ici recherché par le cinéaste. En tout cas, si jamais il s'agit bien d'une critique de la grande bourgeoisie, vivant sans sa bulle, indifférente à tout, comme je me risque à l’imaginer, on a connu nettement plus percutant que cet exercice timoré et amorphe, terriblement daté.

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