Manu le 17/07/2026 à 18:57 |
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Réalisé par Roman Polanski
Avec Emmanuelle Seigner, Eva Green, Vincent Perez, Camille Chamoux, Brigitte Roüan. Film français, polonais, belgium Genre : Thriller Durée : 1h 40min. Année de production : 2017
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Derniers films ajoutés |
Manu le 17/07/2026 à 10:54 |
Réalisé par Sergio Corbucci
Avec Laura Antonelli, Paolo Villaggio, Jerrey Calà, Serena Grandi, Elvire Audray.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 54min.
Année de production : 1987
Avec Laura Antonelli, Paolo Villaggio, Jerrey Calà, Serena Grandi, Elvire Audray.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 54min.
Année de production : 1987
Rimini Rimini est le cinquante-septième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Sergio Corbucci. Tourné en partie dans la ville balnéaire de Rimini, à la fin de l’été 1986, le film est notamment écrit par Corbucci lui-même, son frère Bruno, et le vétéran de la comédie légère italienne Mario Amendola, lui-même réalisateur sur la période 1949-1976. Il se situe dans la carrière de Laura Antonelli entre les comédies Grandi magazzini de Castellano & Pipolo et Roba da ricchi de Sergio Corbucci.
Tentative de ressusciter la comédie de plage chorale du tournant des années 60, dont Risi avait célébré l'enterrement en beauté avec son apocalyptique [b]L'ombrellone[/b], 20 ans plus tôt. Et l'on peut dire que, à sa façon, ce Corbucci tardif est quelque part tout aussi effrayant que le Risi.
Eloge inconscient à la bêtise et à la vulgarité, Rimini Rimini évoque ainsi davantage le cinéma de Max Pecas que celui de Camillo Mastrocinque. Un festival de situations graveleuses, dont certaines difficilement concevables aujourd’hui (le gamin de 12/13 ans qui couche avec la copine divorcée de sa mère, trentenaire, pour ensuite lui réclamer de l'argent, en lui expliquant qu'il est ainsi en train de se constituer son premier million), mâtinées d'homophobie décomplexée et de références aux grands classiques ciné de la période (Serena Grandi qui nous remake le strip-tease de Kim Basinger de Nine 1/2 weeks).
Soit tout de même la honte pour le réalisateur des classiques Django, Il Grande silenzio et Companeros, mais accessoirement, pour le cinéphile sociologue en herbe, une peinture des plus parlantes de l'Italie berlusconienne de la seconde moitié des années 80.
Manu le 17/07/2026 à 09:09 |
Réalisé par Bent Hamer
Avec Pål Sverre Hagen, Rossif Sutherland, Tuva Novotny, Paul Gross, Kenneth Welsh.
Film allemand, danois, canadien, norvégien
Genre : Drame
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2021
Avec Pål Sverre Hagen, Rossif Sutherland, Tuva Novotny, Paul Gross, Kenneth Welsh.
Film allemand, danois, canadien, norvégien
Genre : Drame
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2021
The Middle man est le huitième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur norvégien Bent Hamer. Partiellement tourné au Canada, dans l’état d’Ontario, le film adpate le roman « Sluk » de Lars Saabye Christensen, publié en 2012. Il est écrit par Hamer lui-même. Il se situe dans la carrière de son interprète principal, Pål Sverre Hagen, entre la romcom Dianas bryllup de Charlotte Brom et la comédie Alle hater Johan de Hallvar Witzø.
Ambiance comico-dépressive aux petits oignons pour ce titre combinant humour à froid tel que généralement attendu de la part du cinéma scandinave et spleen des espaces semi-urbains canadiens hivernaux. Ce qui est toujours un bon point, lorsque l’ambiance est au rendez-vous, mais ne suffit évidemment pas non plus à faire d’un film une réussite.
Et c’est un peu problème de Middle man, indéniablement au point au niveau de l’ambiance mais ne tenant pas vraiment la distance du côté de l’écriture. Plutôt savoureux dans sa première partie, le film se débarrasse progressivement de tout ce qui fait sa singulière tonalité sério-comique pour virer au plus classique drame familial, mâtiné de polar à la Fargo.
Un changement de braquet dont The Middle man ne se relève jamais, laissant au final le spectateur séduit par l’atmosphère et l’interprétation mais quelque peu sur sa faim du côté du fond, ainsi que relativement circonspect quant aux intentions de Hamer.
Manu le 16/07/2026 à 18:26 |
Réalisé par Don MacDougall
Avec Ed Nelson, Leonard Nimoy, George O'Hanlon Jr., Kathleen Quinlan, José Ferrer.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 10min.
Année de production : 1975
Avec Ed Nelson, Leonard Nimoy, George O'Hanlon Jr., Kathleen Quinlan, José Ferrer.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 10min.
Année de production : 1975
The Missing are deadly est le septième long métrage de Don McDougall, très actif réalisateur télé ayant notamment travaillé sur les série à succès Rawhide, Star Trek, The Six million dollar man ou encore The Fall guy. Initialement diffusé sur la chaîne ABC, il est coécrit par Michael Michaelian, scénariste ayant exclusivement œuvré du côté du petit écran, et se situe dans la carrière de Kathleen Quinlan entre le drame science-fictionnel Where have all the people gone de John Llewellyn Moxey et le suspense The Abduction of Saint Anne d’Harry Falk.
Petite production télévisée estampillée « ABC Movie of week », The Missing are deadly se conforme aux standards qualitatifs globalement très satisfaisants de ce programme. Nous mélangeant en 70 minutes chrono suspense catastrophe et mélodrame familial, il ne propose certes rien d’impressionnant niveau mise en scène comme que de mémorable du côté de l’écriture, mais tient parfaitement son implicite engagement de divertissement soigné et sérieux.
Pas un classique donc - McDougall est un pro, pas une pointure, et l’écriture ne prend clairement aucun risque - mais de l’ouvrage solide à l’ancienne, avec, comme très souvent dans ce type de productions, une distribution réservant quelques bonnes surprises au cinéphile (ici la participation de José Ferrer et la présence d’une toute jeune Kathleen Quinlan).
Manu le 16/07/2026 à 10:54 |
Réalisé par David Winters
Avec Josh Brolin, Robert Rusler, Pamela Gidley, Brooke McCarter, Chuck McCann.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1986
Titre français : Skate Gang
Avec Josh Brolin, Robert Rusler, Pamela Gidley, Brooke McCarter, Chuck McCann.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1986
Titre français : Skate Gang
Thrashin’ est le quatrième long métrage cinématographique de fiction de l’acteur, chorégraphe, producteur et réalisateur britannique David Winters. Le film est coécrit par Paul Brown, futur coscénariste de la comédie pour adolescents Dangerous curves de David Lewis, ainsi que de 2 épisodes de la seconde saison de la série culte The X files. Il marque les débuts à l’écran de l’actrice Pamela Gidley.
Plutôt une bonne surprise au sein de l’improbable carrière du touche-à-tout David Winters. Déjà parce que Thrashin’ parvient à afficher un authentique niveau de professionnalisme, en particulier dans sa réalisation, professionnalisme absent de bien des précédentes comme ultérieures réalisations de bonhomme. Mais aussi parce que, à côté de ce classicisme plutôt bienvenue de la part de Winters, Thrashin’ reste tout de même une petite production indépendante, avec les quelques avantages que cela revêt.
Thrashin’ nous offre ainsi de spectaculaires et précieuses séquences de skateboard visiblement tournées en mode guerilla, nous dépeignant à travers elles tout un univers que Catherine Hardwicke, ici cheffe décoratrice débutante, cherchera à recréer, 20 ans plus tard, dans son forcément moins authentique lords of Dogtown.
C’est donc cet aspect socio-historique quasi documentaire, irrigant une intrigue pour le reste peu recherchée, qui constitue le point fort de cet amusant Romeo et Juliette sur (planche) à roulettes, mâtiné d’exploits sportifs.
Manu le 15/07/2026 à 17:58 |
Réalisé par Jeremy Paul Kagan
Avec Richard Dreyfuss, Susan Anspach, Bonnie Bedelia, John Lithgow, Fritz Weaver.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1978
Titre français : La Grande triche
Avec Richard Dreyfuss, Susan Anspach, Bonnie Bedelia, John Lithgow, Fritz Weaver.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1978
Titre français : La Grande triche
Coproduit par son interprète principal, Richard Dreyfuss, The Big fix est le quatrième long métrage cinématographique de Jeremy Paul Kagan. Le film adapte le roman homonyme de Roger L. Simon, publié en 1973. Il est écrit Simon lui-même et se situe dans la carrière de Dreyfuss entre la comédie romantique The Goodbye girl d’Herbert Ross et le drame The Competition de Joel Oliansky.
Content d’avoir revu cet assez injuste échec commercial pour Kagan et Dreyfuss en son temps. En fin de compte, je ne me rappelais pas de grand-chose. Au point de m’être agréablement fait surprendre par ce moment de bascule dans le film, parfaitement géré, où l’on passe d’une quasi comédie policière à quelque chose de beaucoup plus sérieux.
Moins attendue que la première, cette seconde partie, à la saveur mélancolique, voire amère, est une franche réussite, avec une réalisation qui traite son sujet – la perte des idéaux liés aux mouvements contestataires - et approche ses personnages avec beaucoup de finesse, sur un ton faussement léger.
Distribution classieuse également, avec un Dreyfuss idéalement employé ici - on ne peut regretter qu’il n’ait pas eu l’occasion de développer le personnage de Mose Wines sur d’autres longs métrages - et du beau linge tout autour de lui, jusque dans les plus petits rôles (Frank Doubleday en tueur). Sinon, surpris d’apprendre dans les bonus du DVD du film que la précédente réalisation de Kagan, Heroes, fut un beau succès commercial en son temps, alors que ce titre me semble totalement oublié aujourd’hui.
Manu le 15/07/2026 à 11:22 |
Réalisé par Jeannot Szwarc
Avec Martin Sheen, Brigitte Fossey, Sam Neill, Derek Jacobi, Michael Lonsdale.
Film anglais, français
Genre : Espionnage
Durée : 1h 41min.
Année de production : 1982
Avec Martin Sheen, Brigitte Fossey, Sam Neill, Derek Jacobi, Michael Lonsdale.
Film anglais, français
Genre : Espionnage
Durée : 1h 41min.
Année de production : 1982
Enigma est le cinquième long métrage cinématographique de Jeannot Swarc. Le film adapte le roman de Michael Barak « Enigma sacrifice », publié en 1978. Il est écrit par le britannique John Briley, scénariste oscarisé en 1983 pour le script du Gandhi de Richard Attenborough. Il se situe dans la carrière de Martin Sheen entre le drame familial In the custody of strangers de Robert Greenwald et le biopic… Gandhi.
Déception à la révision de ce titre découvert il n’y a pas loin de 40 ans, dont je gardais un excellent souvenir. Avec le compétent Jeannot Szwarc à la barre, cela reste un spectacle enlevé, jamais ennuyeux. Mais, revers de cette efficacité, cela va vraiment trop vite pour assoir le récit dans un cadre crédible de film d'espionnage sérieux.
Simple dissident recruté en urgence par la CIA, Martin Sheen se révèle ainsi, sans formation aucune, aussi doué que James Bond et Jason Bourne réunis, avec toujours une astuce d’avance sur le pauvre Sam Neill. Le gars se balade dans Berlin Est avec 36 déguisements sortis de son chapeau, fricote avec tous les contestataires du coin sans se faire repérer, vole un camion de pompiers, sort Brigitte Fossey de l’hôpital-prison dans lequel elle était retenue au nez et à la barbe de tous ses poursuivants.
Et même chose du côté de l’intrigue romantique associant Neill et Fossey. Elle se déroule sur une grosse semaine, est pour le moins sommairement traitée, alors que le film tente de nous la vendre comme une grande histoire d’amour tragique, axe dramatique essentiel au fonctionnement de l’intrigue.
Sinon, le film ayant été tourné en France, il réserve quelques petites surprises dans les rôles secondaires ou proches de la figuration. Par ailleurs, sans doute parce qu’il incarne ici un américain, Michael Lonsdale ne se double pas lui-même, ce qui est assez perturbant pour le spectateur français.
Bref, divertissant mais totalement improbable, un film d’espionnage mâtiné de romance en grande partie sauvé par le savoir-faire de son réalisateur et sa surprenante distribution, elle-aussi un brin invraisemblable.
Manu le 15/07/2026 à 09:07 |
Réalisé par Peter Facinelli
Avec Anne Heche, Thomas Jane, Jason Patric, Peter Facinelli, Aleksei Archer.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 55min.
Année de production : 2020
Avec Anne Heche, Thomas Jane, Jason Patric, Peter Facinelli, Aleksei Archer.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 55min.
Année de production : 2020
Tourné dans l’état de l’Alabama, The Vanished est le second long métrage signé par l’acteur Peter Facinelli. Le film est écrit et coproduit par Facinelli. Il se situe dans la carrière de Anne Heche entre le drame racial The Best of enemies de Robin Bissell et le film catastrophe 13 minutes de Lindsay Gossling… dans lequel apparait également Facinelli.
J’avoue avoir essayé d’y croire au départ. Parce la distribution de ce Vanished présente quand même un certain niveau d’expérience, même si les grands films de ses 3 interprètes principaux commencent à se situer bien loin derrière eux. Parce que je suis toujours curieux de voir comment un acteur va se débrouiller une fois passé derrière la caméra, ce geste ayant souvent tendance à m’en apprendre davantage sur lui. Enfin, parce que le début ne va pas sans générer un soupçon d’intérêt chez le spectateur.
Malheureusement, au bout de 30 minutes, face à la sottise des 2 personnages principaux et l’enchainement ininterrompu d’improbables situations que réserve ensuite le film, mes maigres espoirs de thriller convenable se sont progressivement envolés pour laisser place à un sentiment moins généreux, évoluant entre l’agacement et la consternation.
Alors certes je comprends bien que le rebondissement final change un peu la donne, expliquant, disons… ceci, cela (pour ne pas spoiler). Mais il ne sauve clairement pas l’ensemble de son incapacité à nous avoir préalablement alpagué. En plus d’être en lui-même un twist méchamment tiré par les cheveux.
Manu le 14/07/2026 à 12:04 |
Réalisé par Luciano Odorisio
Avec Myriem Roussel, Alessandro Gassman, Renato De Carmine, Alina De Simone, Augusto Zucchi.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1987
Avec Myriem Roussel, Alessandro Gassman, Renato De Carmine, Alina De Simone, Augusto Zucchi.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1987
La Monaca di Monza est le quatrième long métrage cinématographique de Luciano Odorisio. Il s’agit (au moins) du cinquième film évoquant la vie et le destin tragique de Marianna De Leyva, alias la religieuse de Monza, objet du roman « I Promessi sposi » d’alessandro Manzoni, publié en 1827. Cette nouvelle version est coécrite par Odorisio lui-même et le réalisateur Carlo Lizzani. Elle se situe dans la carrière de la française Myriem Roussel entre le film policier Bleu comme l’enfer d’Yves Boisset et Die Venusfalle de Robert van Ackeren.
A l’image de certains titres des années 70/80 de l’un de ses instigateurs, Carlo Lizzani, La Monaca di Monza est un objet bicéphale au croisement du cinéma d’auteur de prestige et du film de pure exploitation. Recourant aux services de la très attractive Miryem Roussel, actrice alors estampillée godardienne, le film ne fait ainsi pas secret de ses charmes dans des séquences que l’on aurait davantage vu chez Salvatore Samperi ou le Joe D’amato de la même époque.
Un traitement provocateur dans l’air du temps, indéniablement plaisant à l’œil mais qui ne masque la relative inconsistance du film, au niveau de son écriture comme de sa réalisation. Sans souffle, sans idée dans sa réalisation, plus proche du roman-photo que de l’étude de mœurs, cette Monaca di Monza version 87 évoque au final davantage une production télévisée standard de son époque qu’une œuvre conçu pour le grand écran.
Reste - et cela n'est déjà pas trop mal - la belle Myriem Roussel pour tout de même nous procurer quelques sensations et le sombre score romantique de Pino Donaggio, presque trop imposant pour les peu inspirées images qu’il illustre.
Manu le 13/07/2026 à 11:24 |
Réalisé par Florestano Vancini
Avec Giuliano Gemma, Bibi Andersson, Gunnar Björnstrand, Rosemary Dexter, Arturo Pallandino.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 26min.
Année de production : 1969
Titre français : La Partenaire
Avec Giuliano Gemma, Bibi Andersson, Gunnar Björnstrand, Rosemary Dexter, Arturo Pallandino.
Film italien
Genre : Policier
Durée : 1h 26min.
Année de production : 1969
Titre français : La Partenaire
Tourné dans l’archipel des îles Tremiti, Violenza al sole est le sixième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Florestano Vancini. Le film est coécrit par Vancini, en collaboration avec Fabio Pittorru et Massimo Felisatti, scénariste que le cinéaste retrouvera à 3 reprises par la suite, notamment sur son ultime réalisation, E ridendo l’uccise. Il se situe dans la carrière de Rosemary Dexter entre le western I Quattro del pater noster de Ruggero Deodato et Mio Mao: Fatiche ed avventure di alcuni giovani occidentali per introdurre il vizio in Cina de Nicolò Ferrari.
Changement de décor comme de registre pour cette seconde collaboration entre Vancini et le talentueux Giuliano Gemma après l’intéressant western I Lunghi giorni della vendetta (Faccia d’angelo). Le cinéaste revient ici au décorum solaire de son très beau La Calda vita, mais cette fois pour une œuvre bien plus sombre et tourmentée.
Sorti quelques mois après La Piscine de Jacques Deray, Violenza al sole fait quelque part figure de variation de ce classique du cinéma français. Un quatuor de personnage avec circulation du désir entre eux, une tension psychologique sous-jacente notamment liée à un secret appartenant au passé, un basculement que l’on sent venir : le film de Vancini nous mitonne ainsi une atmosphère trouble et pesante du même acabit.
Pour autant, Violenza del sole ne contente pas de répéter la formule gagnante de Deray. Son récit avance de façon plus sinueuse, le regard qu’il pose sur ses 2 couples de touristes au profil assez radicalement opposé me semble par ailleurs se vouloir plus ouvertement critique, teinté d’une certaine ironie par moment. Enfin, le film se distingue par une distribution assez unique en son genre, confrontant à sa façon « grand » cinéma d’auteur (les bergmaniens Bibi Andersson et Gunnar Björnstrand) et cinéma bis italien (le couple Giuliano Gemma / Rosemary Dexter). Notons à cet égard que Gemma prouve une fois encore son aisance à investir des personnages plus complexes que ceux ayant fait sa célébrité.
Loin d’un titre mineur dans l’œuvre encore sous-étudiée et mal diffusée de Vancini, une œuvre passionnante, malicieusement inclassable, probablement parmi ce que le cinéaste a fait du plus étonnant. En espérant par ailleurs qu’une restauration de celle-ci voit le jour, afin d’en goûter pleinement la richesse visuelle.
Manu le 12/07/2026 à 12:42 |
Réalisé par Jack Sholder
Avec Moses Gunn, Jon Clair, Teddy Wilson, Nick LaTour, Al Fann.
Moyen métrage américain
Genre : Epouvante
Durée : 26min.
Année de production : 1990
Avec Moses Gunn, Jon Clair, Teddy Wilson, Nick LaTour, Al Fann.
Moyen métrage américain
Genre : Epouvante
Durée : 26min.
Année de production : 1990
Fitting punishment est l’épisode 12 de la seconde saison de la série Tales from the crypt. Il se situe dans la carrière du scénariste et réalisateur Jack Sholder entre le suspense de politique-fiction By dawn’s early light, avec Powers Boothe et James Earl Jones, et sa participation à la première (et unique) saison de la série policière Gabriel’s fire, interprétée par… James Earl Jones.
Coécrit par le papa de franchise des Chucky, Don Mancini, Fitting punishment met la pédale douce sur les frissons pour ouvertement privilégier un humour noir par ailleurs déjà bien présent dans certains précédents travaux de Sholder (Alone in the dark, The Hidden). Une orientation qui fait clairement la saveur de cet épisode relativement classique du seul point de vue de son récit.
L’autre spécificité de ce Fitting punishment demeure sans doute son ancrage dans le courant alors émergent du film de ghetto des années 90. Saveur afro-américaine qui semble vouloir également payer son tribut au cinéma de blaxploitaton, via la présence, dans le rôle du pingre croque-mort Ezra Thornberry, de Moses Gunn, l’une des vedettes du Shaft de Gordon Parks.
Bref, sans prétendre aux même ambitions que les films de (Spike) Lee et consort de l’époque, un essai original et amusant au sein de son courant télé/cinématographique, relevant donc plus du tales « from the hood » que « from the crypt ».
NOTTE D'ESTATE CON PROFILO GRECO, OCCHI A MANDORLA E ODORE DI BASILICO (1986)
| ( 1 ) critique | ( 0 ) commentaire |
Manu le 11/07/2026 à 20:20 |
Réalisé par Lina Wertmüller
Avec Mariangela Melato, Michele Placido, Roberto Herlitzka, John Steiner, Arnaldo Ninchi.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1986
Avec Mariangela Melato, Michele Placido, Roberto Herlitzka, John Steiner, Arnaldo Ninchi.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1986
Notte d'estate con profilo greco, occhi a mandorla e odore di basilico est le dix-septième long métrage cinématographique de la scénariste et réalisatrice Lina Wertmüller. Le film est écrit par Wertmüller elle-même. Il marque la quatrième collaboration entre la cinéaste et l’actrice Mariangela Melato et se situe dans la carrière de John Steiner entre le film d’épouvante Camping del terrore de Ruggero Deodato et le film d’action Lone runner, également signé Deodato.
Comédie vaguement anticapitaliste dans laquelle Wertmüller retravaille le concept de son Travolti da un insolito destino nell’azzurro mare d’agosto. Mariangela Melato est ici une richissime cheffe d’industrie qui, aidé d’un agent de la CIA en retraite, séquestre sur son île privée un bandit sarde spécialisé dans le kidnapping de grosses fortunes italiennes, espérant ainsi récupérer toutes les sommes volées à ses pairs au fil des années. La belle et forte en gueule milliardaire et le rustre paysan vont finalement s’entendre mieux que prévu…
Comme souvent chez Wertmüller, ce n’est pas d’une grande subtilité et on comprend bien trop vite où le film veut en venir. Par ailleurs, c’est peu dire que le film ne renverse pas la table dans le discours, laissant même plus que circonspect à ce niveau. Mais son caractère aseptisé le rend paradoxalement moins pénible que certains précédents titres plus ambitieux de Wertmüller, et Melato livre une prestation suffisamment amusante et énergique pour finir de rendre sympathique ce pas très utile Notte d’estate con profilo greco, occhi a mandorla e odore di basilico.
Bref, plus proche de Samperi (celui des années 80) que de Petri, mais pas désagréable.
Manu le 11/07/2026 à 15:45 |
Réalisé par Malcolm D. Lee
Avec Chloe Bailey, Lynn Whitfield, Lucien Laviscount, Anna Diop, Romy Woods.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 59min.
Année de production : 2026
Avec Chloe Bailey, Lynn Whitfield, Lucien Laviscount, Anna Diop, Romy Woods.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 59min.
Année de production : 2026
Tourné en Afrique du Sud, Strung est le douzième long métrage cinématographique de Malcolm D. Lee. Le film est écrit par le vétéran Alan B. McElroy, précédemment scénariste du suspense horrifique Halloween 4: The Return of Michael Myers de Dwight H. Little et du film d’action The Condemned 2 de Roel Reiné. Il se situe dans la carrière de son interprète principale, Chloe Bailey, entre la mini-série Fight night: The Million dollar heist, réalisée par Craig Brewer, Tanya Hamilton et Carl Seaton, et le film d’épouvante Goons de Gerard McMurray.
Et un flop de plus pour Malcolm D. Lee ! Pour ses premiers pas dans le registre du suspense (faussement) horrifique, le cinéaste passe en effet encore une fois à côté d’un bon film. Mais il le fait en affirmant au moins preuve certaine constance dans sa persistance à nous brosser un portrait sans nuance de la classe dominante afro-américaine, ici liée à l’industrie de la musique.
Que l’on ne s’y trompe toutefois pas, Strung n’ambitionne aucune analyse sociétale sur le petit monde qu’il met en scène. Il s’agit simplement là d’un décor glamour de roman photo, servant une intrigue à tiroirs marquée d’un grand W comme « What the fuck ».
Les amateurs de récits tarabiscotés totalement improbables seront donc bien les seuls à trouver un quelconque intérêt à cet involontaire hommage au pire du thriller domestique des années 90-2000. Quant à Malcolm D. Lee, peut-être serait-il plus sage pour lui de ne pas trop s’éloigner du registre de la comédie quand bien même on ne puisse pas dire qu’il brille aussi en ce domaine.
Manu le 10/07/2026 à 18:40 |
Réalisé par Malcolm D. Lee
Avec Regina Hall, Queen Latifah, Jada Pinkett Smith, Tiffany Haddish, Larenz Tate.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 2h 02min.
Année de production : 2017
Avec Regina Hall, Queen Latifah, Jada Pinkett Smith, Tiffany Haddish, Larenz Tate.
Film américain
Genre : Comédie
Durée : 2h 02min.
Année de production : 2017
Girls trip est le neuvième long métrage cinématographique du producteur et réalisateur Malcolm D. Lee, cousin du cinéaste Spike Lee. Le film marque sa seconde collaboration avec les scénaristes Kenya Barris et Tracy Oliver après la comédie Barbershop: The Next cut, sortie 1 an avant. Il se situe dans la carrière de Regina Hall entre le thriller When the bough breaks de Jon Cassar et la comédie romantique Naked de Michael Tiddes.
Que Malcolm D. Lee se soit, ouvertement ou non, positionner comme le cinéaste des classes très aisées afro-américaines, au fil de ses divers travaux cinématographiques comme télévisuels, ne pose en soi strictement aucun problème. Cette catégorie sociale a en effet droit de cité comme n’importe quelle autre, avec forcément des choses à dire sur l’Amérique contemporaine.
Maintenant, que celle-ci nous soit décrite de façon aussi superficielle et caricaturale, en se polarisant sur ses petits problèmes de riches dans sa sentencieuse et moraliste (longue) dernière partie, cela me pose en revanche vraiment problème. Problème dont Lee semble par ailleurs n’avoir toujours pas pris conscience après un Barbershop: The Next cut déjà fort pénible pour les mêmes raisons.
Bref, une comédie qui aurait éventuellement pu dire des choses intéressantes sur la communauté qu’elle met en scène sans pour autant renier son statut de divertissement un brin provocateur, d’autant que ses 4 actrices principales avaient clairement le talent et les épaules pour cela. Sauf qu’au final Girls trip n’est ni drôle, ni pertinent, et se contente d’enquiller sagement les lieux communs sous ses quelques audaces comiques de façade.
Manu le 10/07/2026 à 11:27 |
Réalisé par Xavier Legrand
Avec Marc-André Grondin, Yves Jacques, Laëtitia Isambert, Anne-Elisabeth Bossé, Anne Loiret.
Film français, canadien, belge
Genre : Thriller
Durée : 1h 52min.
Année de production : 2023
Avec Marc-André Grondin, Yves Jacques, Laëtitia Isambert, Anne-Elisabeth Bossé, Anne Loiret.
Film français, canadien, belge
Genre : Thriller
Durée : 1h 52min.
Année de production : 2023
Le Successeur est le second long métrage cinématographique de l’acteur, scénariste et réalisateur Xavier Legrand. Le film adapte librement le roman d’Alexandre Postel « L’ascendant », publié en 2015. Il est écrit par Legrand lui-même, en collaboration avec Dominick Parenteau-Lebeuf, et se situe dans la carrière du québécois Marc-André Grondin entre le drame Richelieu de Pier-Philippe Chevigny et la mini-série IXE-13 et la course à l’uranium, réalisé par Yan Lanouette Turgeon.
Bon nombre de ceux que son Jusqu’à la garde avait impressionné étaient curieux de voir comment Xavier Legrand allait rebondir après ce beau succès critique et public. Aussi peut-on déjà être satisfait de voir que, face à cette attente, le cinéaste choisit courageusement la voie de la prise de risque. Cette fois, Le Successeur nous plonge en effet ouvertement dans un cinéma de genre que Jusqu’à la garde ne faisait que (remarquablement) frôler. Et cela tout en inscrivant son film dans le sillon des thèmes abordés par son précédent métrage, en optant ici pour un angle plus psychologique que sociétal.
Projet ambitieux donc, qui démarre sur une mémorable première séquence et maintient remarquablement le suspense quant à sa véritable nature pendant au moins trois bons quarts d’heure. Ensuite, les choses se compliquent un peu, Le Successeur devant tout de même composer avec un récit un brin rocambolesque laissant au final, chez le spectateur, bien trop de portes ouvertes pour pleinement satisfaire.
Au final, on est donc clairement en deçà de la réussite de Jusqu’à la garde. Et cependant, à travers son originalité et sa réussite globale à tenir face à des péripéties tout de même peu évidentes à mettre en scène de façon crédible, cet audacieux Successeur donne a minima un signal largement positif quant à la capacité de Legrand à ne pas demeurer l’homme d’un seul film.
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