Critique de Manu3.2
Lady in a cage est le second long métrage cinématographique de Walter Grauman. Produit et écrit par Luther Davis, scénariste que le cinéaste retrouvera 5 ans plus tard sur le thriller horrifique Daughter of mind et, l’année suivante encore, sur le suspense The Old man who cried wolf, le film marque la seconde apparition sur grand écran de l’acteur James Caan.
7 ans après son film d’épouvante à petit budget, The Disembodied, et quelques dizaines d’épisodes signés pour des séries de prestige telles que The Untouchables, The Twilight zone ou Route 66 entre, Grauman revient au grand écran avec ce thriller horrifique coup de poing. S’inscrivant ouvertement dans la lignée de la vague de shocker initiée par le What ever happened to Baby Jane? de Robert Aldrich, l’humour noir en moins, Lady in a cage met clairement le paquet pour bousculer le spectateur de son temps.
Tension constante pour ce titre donc, générée aussi bien par l’écriture, l’interprétation que la réalisation. Mais, entre un suspense pré-Panic room laissant zéro répit au spectateur, des prestations souvent survolées, voire outrancières, et une réalisation particulièrement agressive dans ses effets, dire que l’on passe un bon moment en compagnie de cette Lady in cage serait mentir.
Plus que séduit par l’indéniable efficacité de l’ensemble, on en ressort en effet avant tout épuisé, et quelque peu irrité par l’impression de gratuité de cette mécanique tournant relativement à vide au bout du compte. Car si l’on devine bien derrière tout ça une envie de dénoncer l’indifférence à l’autre au sein du tumulte des grandes citées, cette réflexion se voit rapidement étouffée par les excès de toute sorte dans lesquels l’œuvre a tendance à se complaire.
Bref, impressionnant pour l’époque, mais relativement creux.