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BLUE THUNDER (1983)

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Manu  le 22/04/2026 à 10:50
Réalisé par John Badham
Avec Roy Scheider, Warren Oates, Candy Clark, Daniel Stern, Malcolm McDowell.
Film américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 49min.
Année de production : 1983
Titre français : Tonnerre de feu

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Blue Thunder est le cinquième long métrage cinématographique du producteur et réalisateur John Badham. Le film est écrit par le binôme Dan O’Bannon et Don Jakoby, qui se reformera 2 ans plus tard à l’occasion du Lifeforce de Tobe Hooper, ainsi que sur l’Invaders from Mars du même Hooper. Il se situe dans la carrière de Roy Scheider entre le thriller Still of the night de Robert Benton et le drame politique de Linda Yellen, Jacob Timerman: Prisoner without a name, cell without a number.

Plus de 30 ans que je ne l'avais pas revu. Et je me suis régalé. Certes on a là un produit ouvertement hybride, avec un pied dans les années 70 et l'autre dans les 80, mais sacrément bien fichu également. La grosse première partie offre ainsi un récit du type suspense paranoïaque dense et sombre (cf. le destin réservé à certains personnages), tandis que le dernier tiers se lâche intégralement dans l'action spectaculaire, un peu simpliste et pas très responsable.

Blue Thunder est donc clairement du genre bancal, laissant un peu en plan un beau sujet d’anticipation s’interrogeant sur les méthodes de surveillance modernes, la manipulation des opinions et l’atteinte à la vie privée dans nos sociétés informatisées. Petite frustration donc, même si, au final, ce que l’on retient, c'est surtout la qualité des séquences aériennes du film, impressionnantes, splendides, pratiquement sans effet visuel, à quelques discrètes petites transparences près, la photo canon de John A. Alonzo - entre Chinatown et ce titre, Los Angeles aura été bien servi par lui (je ne souviens plus de ce que valait son travail sur le Farewell, my lovely de Dick Richards, par contre) - et la coolitude ravageuse de ses interprètes principaux.

Par ailleurs, c’était la première fois que je voyais le film en VO, et petite excitation au moment de découvrir l'équivalent originel du "Toi, j't'aurais" de McDowell.

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IL MAGNIFICO CORNUTO (1964)

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Manu  le 22/04/2026 à 07:42
Réalisé par Antonio Pietrangeli
Avec Claudia Cardinale, Ugo Tognazzi, Bernard Blier, Michèle Girardon, Paul Guers.
Film italien, français
Genre : Comédie
Durée : 2h 04min.
Année de production : 1964
Titre français : Le Cocu magnifique

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Il Magnifico Cornuto est le neuvième des onze longs métrages cinématographiques signés par le scénariste et réalisateur Antonio Pietrangeli entre 1950 et 1969. Le film adapte la pièce de théâtre du français Fernand Crommelynck, « Le Cocu magnifique », originellement créée à Paris en 1921. Il marque la septième et avant-dernière collaboration entre Pietrangeli et le binôme de scénaristes Ruggero Maccari et Ettore Scola. Précédant d’une année ce sommet du cinéma italien des années 60 qu’est Io la conoscevo bene, Il Magnifico cornuto se présente en quelque sorte comme l’ultime marche avant celui-ci. Soit un titre qui évolue déjà dans la cour des très grandes comédies à l’italienne, combinant l’humour le plus ravageur, dans son portrait d’une bourgeoisie de province obsédée par le paraitre, à l’analyse socio-politique la plus pertinente, à travers sa vision en creux de l’éclatement de la société du boom d’après-guerre. Un pur régal d’écriture, de mise en scène et d’interprétation, d’une puissance comique dénonciatrice exceptionnelle, qui vient également ajouter à l’œuvre de Pietrangeli un nouveau passionnant portrait de femme s’émancipant de la tutelle dominatrice de l’homme. Une marche forcée qui ne verse par ailleurs jamais dans l’angélisme, le final nous la montrant juste désormais égale à son mari en terme de duplicité. Après Catherine Spaak dans La Parmigiana et avant Stefania Sandrelli dans Io la conoscevo bene, Il Magnifico cornuto peut ainsi s’apprécier comme une nouvelle célébration d’actrice : Claudia Cardinale, à tomber dans son rôle d’épouse-vitrine, initialement naïve, dont le premier tort est d’être trop belle. Bref, pour toutes ces raisons, un titre assurément immanquable pour tout amoureux du cinéma transalpin de cette époque et étonnamment encore peu édité / diffusé compte tenu de sa valeur au sein des carrières de Pietrangeli comme de Claudia Cardinale.

THE CHOCOLATE WAR (1988)

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Manu  le 21/04/2026 à 16:55
Réalisé par Keith Gordon
Avec John Glover, Ilan Mitchell-Smith, Wally Ward, Doug Hutchison, Adam Baldwin.
Film américain
Genre : Drame
Durée : 1h 44min.
Année de production : 1988

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The Chocolate war est le premier long métrage cinématographique signé par le jusqu’alors acteur Keith Gordon. Tourné dans l’état de Washington, le film est écrit par Gordon lui-même, qui adapte ici le roman homonyme de Robert Cormier originellement publié en 1974. Il se situe dans la carrière de John Glover entre la comédie fantastique Scrooged de Richard Donner et la mini-série Pursuit de Ian Sharp. Enfin vu, ce Chocolate war, qui m'intriguait depuis très longtemps. Et, malgré le risque de déception inhérent à ce type de longue attente, positivement séduit par le résultat, dont je m’étonne qu’il n’ait pas gagné davantage en notoriété au fil des décennies. Dans son créneau, au carrefour du drame adolescent et de l’étude de mœurs, voilà en effet une œuvre brillamment exécutée. Une réussite aussi satisfaisante dans la forme, percutante, sans artifice, que passionnante dans le fond, à la fois riche, savoureux et… glaçant. Côté interprétation, là-aussi un sans faute général, marqué par un grand numéro de John Glover, en prêtre enseignant aux abois, un brin sadique. Toutes les scènes où il intervient sont proprement jubilatoires. Après, s’il me fallait émettre un petit bémol, il toucherait sans soute au caractère un peu trop cynique et clinique de l’ensemble, à mon goût. Mais je mentirais si je ne reconnaissais pas que je m'y attendais, le cinéma de Keith Gordon ne se définissant pas vraiment par son aspect extrêmement chaleureux.

TERMINAL JUSTICE (1996)

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Manu  le 21/04/2026 à 11:49
Réalisé par Rick King
Avec Lorenzo Lamas, Chris Sarandon, Peter Coyote, Kari Wuhrer, Barry Flatman.
Film canadien
Genre : Science-fiction
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1996
Titre français : Police future

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Terminal justice est le dixième long métrage cinématographique du producteur, scénariste et réalisateur Rick King. Cette production canadienne tournée à Toronto marque la seconde collaboration de King avec le scénariste Frederick Bailey après le néo-noir Quick, sorti 3 ans auparavant, ainsi que seconde des 3 associations entre le cinéaste et l’acteur Chris Sarandon. Retour au thriller d’anticipation pour Rick King après le plus cossu Prayer of the Rollerballs. Avec des sujets alors bien dans l’air du temps, sur la réalité virtuelle et le clonage, qui rapproche notamment ce titre du Strange days de Kathryn Bigelow. Et, comme souvent avec King, il y a de l’idée dans cette modeste bande, une ambition supérieure à celles de la plupart des DTV du même créneau budgétaire. L’univers imaginé par le film n’est ainsi pas sans trouvaille originale et / ou amusante, anticipant même pour certaines de réelles avancées technologiques. L’œuvre se pare en outre d’une bonne dose d’humour dans ses dialogues, venant judicieusement désamorcer ses péripéties les plus clichées. Après, on retrouve malheureusement à peu près les mêmes limites que sur les précédents travaux du cinéaste. Avec déjà des moyens trop limités pour créer un univers pleinement satisfaisant, mais aussi quelques situations n’échappant au ridicule et surtout une réalisation manquant terriblement d’imagination. Les scènes d’action sont ternes, celles dévolues à l’avancée du récit comme aux rapports entre les personnages sans plus de cachet. Et puis il va sans dire que Terminal justice se trimballe un handicap de taille avec Lorenzo Lamas comme acteur principal, qui plus est dans un rôle l’invitant à exprimer davantage d’émotions que d’habitude. En résumé, un parfait représentant du cinéma de Rick King, dans ce qu’il possède de plus sympathique comme de plus regrettable.

MESMER (1994)

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Manu  le 20/04/2026 à 08:39
Réalisé par Roger Spottiswoode
Avec Alan Rickman, Amanda Ooms, Donal Donnelly, Simon McBurney, Jan Rubes.
Film autrichien, canadien, anglais, allemand
Genre : Biopic
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1994

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Coproduction anglo-germano-canado-autrichienne tournée entre l’Autriche et la Hongrie, Mesmer est le treizième long métrage de fiction du canadien Roger Spottiswoode. Le film est écrit par Dennis Potter, précédemment scénariste des mini-séries Pennies from heaven de Piers Haggard et The Singing detective de Jon Amiel. Il se situe dans la carrière sur grand écran d’Alan Rickman entre la comédie satirique Bob Roberts de et avec Tim Robbins et le drame romantique An awfully big adventure de Mike Newell. Toubib avant-gardiste ou charlatan illuminé, ce Franz Anton Mesmer ? En tout cas biopic quelque part hors du commun que le film que lui a consacré l’imprévisible Spottiswoode. Dans le sens où l’on n’en sait pas plus sur le Mesmer en question avant qu’après l’avoir vu. Un petit exploit en soi, probable fruit d’une absence totale de point de vue convergent entre la réalisation, l’écriture et l’interprétation. D’un côté, on a donc la patte scénaristique excentrique de Potter bien présente tout du long, débouchant notamment sur des séquences hystériques que n’auraient sans doute pas renié un Ken Russell ou un Nicholas Roeg. Et, de l’autre, une réalisation qui prend son sujet très au sérieux, livrant dans l’exécution ce que le grand écran peut proposer de plus conventionnel en matière de film biographique. Ajoutant à cette confusion générale, l’interprétation d’Alan Rickman semble osciller entre ces 2 visions, tantôt malicieuse et un rien décalée, tantôt au strict premier degré dans son incarnation du personnage-titre. Enfin, n’arrangeant point ses affaires, ce ne sont pas Michael Nyman, en rare petite forme, et la reconstitution d’époque proposée, beaucoup trop « pays de l’Est » dans l’ambiance, qui aident à tirer vers le haut ce portrait plus que brouillon d’un, disons… gourou éclairé du dix-huitième siècle ?

DOVE SIETE ? IO SONO QUI (1993)

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Manu  le 19/04/2026 à 19:43
Réalisé par Liliana Cavani
Avec Chiara Caselli, Gaetano Carotenuto, Anna Bonaiuto, Valeria D'Obici, Carla Cassola.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 1h 53min.
Année de production : 1993
Titre français : Sans pouvoir le dire

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Dove siete ? Io sono qui est le onzième long métrage cinématographique de l’ancienne documentariste Liliana Cavani. Le film est écrit par Cavani elle-même et Italo Moscati, scénariste avec lequel la cinéaste avait déjà collaboré à plusieurs reprises, notamment sur son Il Portiere di notte. Il se situe dans la carrière de Chiara Caselli entre le drame Fiorile des frères Paolo et Vittorio Taviani et la comédie romantique OcchioPinocchio de Francesco Nuti. Onze ans après Oltre la porta, Cavani se replonge dans l’Italie contemporaine à l’occasion de ce drame sociétal abordant les thèmes de l’incommunicabilité et de la gestion du handicap au quotidien. Une riche matière que la cinéaste aborde malheureusement avec son habituelle absence totale de délicatesse. Tout ce qui aurait nécessité de la nuance et pudeur dans ce récit se voit ainsi lourdement souligné par la réalisation et l’écriture associées. Avec pour effet immédiat de vider totalement l’œuvre de la force émotionnelle que son sujet laisser entrevoir. Bref, me concernant, encore une déconvenue de la part de Cavani, que j’espérais plus adroite que d’habitude sur un sujet moins sulfureux tel que celui-ci. Avec ici pour seules bouées de secours permettant de tenir jusqu’au bout l’intéressant score électro-orchestral de Pino Donaggio, ouvertement sous l’influence d’Arvo Pärt, et la présence de la ravissante Chiara Caselli, tentant d’injecter un brin d’émotion dans cet océan de lourdeurs.

FINAL JUDGEMENT (1992)

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Manu  le 19/04/2026 à 09:53
Réalisé par Louis Morneau
Avec Brad Dourif, David Ledingham, Maria Ford, Isaac Hayes, Karen Black.
Film américain
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1992

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Final judgement est le second long métrage cinématographique de Louis Morneau. Le film est écrit par le journaliste et critique ciné Kirk Honeycutt. Il se situe dans la carrière de Brad Dourif entre la comédie dramatique London kills me d’Hanif Kureishi et le film d’épouvante Critters 4 de Rupert Harvey. Des moyens évidemment riquiqui pour cette production Concorde- New Horizons de chez Corman, qui freinent un peu l’action comme l’instauration d’une véritable ambiance de néo-noir, un script qui ne finalise pas ses quelques bonnes idées et un taux élevé de nudité gratuite venant régulièrement nous rappeler que l’on est bien dans une œuvre de pure exploitation. Bref, de quoi s’imaginer que l’oubli dans lequel a sombré ce Final judgement n’est pas totalement immérité. Et pourtant le film mérite mieux que ce jugement lapidaire. Car, derrière toutes ces contraintes et limites, l’envie de bien faire les choses se fait tout de même sentir, tant niveau écriture que réalisation. Final judgement se débrouille ainsi pour nous offrir des personnages présentant un chouia de consistance tandis que Morneau soigne sa petite ambiance californienne nocturne. Et puis le film bénéficie de la toujours forte présence de Brad Dourif, en prêtre enquêteur, qui a parfois l’air aussi illuminé que le tueur qu’il poursuit, soit-dit en passant. Voilà, ce n’est peut-être pas grand-chose au final, mais j’invite quand même l’amateur de polar des années 90 à donner sa chance à ce Hardcore à la sauce « Hollywood Night ».

TROMPE L'OEIL (1975)

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Manu  le 18/04/2026 à 18:09
Réalisé par Claude D'Anna
Avec Max Von Sydow, Laure Deschanel, Micheline Presle, François Arnal, Claire Wauthion.
Film belge, français
Genre : Fantastique
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1975

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Production franco-belge tournée en Belgique, Trompe l’œil est le troisième long métrage cinématographique de Claude D’Anna. Le film est écrit par D’Anna lui-même et sa compagne, Marie-France Bonin, également actrice principale ici (sous le pseudonyme de Laure Deschanel). Il se situe dans la carrière de Max Von Sydow entre la comédie Ägget är löst! En hårdkokt saga de et avec Hans Alfredson et le thriller Three days of the Condor de Sydney Pollack. L’ombre de Polanski plane sur ce suspense psychanalyto-fantastique, également caractéristique d’un certain cinéma d’auteur « de genre » belge de son époque. Volontiers austère mais fort de quelques trouvailles visuelles marquantes et, plus généralement, d’une ambiance malaisante aux p’tits oignons, Trompe l’œil navigue ainsi entre le lassant et le fascinant. Exigeant, le résultat tient donc avant tout de l’objet conceptuel. Il intrigue plus qu’il ne touche, force le respect dans son ambition, formellement tenue, et offre indéniablement un rôle sur mesure au ténébreux Max Von Sydow face à la troublante Laure Deschanel. De quoi donner envie de se pencher d’un peu plus près sur les films suivants de son auteur, par ailleurs plus ou moins tombés dans le même oubli.

SVENGALI (TV) (1983)

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Manu  le 17/04/2026 à 20:54
Réalisé par Anthony Harvey
Avec Peter O'Toole, Jodie Foster, Elizabeth Ashley, Larry Joshua, Holly Hunter.
Téléfilm américain
Genre : Drame
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1983

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Originellement diffusé sur la chaîne CBS, Svengali est le dixième des 12 longs métrages réalisés entre 1968 et 1994 par l’ancien monteur (de Guy Green et Stanley Kubrick notamment), Anthony Harvey. Celui-ci est écrit par Frank Cucci, scénariste l’année suivante de la comédie Lily in love du hongrois Karoly Makk, et se situe dans la carrière de Jodie Foster entre le drame romantique O’Hara’s wife de William Bartman et la comédie The Hotel New Hampshire de Tony Richardson. Jodie Foster pousse, plutôt bien, la chansonnette sur cette success story romantique très librement adaptée du roman "Trilby" de George du Maurier. Malgré cela, en dépit de l’implication de l’actrice comme plus généralement de la prestigieuse affiche de ce téléfilm, je ne m’avoue pas trop convaincu par cet opus du réalisateur du pas mal Eagle's wing et affreux Players. En fait, le plus problématique dans ce titre, au-delà de la différence d’âge du couple O'Toole / Foster, c'est le traitement du personnage de Svengali, mentor aux méthodes d'apprentissage très tactiles. Certes, l’œuvre appartient à une autre époque, mais son absence de recul sur la situation qu'il décrit, d'interrogation quant au comportement de son personnage principal, que beaucoup qualifieraient aujourd'hui de prédateur sexuel, ont, me concernant, empêché toute implication au sein du récit. Et puis, à côté de ça, si Jodie Foster est comme bien souvent assez irréprochable, Peter O'Toole en fait vraiment des caisses dans son rôle d'artiste intransigeant. Bref, un titre qui a donc pas mal vieilli, pour résumer l’affaire, d’un intérêt plus que secondaire dans la carrière de Jodie Foster.

THE CATMAN OF PARIS (1946)

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Manu  le 17/04/2026 à 16:53
Réalisé par Lesley Selander
Avec Carl Esmond, Lenore Aubert, Adele Mara, Douglass Dumbrille, Fritz Feld.
Film américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 03min.
Année de production : 1946

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The Catman of Paris est l’un des 6 longs métrages cinématographiques réalisés au cours de l’année 1946 par Lesley Selander, ancien assistant de W.S. Van Dyke et Fritz Lang. Le film est écrit par Sherman L. Lowe, scénariste la même année de la comédie policière The Undercover woman de Thomas Carr. Il se situe dans la carrière d’acteur Carl Esmond entre le drame romantique This love of ours de William Dieterle et la comédie Lover come back de William A. Seiter. Tentative du studio Republic Pictures de concurrencer la RKO sur le terrain de l'épouvante. Les moyens doivent probablement se valoir, mais cela s'arrête à peu près là au niveau des similitudes entre ce Catman of Paris et les productions Val Newton ciblées par le film. Avec, au cœur de ce ratage, un Lesley Selander certes très à l'aise lorsqu'il s'agit de filmer une poursuite en calèche ou une bagarre dans un salo(o)n de thé, mais à côté de la plaque sur les quelques scènes d'épouvante du film. Sautant des arbres sur ses victimes, le bonhomme chat du titre, oreilles affutées, ongles de drag, en cape et redingote, amuse ainsi davantage qu'il n'effraie, conférant par-là, à défaut du frisson attendu, un petit capital sympathie à cet essai horrifique manqué. En résumé, une petite curiosité, pour ne pas parler d’anomalie, dans la filmographie de Selander, mais pas davantage.

BLACK NOON (TV) (1971)

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Manu  le 17/04/2026 à 13:43
Réalisé par Bernard L. Kowalski
Avec Roy Thinnes, Yvette Mimieux, Ray Milland, Gloria Grahame, Lynn Loring, Henry Silva.
Téléfilm américain
Genre : Horreur
Durée : 1h 14min.
Année de production : 1971

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Black noon est le neuvième long métrage cinématographique de Bernard L. Kowalski. Cette production CBS est écrite et produite par Andrew J. Fenady, scénariste du Chisum d’Andrew V. McLaglen et The Man with Bogart’s face de Robert Day (d’après son propre roman). Il s’agit par ailleurs de la première des 2 collaborations entre Kowalski et le compositeur George Duning. Difficile de parler de ce téléfilm sans risquer d'en gâcher les quelques bonnes surprises. Disons qu'il s'agit d'un mélange de genres plutôt original, surfant notamment sur un filon très à la mode, qui doit une bonne partie de son petit cachet à cette sécheresse forcée propres aux productions télé US de l'époque. Au programme : 3 décors, une réalisation qui carbure à la restriction budgétaire et des interprètes qui connaissent la musique, sur lesquels se voit reposer une bonne partie de l'intensité de l’œuvre. Et, dans l'ensemble, cela fonctionne. Certes ce Black noon demeure un peu trop sage pour se hisser au rang de classique télé, mais ses 74 minutes se suivent néanmoins sans ennui, confirmant l'humble polyvalence de son réalisateur, qui sortait alors juste d'un suspense catastrophe (Terror in the sky) pour enquiller juste derrière sur un suspense carcéral (Women in chains).

THE SURVIVOR (1981)

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Manu  le 16/04/2026 à 07:37
Réalisé par David Hemmings
Avec Robert Powell, Jenny Agutter, Joseph Cotten, Angela Punch McGregor, Ralph Cotterill.
Film australien, anglais
Genre : Horreur
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1981
Titre français : Le Survivant d'un monde parallèle

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The Survivor est le quatrième long métrage cinématographique de l’acteur David Hemmings. Le film adapte le roman homonyme du britannique James Herbert. Il est écrit par son compatriote David Ambrose, scénariste des subséquent Blackout de Douglas Hickox et Year of the gun de John Frankenheimer, et se situe dans la carrière de Robert Powell entre le drame romantique Jane Austen in Manhattan de James Ivory et le biopic franco-tchèque La Chanson du mal aimé de Claude Weisz. Revu pour la troisième ou quatrième fois. Mais cette fois dans sa version intégrale de 98 minutes. Une dizaine de minutes supplémentaires qui ne changent fondamentalement rien à ce suspense surnaturel loin d'être parfait mais que je continue de trouver assez remarquable sur le seul terrain de l'atmosphère. Car si le scénario est loin d'être un modèle de clarté et cohérence - sa conclusion laissant au moins autant de questions en suspens que de réponses à nos interrogations - le climat d'étrangeté macabre dans lequel baigne ce Survivor le distingue nettement du tout-venant. Une réussite de l’Ozploitation qui doit en tout cas beaucoup à la superbe photographie de John Seale, comme à la composition de Brian May et à cette impressionnante carcasse d'avion servant de décor principal au récit. Avec aussi, de mon côté, le plaisir de retrouver une toute dernière fois à l'écran Joseph Cotten. Bref, un titre globalement mal aimé mais qui, me concernant, continue de faire son petit effet, à la fois impressionnant dans certaines de ses images / séquences et singulier dans son ambiance. Que David Hemmings n’ait pas persévéré dans cette voie fantastique, derrière la caméra, me semble à cet égard tout à fait regrettable.

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Manu  le 13/04/2026 à 08:40
Réalisé par Carlo Lizzani
Avec Cinzia Mambretti, Cristina Moranzoni, Annarita Grapputo, Anna Curti, Daniela Grassini.
Film italien
Genre : Drame
Durée : 2h 03min.
Année de production : 1975

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Storie di vita e malavita se situe dans la féconde filmographie de Carlo Lizzani entre le biopic historique Mussolini ultimo atto et le drame criminel Santa Babila ore 20 : Un delitto inutile. Le film est coécrit par Lizzani lui-même et Mino Giarda, que le cinéaste retrouvera sur Santa Babila, l’année suivante. Comme ce dernier, il est pour l’essentiel interprété par des acteurs débutants ou non professionnels. Révision de ce Lizzani, longtemps demeuré difficilement visible, comme malheureusement beaucoup de titres de ce réalisateur, toutes périodes confondues. J’en gardais le souvenir d’une œuvre particulièrement glauque, flirtant d’un peu trop près avec le sensationnel. Et, en ce sens, cette seconde vision corrige pas mal cette impression. Storie di vita e malavita relève en effet de la belle réussite sur un sujet pour le moins casse-gueule. Un film cru, inconfortable, qui ne ménage jamais son spectateur. Ce qu'il montre pourrait aisément le faire tomber dans l'exploitation et le racoleur, sauf que le regard du cinéaste, sans complaisance ni connivence, sous lequel couveen premier lieu la colère, fait toute la différence. Et, comme sur Santa Babila, son frère naturel, me semble-t-il, dans la filmographie du cinéaste, on ressort à la fois lessivé et révolté par cette dénonciation coup de poing des maux de l'Italie post-boom (chômage, violence urbaine, incommunicabilité et exploitation de la misère). Bref, un film fort, et peut-être bien, aux côtés de Santa Babila, l’aboutissement cinématographique de l’engagement néo-réaliste de Lizzani.

SKELETON COAST (1988)

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Manu  le 12/04/2026 à 18:11
Réalisé par John "Bud" Cardos
Avec Ernest Borgnine, Robert Vaughn, Oliver Reed, Herbert Lom, Daniel Greene.
Film américain, sud-africain
Genre : Aventures
Durée : 1h 34min.
Année de production : 1988

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Skeleton Coast est le septième long métrage de l’également acteur et cascadeur John « Bud » Cardos. Première des 2 collaborations entre le cinéaste et le producteur britannique Harry Alan Towers, le film se situe dans la carrière d’Oliver Reed entre le film d’action Rage to kill de David Winters et le drme romantique The Lady and the highwayman de John Hough. Il s’agit par ailleurs du troisième et cdrnier film réunissant à l’écran Oliver Reed et Herbert Lom (même s’ils ne partagent aucune scène sur ce titre). Discrète prestation de Lom d’ailleurs, dans cette production américano-sud-africaine, du genre strictement alimentaire, telle qu'en alignait l'acteur dans les années 80. Et bandelette d'action plutôt divertissante, si l'on sait évidemment d'avance dans quoi l'on met les pieds. L'intrigue de Skeleton Coast ? Un ex-marine, incarné par Borgnine, monte une p'tite équipe woke friendly (un senior, une femme, un black, présenté comme "a first-class bastard", un pro de l'arme blanche, Daniel "Atomic Cyborg" Greene et un ninja affilié aux yakusas) pour sauver son fils, agent de la CIA, conseiller auprès de combattants rebelles angolais, récemment capturé par le vicelard major Schneider (rôle curieusement attribué à Robert Vaughn, alors les producteurs avaient Oliver Reed sous le coude). Soit une histoire de « commando sauvetage » au background politique hasardeux, en évoquant une ribambelle de même type au sein de la série B américaine de son époque. Le moins de ce Skeleton Coast, c'est l'extrême platitude de sa réalisation, peu à même d'impressionner dans ses scènes d'action comme de rehausser le niveau d’intérêt de ce récit ultra balisé. Le plus, c'est un Borgnine en pleine forme, qui fait le show, 2 précieuses petites apparitions d'Oliver Reed, de chouettes plans aériens de la skeleton coast namibienne et un esprit bis globalement bon enfant, personne ne se prenant vraiment au sérieux ici.

THE DEER HUNTER (1978)

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Manu  le 12/04/2026 à 08:46
Réalisé par Michael Cimino
Avec Robert De Niro, John Cazale, John Savage, Christopher Walken, Meryl Streep.
Film américain
Genre : Guerre
Durée : 3h 03min.
Année de production : 1978
Titre français : Voyage au bout de l'enfer

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The Deer hunter est le second des 7 longs métrages cinématographiques tournés entre 1974 et 1996 par le scénariste, producteur et réalisateur Michael Cimino. Le film est écrit par Deric Washburn, précédemment coscénariste, aux côtés de Cimino notamment, du Silent running de Douglas Trumbull, ainsi que du subséquent Extreme prejudice de Walter Hill. Il se situe dans la carrière de Robert De Niro entre le drame musical New York, New York de Martin Scorsese et le biopic sportif Raging Bull, également signé Scorsese. Flopée d’oscars et autres récompenses pour cet ultimate classique du cinéma américain des années 70. Un titre de la race des chefs d’œuvre, en ce qu’il conserve, visionnage après visionnage, sa petite part d’insondable mystère. En ce qu’il parvient également, comme peu de films, à mêler l’intime et le spectaculaire, à associer petite et grande Histoire et atteindre une universalité dans les sentiments qu’il dépeint comme, plus largement, dans la tragédie humaine qu’il explore. Bien plus qu’un simple film sur le conflit vietnamien, une vision riche et complexe de l’Amérique dans son ensemble, relevant de l’état de grâce côté mise en scène, ample, percutante et audacieuse, qui vous emporte émotionnellement de la première à la dernière séquence, en tirant le meilleur de ses interprètes principaux, tous exceptionnels. Bref, un incontournable, en un mot.

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