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7 HYDEN PARK - LA CASA MALEDETTA (1985)

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Manu  le 29/07/2026 à 19:17
Réalisé par Alberto De Martino
Avec Christina Nagy, David Warbeck, Carroll Blumenberg, Rossano Brazzi, Andrea Bosic.
Film italien
Genre : Epouvante
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1985
Titre français : Formule pour un meurtre

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7 Hyden Park - La Casa maledetta est l’avant-dernière réalisation du scénariste et réalisateur Alberto De Martino. Tourné en extérieurs à Boston et New York, le film est coécrit par De Martino lui-même et l’un de ses plus fidèles collaborateurs d’écriture, Vincenzo Mannino. Il se situe dans la carrière de Rossano Brazzi entre la mini-série internationale Christopher Columbus, réalisée par Alberto Lattuada, et la mini-série européenne Le Tiroir secret, notamment signée Michel Boisrond et Edouard Molinaro.

Nous sommes au milieu des années 80. Le cinéma de genre italien n’est plus que l’ombre de lui-même, proche d’une agonie programmée, par manque de talent comme d’argent, soumis qui plus est à une concurrence impossible avec la télévision. Mais De Martino, lui, résiste et, aux côtés de Dario Argento, dont il s’inspire ici ouvertement, sur ses séquences de meurtres à l’arme blanche, s’avère l’un des rares à s’en sortir tête haute (presque) jusqu’au bout.

Son précédent Blood link était ainsi très fréquentable, et ce 7 Hyden Park - La Casa maledetta s’avère de la même façon un authentique petit plaisir bis, à peine entaché d’une interprétation un peu moins solide que sur la plupart des précédents travaux du cinéaste. Mais pour le reste, dans sa catégorie, disons c’est du tout bon pour qui apprécie le cinéma d’exploitation transalpin.

Soit, comme d’habitude chez De Martino, un titre qui croque à plusieurs râteliers du côté de l’intrigue (le giallo argentien donc, mais aussi le suspense hitchcockien et thriller post Wait until dark, à base d’handicapée en péril) tout en donnant sans retenu dans une sorte d’exagération naïve de ses modèles. Avec, une fois de plus de la part de ce cinéaste, une attention particulière portée aux décors, intérieurs comme extérieurs, riches et variés, conférant au final l’impression d’une œuvre plus fortunée qu’elle n’est vraiment.

Bref, totalement improbable mais extrêmement fun, une belle petite réussite pour De Martino. Sa dernière, malheureusement, avant le loupé Miami Golem et une retraite sans doute un peu forcée mais néanmoins largement méritée au regard de sa passionnante carrière.

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SCOTT JOPLIN (1977)

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Manu  le 29/07/2026 à 17:34
Réalisé par Jeremy Paul Kagan
Avec Billy Dee Williams, Margaret Avery, Clifton Davis, Art Carney.
Film américain
Genre : Biopic
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1977

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Scott Joplin est le premier long métrage cinématographique de Jeremy Paul Kagan. Le film est écrit par Christopher Knopf, scénariste la même année du The Choirboys de Robert Aldrich. Il se situe dans la carrière de Billy Dee Williams entre la comédie dramatique The Bingo long traveling all-stars & Motor Kings de John Badham et le drame rural Christmas Lilies of the field de Ralph Nelson. Je me disais encore très récemment que Jeremy Paul Kagan était une valeur sûre, n’ayant été jusqu’à présent jamais franchement déçu par le bonhomme, même sur les projets à priori me semblant les moins emballants sur le papier. Ce biopic produit par la Motown, retraçant la carrière et vie personnelle du compositeur Scott Joplin, vient malheureusement quelque peu infirmer cette impression. L'ensemble n'est certes pas détestable, se suit sans ennui, en particulier pour le spectateur ne sachant rien du parcours de cet artiste remis sur le devant de la scène par le succès de The Sting. Mais on reste sur du biopic purement informatif / illustratif, au traitement scénaristique « by the book » et à la saveur / esthétique très télévisuelle, avec ses décors de studio dans lesquels on s’attend à voir surgir à tout moment au coin de la rue Jim West ou la famille Ingalls au grand complet. Bref, rien de catastrophique, mais une petite déception tout de même, au final, de la part du réalisateur de Heroes et The Big fix.

RAISON PERDUE (TV) (1984)

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Manu  le 28/07/2026 à 09:13
Réalisé par Michel Favart
Avec Patrick Fierry, Emmanuelle Béart, Gisèle Grimm, Gérard Loussine, Caroline Berg.
Téléfilm français
Genre : Policier
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1984

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Raison perdue est le neuvième long métrage de Michael Favart, réalisateur ayant consacré l’intégralité de son activité professionnelle au petit écran hexagonal. Adaptation d’un roman de Georges-Jean Arnaud, cette production Antenne 2 est coécrite par Favart lui-même. Elle se situe dans la carrière d’Emmanuelle Béart entre le drame en costumes Un amour interdit de Jean-Pierre Dougnac et la comédie romantique L’amour en douce d’Edouard Molinaro. De modestes moyens et une sage réalisation, sous contrainte budgétaire. Mais, au bout du chemin, une jolie réussite télé tout de même. Déjà parce que l’intrigue à suspense proposée par ce téléfilm tient en haleine jusqu’au bout. Raison perdue fait en effet mieux que le job du côté de l’écriture. Personnages bien dessinés, dialogues suffisamment relevés et construction du récit bien agencé, parvenant à nous faire adhérer à ses nombreuses péripéties : à ce seul niveau, on est clairement dans la fourchette haute du polar à la française d’époque. Ensuite parce que, au centre d’une distribution labélisée 100% années 80 (Marie Rivière, Patrick Fierry, Caroline Berg, Gérard Loussine) éclate le talent et la beauté d’Emmanuelle Béart, il est vrai dans un rôle en or, lui permettant d’exprimer une large palette d’émotions comme de jeu. De la solide télévision made in France, donnant (une fois encore) envie de voir plus largement diffusée la riche production de cette période, au sein de laquelle se cachent probablement pas mal de pépites oubliées.

PRONTO... C'E UNA CERTA GIULIANA PER TE (1967)

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Manu  le 27/07/2026 à 18:42
Réalisé par Massimo Franciosa
Avec Mita Medici, Gianni Dei, Marina Malfatti, Caterina Boratto, Françoise Prevost.
Film italien
Genre : Romance
Durée : 1h 37min.
Année de production : 1967

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Davantage connu comme partenaire d'écriture de Pasquale Festa Campanile sur la première moitié des années 60, Massimo Franciosa aura signé quelques 8 longs métrages pour le grand écran entre 1962 et 1971, en duo avec Campanile au départ, puis en solo à partir de 1965. Celui-ci, son quatrième, est coécrit par l’acteur Franco Ferrari, avec lequel Franciosa collaborera sur 2 de ses films suivants. Pas certain d’avoir bien saisi les intentions de Franciosa sur ce Pronto… c’è una certa Giuliana per te. La conclusion de cette chronique romantique m’amène à penser qu’elle entend dénoncer le conformisme / matérialisme de la classe bourgeoise dont est issu le personnage masculin - soit un discours déjà très commun pour l’époque. Mais tout ce qui précède est d’une telle fadeur, d’une telle banalité que j’ai du mal à y voir autre chose qu’un coup d’épée dans l’eau. Bref, ça se voudrait (peut-être) la peinture d’une génération s’insurgeant contre les valeurs prônées par leurs ainés, mais je n’y ai vu qu’une bluette pour ado au style post-nouvelle vague (voix-off nous dévoilant les pensées des 2 protagonistes, regards caméra) de pure façade. Ah, et puis les 3, 4 chansons, omniprésentes dans le film, du groupe Les Collégiennes de la chanson m'ont bien tapé sur les nerfs aussi !

MISS SLOANE (2016)

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Manu  le 26/07/2026 à 19:47
Réalisé par John Madden
Avec Jessica Chastain, Mark Strong, Gugu Mbatha-Raw, John Lithgow, Michael Stuhlbarg.
Film anglais, français, canadien, américain
Genre : Drame
Durée : 2h 12min.
Année de production : 2016

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Miss Sloane est le onzième long métrage cinématographique du britannique John Madden. Coproduit par Ariel Zeitoun, réalisateur de Saxo avec Gérard Lanvin et XXL avec Gérard Depardieu, le film se situe dans la carrière de Jessica Chastain entre l’épopée fantastique The Huntsman : Winter’s war de Cedric Nicolas-Troyan et le drame historique The Zookeeper’s wife de Niki Caro. Spécialiste, tous genres confondus, des productions de prestiges aux castings généralement 3 étoiles, John Madden aura aussi bien donné dans la romcom que dans le néo-noir, l’espionnage ou le film de guerre. Ici, c’est du côté du film de prétoire qu’il se tourne, avec en filigrane une réflexion socio-politique sur le rôle et le pouvoir des lobbyistes au sein du système judiciaire américain. Du lourd donc, au programme de cette Miss Sloane. Voire même du bien trop lourd pour Madden, qui, flanqué d’un script semblant avoir été écrit au milieu des années 80 pour Joel Schumacher ou James Foley, tombe dans tous les pièges du mauvais film à twists De ceux dans lesquels le spectateur pas même familier du genre anticipe l’essentiel des péripéties de l’œuvre avec un bon train d’avance sur les très candides protagonistes du récit (pourtant présentés, pour la plupart, comme de fins stratèges). Après, il vrai que Jessica Chastain est un modèle d’élégance, que l’on a toujours plaisir à voir jouer des cadors comme John Lithgow, Sam Waterston ou Mark Strong et que l’ensemble ne s’avère jamais franchement ennuyeux à suivre. Mais tout cela est tellement naïf, caricatural et téléphoné que le sourire en coin prend souvent le dessus sur toute autre forme d’émotion, et qu’il difficile de parler ne serait-ce que d’un honnête film dossier au sujet de ce titre.

BLOOD LINK (1982)

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Manu  le 25/07/2026 à 08:35
Réalisé par Alberto De Martino
Avec Michael Moriarty, Penelope Milford, Geraldine Fitzgerald, Cameron Mitchell, Sarah Langenfeld.
Film italien, allemand
Genre : Epouvante
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1982

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Production italo-allemande, Blood link est l’antépénultième long métrage cinématographique de l’italien Alberto De Martino. Le film est écrit par Theodore Apstein, précédemment scénariste des What ever happened to Aunt Alice ? de Lee H. Katzin et Baffled de Philip Leacock. Il se situe dans la carrière de Michael Moriarty entre le film d’épouvante Q de Larry Cohen et le thriller The Sound of murder de Michael Lindsay-Hogg. Un De Martino tardif tout à fait fréquentable, sur le thème du jumeau maléfique, situé quelque part entre le suspense fantastique et le thriller horrifique. On y retrouve quelque uns des points forts du cinéma de ce solide artisan : des extérieurs variés, bien mis en valeur (ici principalement Vancouver, Hambourg et Berlin), une narration plutôt bien tenue tout en réservant quand même quelques appréciables embardées bis, via notamment la cruauté marquante d'une poignée de séquences, et une distribution colorée, surprenante, dominée par la double prestation de Michael Moriarty en toubib / serial-killer. On retiendra également quelques chouettes passages romantiques / à suspense au sein du score de Morricone - dernier opus d’une fructueuse collaboration avec le cinéaste. Enfin, l’amateur ne manquera pas d’apprécier le festival de poitrines dénudées qu’offre ce titre. Un dernier élément venant régulièrement nous rappeler que, aussi soigné soit-il, Blood Link demeure avant tout le représentant d’un cinéma d’exploitation d’une autre époque, ainsi qu’une œuvre à ce jour assez injustement oubliée dans la filmographie de De Martino.

THE COURTYARD (TV) (1995)

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Manu  le 24/07/2026 à 18:00
Réalisé par Fred Walton
Avec Andrew McCarthy, Mädchen Amick, Cheech Marin, David Packer, Vincent Schiavelli.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1995

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The Courtyard est le douzième des 13 longs métrages signés par Fred Walton entre 1979 et 1995. Initialement diffusé sur la chaîne Showtime, le film est coécrit et coproduit par Christopher Hawthorne, scénariste quelques années auparavant de la comédie horrifique Parents de Bob Balaban. Il s situe dans la carrière de Mädchen Amick entre la comédie romantique French exit de Daphna Kastner et l’épisode « Love and blood » de l’anthologie Fallen angels, réalisé et interprété par Kiefer Sutherland. Suspense hitchcockien mâtiné de comédie noire, The Courtyard nous montre une fois encore un Fred Walton cherchant à offrir au spectateur un peu plus que du frisson facile. Soit un projet très séduisant sur le papier, débouchant malheureusement sur un résultat frustrant, laissant, comme trop souvent chez ce cinéaste, l’impression de voir une réalisation luttant en permanence pour tirer vers le haut un script malheureusement peu avare de scories. Il y a donc quelques bonnes idées dans cette intrigue s’inspirant, comme bien d’autres avant et après, du séminal Rear window, de même que, pour le connaisseur, pas mal d’éléments constitutifs du cinéma de Walton. Récit resserré d’un point de vue géographique, reposant sur des malentendus et faux-semblants, peuplé de personnages d’une parfois inquiétante banalité : tout un attractif programme waltonnien malheureusement mis à mal par une écriture qui en fait constamment un peu trop dans le décalé et le futé pour simplement fonctionner correctement. The Courtyard, comme avant lui April fool’s day, The Rosary murders ou Trapped, repose donc avant tout sur la singulière personnalité de son réalisateur, et sa façon bien à lui de jouer avec les codes du thriller, horrifiques ou semi-horrifiques. Un soin porté à l’atmosphère qui palie donc partiellement les maladresses à répétition du script et l’habituelle fadeur d’Andrew McCarthy, fort heureusement très bien entouré ici. Bancal donc, mais avec suffisamment de caractère et d’idées dans sa mise en scène pour surprendre jusqu’à son générique de fin (compris).

LE ROMAN DE JIM (2023)

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Manu  le 19/07/2026 à 19:22
Réalisé par Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu
Avec Karim Leklou, Laetitia Dosch, Bertrand Belin, Noée Abita, Sara Giraudeau.
Film français
Genre : Drame
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2024

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Le Roman de Jim est le neuvième long métrage cinématographique des frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu. En grande partie tourné dans le Haut-jura, le film est coécrit par les Larrieu eux-mêmes, qui adaptent ici le roman éponyme de Pierric Bailly, publié en 2021. Il se situe dans la carrière de Sara Giraudeau entre la mini-série Tout va bien, notamment réalisée par Xavier Legrand et Eric Rochant, et la comédie dramatique Sur un fil de Reda Kateb. Mes premiers pas dans le cinéma des frères Larrieu. Et adhésion totale à ce titre n’ayant point usurpé son excellente réception critique. Sur le délicat thème sociétal de la parentalité par procuration - sujet récemment traité par le tout aussi réussi Les Enfants des autres de Rebecca Zlotowski - Le Roman de Jim se révèle un petit bijou cinématographique de délicatesse et d’émotion. A l’évidence, les frères Larrieu sont parvenu à trouver le ton et le rythme adéquate sur ce récit s’étalant trois décennies, évocation d’une relation père de substitution / fils contrariée. En tout cas si j’en juge par le fort sentiment d’empathie que l’on ressent pour le personnage central et la puissance émotionnelle de certaines séquences, dans la seconde moitié de l’œuvre en particulier. Simple mais fort, alternant scènes poignantes et autres galvanisante, porté par un acteur totalement habité par son personnage, ce Roman de Jim fait assurément partie de ces voyages que l’on n’oublie pas, ici à la fois géographique - superbe exploitation des paysages du Jura - et mental, via le parcours psychologique de son extraordinairement touchant héros, entre désespoir et résilience.

QUELLA VILLA IN FONDO AL PARCO (1988)

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Manu  le 19/07/2026 à 16:22
Réalisé par Giuliano Carnimeo
Avec David Warbeck, Janet Agren, Eva Grimaldi, Luisa Menon, Werner Pochath.
Film italien
Genre : Epouvante
Durée : 1h 22min.
Année de production : 1988
Titre français : Ratman

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Quella villa in fondo al parco est la vingt-huitième et avant-dernière réalisation de Guiliano Carnimeo. Produit par l’également réalisateur Fabrizio De Angelis, le film est écrit par le prolifique Dardano Sacchetti, sous le peseudonyme de David Parker Jr., en collaboration avec sa femme, Elisa Briganti. Il se situe dans la carrière de l’actrice Janet Agren entre le film d’action La Notte degli squali de Tonino Ricci et le drme romantique Magdalene de Monica Teuber. Plutôt vendu comme un film d’horreur avec monstre de laboratoire à la Frankenstein / The Island of Dr. Moreau en liberté, Quella villa in fondo al parco se rapproche en définitive plus du slasher, même si, comme souvent dans ces productions transalpines de fin de série, la tendance générale demeure à croquer à tous les rat… eliers. Une production hybride donc, qui, en d’autres temps et avec davantage de moyens, aurait pu donner quelque chose d’à la fois dérangeant et sympathique. Sauf que, à la fin des années 80, les caisses presque vides chez les producteurs italiens de bandes bis. Carmineo et Sacchetti doivent donc composer avec pas grand-chose pour nous faire frissonner. Et le résultat, sans surprise, provoque davantage de rictus amusés que de sursauts d’effroi. Entre 2 coups d’œil du côté de la montre malheureusement. Rien de culte donc, au programme de ce Quella villa in fondo al parco, mais plutôt un cinéaste, des scénaristes et des interprètes visiblement à la peine, armés de leur seule bonne volonté pour faire vivre ce film sous-budgété, plus gênant que flippant.

SENTINELLE (2023)

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Manu  le 18/07/2026 à 11:12
Réalisé par Hugo Benamozig, David Caviglioli
Avec Jonathan Cohen, Emmanuelle Bercot, Raphaël Quenard, Ramzy Bedia, Gustave Kervern.
Film français
Genre : Comédie
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2023

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Sentinelle est le second long métrage cinématographique du binôme Hugo Benamozig et David Caviglioli après la comédie d’aventures Terrible jungle, sortie en 2020, dans laquelle apparaissait déjà Jonathan Cohen. Tourné sur l’île de la Réunion, le film est écrit par Benamozig et Caviglioli eux-même et se situe dans la carrière de Raphaël Quenard entre la comédie Yannick de Quentin Dupieux et la mini-série Citoyens clandestins, réalisée par Laetitia Masson. Les bonnes comédies françaises, ça ne court pas les rues, mais ça existe. En témoigne cette réjouissante comédie policière hommage à l’œuvre des ZAZ et plus particulièrement à la franchise des Naked gun. Un exercice qui doit sa réussite à la combinaison gagnante d’une écriture inspirée, ne se refusant pas une certaine méchanceté / acidité tout en satisfaisant le plus grand nombre en matière d’idées comiques et de répliques savoureuses, et d’une interprétation au taquet, évidemment portée par un Jonathan Cohen « on fire ». Bref, la réalisation n’a rien de renversant mais le ton est juste, décalé sans virer au n’importe quoi, le rythme bon et les comédiens nous amusent autant qu’ils semblent s’amuser eux-mêmes. Une belle réussite, en résumé, qui aurait largement mérité plus qu’une discrète diffusion sur plateforme seulement.

D'APRES UNE HISTOIRE VRAIE (2017)

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Manu  le 17/07/2026 à 18:57
Réalisé par Roman Polanski
Avec Emmanuelle Seigner, Eva Green, Vincent Perez, Camille Chamoux, Brigitte Roüan.
Film français, polonais, belgium
Genre : Thriller
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2017

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D’après une histoire vraie est le vingt et unième long métrage cinématographique du scénariste, acteur et réalisateur Roman Polanski. Le film adapte le roman homonyme de Delphine Le Vigan, publié en 2015. Il est écrit par Olivier Assayas et Polanski lui-même. Il se situe dans la carrière de l’actrice Eva Green entre le film fantastique Miss Peregrine’s home for peculiar children de Tim Burton et le drame Euphoria de Lisa Langseth. Accueilli pour le moins avec réserve par la critique, D’après une histoire vraie s’est soldé par un échec public pratiquement inévitable. Une bénédiction a-t-on envie d’ajouter, pour Polanski, tellement ce titre s’avère en deçà de tout ce que le cinéaste a pu nous proposer auparavant. Disons simplement que rien, ou pratiquement rien, ne fonctionne ici. A commencer par l’interprétation d’Eva Green, terriblement problématique, en surjeu complet dans son rôle de meilleure ennemie de l’héroïne - un Emmanuelle Seigner presque convaincante à côté d’elle, en tout cas d’une remarquable sobriété. Bref, une invraisemblable prestation, assurément référentielle, à se demander où pouvait bien être Polanski pendant que l’actrice tournait ses scènes ! Sinon, dans l'ensemble, ce Single white female meets Misery est tellement invraisemblable, de A à Z, que je me demande si Polanski et Assayas ont réellement voulu faire quelque chose de sérieux ici. Ensuite, volontaire ou non, cette accumulation de situations proches du loufoque rend l'ensemble plutôt divertissant. Mais bon, en attendant de découvrir l’unanimement conspué Palace, c'est clairement le plus mauvais Polanski vu à ce jour, me concernant.

RIMINI RIMINI (1987)

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Manu  le 17/07/2026 à 10:54
Réalisé par Sergio Corbucci
Avec Laura Antonelli, Paolo Villaggio, Jerrey Calà, Serena Grandi, Elvire Audray.
Film italien
Genre : Comédie
Durée : 1h 54min.
Année de production : 1987

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Rimini Rimini est le cinquante-septième long métrage cinématographique du scénariste et réalisateur Sergio Corbucci. Tourné en partie dans la ville balnéaire de Rimini, à la fin de l’été 1986, le film est notamment écrit par Corbucci lui-même, son frère Bruno, et le vétéran de la comédie légère italienne Mario Amendola, lui-même réalisateur sur la période 1949-1976. Il se situe dans la carrière de Laura Antonelli entre les comédies Grandi magazzini de Castellano & Pipolo et Roba da ricchi de Sergio Corbucci. Tentative de ressusciter la comédie de plage chorale du tournant des années 60, dont Risi avait célébré l'enterrement en beauté avec son apocalyptique [b]L'ombrellone[/b], 20 ans plus tôt. Et l'on peut dire que, à sa façon, ce Corbucci tardif est quelque part tout aussi effrayant que le Risi. Eloge inconscient à la bêtise et à la vulgarité, Rimini Rimini évoque ainsi davantage le cinéma de Max Pecas que celui de Camillo Mastrocinque. Un festival de situations graveleuses, dont certaines difficilement concevables aujourd’hui (le gamin de 12/13 ans qui couche avec la copine divorcée de sa mère, trentenaire, pour ensuite lui réclamer de l'argent, en lui expliquant qu'il est ainsi en train de se constituer son premier million), mâtinées d'homophobie décomplexée et de références aux grands classiques ciné de la période (Serena Grandi qui nous remake le strip-tease de Kim Basinger de Nine 1/2 weeks). Soit tout de même la honte pour le réalisateur des classiques Django, Il Grande silenzio et Companeros, mais accessoirement, pour le cinéphile sociologue en herbe, une peinture des plus parlantes de l'Italie berlusconienne de la seconde moitié des années 80.

THE MIDDLE MAN (2021)

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Manu  le 17/07/2026 à 09:09
Réalisé par Bent Hamer
Avec Pål Sverre Hagen, Rossif Sutherland, Tuva Novotny, Paul Gross, Kenneth Welsh.
Film allemand, danois, canadien, norvégien
Genre : Drame
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2021

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The Middle man est le huitième long métrage cinématographique du scénariste, producteur et réalisateur norvégien Bent Hamer. Partiellement tourné au Canada, dans l’état d’Ontario, le film adpate le roman « Sluk » de Lars Saabye Christensen, publié en 2012. Il est écrit par Hamer lui-même. Il se situe dans la carrière de son interprète principal, Pål Sverre Hagen, entre la romcom Dianas bryllup de Charlotte Brom et la comédie Alle hater Johan de Hallvar Witzø. Ambiance comico-dépressive aux petits oignons pour ce titre combinant humour à froid tel que généralement attendu de la part du cinéma scandinave et spleen des espaces semi-urbains canadiens hivernaux. Ce qui est toujours un bon point, lorsque l’ambiance est au rendez-vous, mais ne suffit évidemment pas non plus à faire d’un film une réussite. Et c’est un peu problème de Middle man, indéniablement au point au niveau de l’ambiance mais ne tenant pas vraiment la distance du côté de l’écriture. Plutôt savoureux dans sa première partie, le film se débarrasse progressivement de tout ce qui fait sa singulière tonalité sério-comique pour virer au plus classique drame familial, mâtiné de polar à la Fargo. Un changement de braquet dont The Middle man ne se relève jamais, laissant au final le spectateur séduit par l’atmosphère et l’interprétation mais quelque peu sur sa faim du côté du fond, ainsi que relativement circonspect quant aux intentions de Hamer.

THE MISSING ARE DEADLY (TV) (1975)

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Manu  le 16/07/2026 à 18:26
Réalisé par Don MacDougall
Avec Ed Nelson, Leonard Nimoy, George O'Hanlon Jr., Kathleen Quinlan, José Ferrer.
Téléfilm américain
Genre : Thriller
Durée : 1h 10min.
Année de production : 1975

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The Missing are deadly est le septième long métrage de Don McDougall, très actif réalisateur télé ayant notamment travaillé sur les série à succès Rawhide, Star Trek, The Six million dollar man ou encore The Fall guy. Initialement diffusé sur la chaîne ABC, il est coécrit par Michael Michaelian, scénariste ayant exclusivement œuvré du côté du petit écran, et se situe dans la carrière de Kathleen Quinlan entre le drame science-fictionnel Where have all the people gone de John Llewellyn Moxey et le suspense The Abduction of Saint Anne d’Harry Falk. Petite production télévisée estampillée « ABC Movie of week », The Missing are deadly se conforme aux standards qualitatifs globalement très satisfaisants de ce programme. Nous mélangeant en 70 minutes chrono suspense catastrophe et mélodrame familial, il ne propose certes rien d’impressionnant niveau mise en scène comme que de mémorable du côté de l’écriture, mais tient parfaitement son implicite engagement de divertissement soigné et sérieux. Pas un classique donc - McDougall est un pro, pas une pointure, et l’écriture ne prend clairement aucun risque - mais de l’ouvrage solide à l’ancienne, avec, comme très souvent dans ce type de productions, une distribution réservant quelques bonnes surprises au cinéphile (ici la participation de José Ferrer et la présence d’une toute jeune Kathleen Quinlan).

THRASHIN' (1986)

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Manu  le 16/07/2026 à 10:54
Réalisé par David Winters
Avec Josh Brolin, Robert Rusler, Pamela Gidley, Brooke McCarter, Chuck McCann.
Film américain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1986
Titre français : Skate Gang

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Thrashin’ est le quatrième long métrage cinématographique de fiction de l’acteur, chorégraphe, producteur et réalisateur britannique David Winters. Le film est coécrit par Paul Brown, futur coscénariste de la comédie pour adolescents Dangerous curves de David Lewis, ainsi que de 2 épisodes de la seconde saison de la série culte The X files. Il marque les débuts à l’écran de l’actrice Pamela Gidley. Plutôt une bonne surprise au sein de l’improbable carrière du touche-à-tout David Winters. Déjà parce que Thrashin’ parvient à afficher un authentique niveau de professionnalisme, en particulier dans sa réalisation, professionnalisme absent de bien des précédentes comme ultérieures réalisations de bonhomme. Mais aussi parce que, à côté de ce classicisme plutôt bienvenue de la part de Winters, Thrashin’ reste tout de même une petite production indépendante, avec les quelques avantages que cela revêt. Thrashin’ nous offre ainsi de spectaculaires et précieuses séquences de skateboard visiblement tournées en mode guerilla, nous dépeignant à travers elles tout un univers que Catherine Hardwicke, ici cheffe décoratrice débutante, cherchera à recréer, 20 ans plus tard, dans son forcément moins authentique lords of Dogtown. C’est donc cet aspect socio-historique quasi documentaire, irrigant une intrigue pour le reste peu recherchée, qui constitue le point fort de cet amusant Romeo et Juliette sur (planche) à roulettes, mâtiné d’exploits sportifs.

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